Le gouvernement remet la main à la poche pour viticulteurs et alcooliers

Article paru sur www.terre-net.fr  ven. 29 mai 2020 à 18:42 • - AFP

Les viticulteurs et les alcooliers français, écrasés par un excédent d'au moins 3 millions d'hectolitres de vin invendu après le confinement et les taxes américaines de Trump en octobre, vont bénéficier d'un deuxième plan de soutien gouvernemental, d'un montant de 30 millions d'euros, annoncé vendredi par Bercy et le ministère de l'agriculture.

Ce soutien s'ajoute aux premières aides de 140 millions d'euros débloquées le 11 mai, portant sur le financement d'un dispositif de distillation de crise pour écouler les surstocks et des promesses d'exonération sociale et fiscale pour les TPE et PME du secteur.

Lire aussi : Bruno Le Maire annonce des aides pour la viticulture française

Il comprend l'ouverture d'une « mesure d'aide au stockage privé à hauteur de 15 millions d'euros pour 2 Mhl (millions d'hectolitre) complémentaire », une « augmentation de l'enveloppe de distillation de crise de 5 millions d'euros » pour des prix d'achat fixés à 78 pour les vins sous indication géographique (AOP/IGP) et à 58 pour les vins sans indication géographique (VSIG). Ainsi qu'une « aide aux distilleries à hauteur de 40 pour une enveloppe de 10 millions d'euros ».

Pour les AOP-IGP, les aides sont jugées proches de ce qui avait été demandé (80 demandé), a estimé Jérome Despey, un des responsables de la FNSEA qui préside le conseil spécialisé vins dans l'organisme semi-public FranceAgriMer. Mais elles semblent « insuffisantes » pour les vins sans indication géographique, a-t-il dit à l'AFP.

Le gouvernement a confirmé que les entreprises de la filière viticole affectées par la crise économique et sanitaire seraient « éligibles » aux exonérations de cotisations prévues « dans la prochaine loi de finance rectificative », ont indiqué Bercy et le ministère de l'agriculture dans un communiqué.

Les viticulteurs n'ont pas obtenu de réponse sur leur demande de fonds de compensation après les taxes imposées par les États-Unis en octobre, premier pays d'exportation des vins français, pour régler un différend transatlantique aéronautique.

Jérôme Despey a « salué l'écoute des ministres » : « Nous avons obtenu de vraies avancées, qui doivent être encore renforcées sur le plan budgétaire » a-t-il ajouté. Les surstocks de vin« d'au moins 3 millions d'hectolitres pèsent sur le marché avant la future vendange » a-t-il ajouté, sans pour autant envisager de « laisser des raisins sur souche ».

La France est le deuxième producteur mondial derrière l'Italie en volume, et le premier exportateur en valeur : les vins et spiritueux sont les deuxièmes contributeurs à la balance commerciale derrière l'aéronautique et devant les cosmétiques et génèrent près de 500 000 emplois directs et indirects en France.

Lire aussi cet article :

Covid-19 : fermeture des bars et restaurants, baisse des ventes… les viticulteurs ont le vertige

Une urgence ? nos agriculteurs

Emmaüs

Si les 289 groupes Emmaüs en France ont cessé toutes leurs activités traditionnelles de ramassage, de production et de vente en raison du confinement, ils restent pleinement mobilisés pour continuer à assurer leur mission principale.

Mais les fonds manquent car s'ils peuvent assurer leur mission d'aide, c'est grâce à leurs activités.

Alors, pour la première fois depuis l'apel aux dons de l'Abbé Pierre en décembre 1954, Emmaüs fait appel à votre générosité : son président, Jean-François Marusziczak, chiffre leurs beoins à 5 millions d'euros ...

Alors si le confinement vous a fait faire des économies, pensez aux plus démunis

 

Contagion

Contagion est un film réalisé par Steven Soderbergh avec Marion Cotillard, Matt Damon, sorti en 2011 : une pandémie dévastatrice explose à l'échelle du globe

Vous pouvez le regarder ici (temps 1H30)

L'épidémie de coronavirus a remis en lumière Contagion, le film de Steven Soderbergh sorti en 2011. Ce regain de popularité du film s'explique par la pertinence de son intrigue. Le scénariste Scott Z. Burns est revenu sur l'écriture du scénario.

Quelques textes ou fims pour nous inspirer et nous faire réfléchir ...

Un enchainement curieux ...

Vous n'avez pas tout suivi sur la crise qui secoue notre pays ... en voici un résumé solidement arguementé ... mais désespérant 

Un point sur l"origine du coronacvirus

Franck, toujours vigilant, nous fait suivre des infos nous permettant de faire le point entre fausses rumeurs et "vérités.
 
Suite à différentes discussion à bâtons rompus sur le rôle du Pangolin dans l'apparition de COVID 19, et afin aussi de diffuser une information crédible par rapport aux quantités de "Fakes News" qui circulent sur le net, ci -joint un article tiré du fil de l'actualité de mon LinkedIn
 
Ci-joint copie .pdf d'un article (juste ci-desous) provenant d'une journaliste scientifique du journal Libération :
Elle relate les travaux scientifiques de :
Écologue au CIRAD ASTRE (France Montpellier) détaché à  Bangkok "Faculty of Veterinary Technology, Kasetsart University, Bangkok, Thailand

Article Nathalie Schaub_Origine des épidémies (1)

Et après

Et tout s’est arrêté…
Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va-t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

Après ?
Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

Après ?
Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

Après ?
Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?
Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?
Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

Après ?
Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?
Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

Après ?
Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?
Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

Après ?
Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

Ecrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

Etre vivant

Moustapha Dahleb, la plus belle plume tchadienne, a écrit: 
 
L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA  SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN.
 
Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment. 
 
Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, ...ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...). 
 
Ce que l'armée algérienne n'a pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (le Hirak à pris fin).
 
Ce que les opposants politiques n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (report des échéances électorales. ..).
 
Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques. ..).
 
Ce que les gilets jaunes et les syndicats  n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu ( baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...). 
 
Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie. 
 
Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.  
 
Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a  aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.  
 
Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.
 
Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer.
 
La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme. 
 
Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour clôner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.
 
Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel.
 
Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation. 
 
Il a suffi de quelques jours pour que l'Afrique devienne un continent sûr. Que le songe devienne mensonge. 
 
Il a suffi de quelques jours pour que l'humanité prenne conscience qu'elle n'est que souffle et poussière. 
 
Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?
 
Rendons-nous à l'évidence en attendant la providence. 
 
Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus. 
 
Restons chez nous et meditons sur cette pandémie. 
 
Aimons-nous vivants !