Atelier du 13 septembre 2017

C'est la rentrée pour l'atelier d'expression orale "De la Parole au Discours".

Nous sommes une grosse dizaine et nous découvrons le programme de la formation certifiante. Il nous faudra prononcer 10 discours, répondant chacun à des objectifs bien précis pour pouvoir être diplômé.

Cela crée manifestement une certaine pression !

Pour nous remettre dans le bain nous faisons des improvisations. Chacun tire une question et doit y répondre en une minute minimum.

Le Forum des associations ayant lieu le samedi 16 septembre, chacun d'entre nous exprime en quoi cet atelier d'expression orale lui sert :

- j'ai appris à passer des messages pour que les autres me comprennent
- je me suis ainsi préparé à affronter les entretiens d'embauche
- je me suis libéré(e) de la peur et de l'appréhension de parler en public
- maintenant, je me sens en sécurité face à des pesonnes que je ne connais pas
- j'ai appris à me connaître
- je me suis découverte
- j'aime la bienveillance de l'atrlier, cela nous aide à progresser
- cela m'a permis de diminuer mon stress
- je peux maintenant parler clairement et haute voix devant des personnes qui m'impressionnent.

Alors rejoignez-nous : prochain atelier le 11 octobre.

Atelier du 11 octobre 2017

Première session selon notre nouveau format

La fidèle garde était présente.

C’est Jean-Pierre qui était l’animateur de cette soirée et qui a étrenné cette nouvelle fonction avec brio.

Michaël était notre meneur d’improvisations, qui portaient sur les denrées alimentaires.

Nous devions dire qu’elle était celle que  nous aimions mais que nous refusions d’acheter ou bien celle que nous n’aimions pas et que nous nous forcions à acheter.

Voici ceux qui aiment un aliment mais se refusent à l’acheter :

-          Armelle – le quinoa pour son empreinte écologique et la surexploitation quand il ne vient pas de France

-          Claire – le carensac, ce bonbon Haribo réglisse au goût irrésistible et aux joyeuses couleurs, c’était lui ou diabète

-          Anna – la pomme, beaucoup trop traitée chimiquement, impossible de manger cela sans frémir

-          Marie-Christine – le saumon fumé, un très mauvais saumon gavé d’antibiotiques et autres farines qu’elle a remplacé par de la truite française

-          Corinne – la danette au chocolat, produit ô combien délectable, mais ne respectant plus ses propres normes d’alimentation

-          Françoise – les saucisses de type « knack », depuis que chez un client elles les a vues entrer dans un tenue toutes blanchâtres et en ressortir rouge ou jaune …

-          Gérard – le pain qui avec les farines trafiquées a vu son taux de gluten tellement monter qu’il nous rend malades

-          Jean-Pierre : les bonbons au réglisse qui lui ont été formellement interdits après un infarctus

-          Michaël : les knacki, surimi et vache qui rit ont disparu de son alimentation en raison de leur compositions : restes industriels et autres produis « sympathiques »

Voici ceux qui n’aiment pas un aliment mais se forcent à l’acheter :

-          Marc – les lentilles, qui, il est vrai, accompagnées d’une excellente saucisse se laissent manger

Et nous avions deux « rebelles » à la définition de l’improvisation

-          Fabienne- la viande ; elle l’a aimé autrefois, ne l’aime plus et ne se force pas

 

-          Patrick – le fromage auquel il est violemment allergique et n’a jamais eu le temps de savoir s’il aurait pu l’aimer …

Jean-Pierre a alors appelé notre Académicien du jour : Marc, qui une fois de plus nous a démontré sa grande culture de la région. Il nous a proposé le mot « imblocation », terme consacré chez les écrivains du moyen âge, pour désigner la manière d’enterrer les corps morts des personnes excommuniées ou de religion autre que catholique ; cette manière se pratiquait en élevant un monceau de terre ou de pierres sur leurs cadavres, dans les champs, ou près des grands chemins, parce qu’il était défendu de les ensevelir, et à plus forte raison de les mettre en terre sainte, c’est-à-dire dans le cimetière entourant les églises.

Il y en a de nombreux dans la région et notamment près des Grands Rois. Nos orateurs ont été très talentueux, car tous les trois ont réussi à caser « imblocation » de manière naturelle  dans leur discours.

Puis, afin que nos orateurs aient l’élocution aisée, Jean-Pierre a conduit les virelangues « foie frit froid et fruits frais frits » nécessita toute notre concentration !

 

Il a alors introduit les orateurs. Tous présentaient le discours N°1 « Se présenter ». La première à passer fut Claire, qui  a été évaluée par Fabienne :

« Si l’habit ne fait pas le moine, l’outil fait l’artisan et la gomme fait l’artiste ». Claire s’est montrée sincère et authentique en nous expliquant combien l’art était sa vie et combien sa vie était l’art. le fait qu’elle ait choisi cette manière de s’exprimer la reflète profondément, la lumière dans un océan de ténèbres et de doutes.

Outre l’art, l’amour lui a permis d’évoluer de manière plus radicale. Gérard, qui est son ancre depuis maintenant 10 ans, a offert en même temps que son amour un environnement stable, tous deux propices à l’éclosion.

Pour découvrir ses œuvres : http://claireespanel.blogspot.fr/

 

La deuxième oratrice était Corinne, évaluée par Anna, qui a commencé par une citation de Tolstoï : « le temps qui nous reste à vivre est plus important que toutes les années écoulées. » Et c’est vrai que si sa première partie de vie est très remplie avec une vie de femme d’affaires en Martinique et deux enfants, cela ne l’a pas comblé complètement.

Son enfance, heureuse, avec des parents aisés lui procurant une vie d’aventures et de loisirs au plus près de la nature, reste un coin très bleu dans sa vie qui lui a donné des bases qu’il lui tarde de retrouver. Comme elle le dit joliment : elle se trouve aujourd’hui à l’adolescence de sa deuxième vie, qui n’est pas encore complètement définie mais qui sera tournée vers le bien-être au sens large et devrait se concrétiser très prochainement.

 

Le troisième orateur était Patrick, évalué par Marie-Christine, notre talentueux conférencier. Nous savons maintenant d’où vient sa passion pour l’histoire : d’un professeur, pas spécialement marrant, très sévère, extrêmement exigeant … mais habité par son métier. Perfectionniste, expert, excellent pédagogue il a su captiver l’attention de ses élèves grâce à une vaste culture.

Le système d’éducation d‘alors, impliquant de revoir plusieurs fois le même sujet, a lui aussi favorisé la mémorisation à long terme.

C’est ainsi que Patrick, loin de sécher lors de l’épreuve du bac à la délicate question de « la politique italienne de Napoléon III », a pu remplir plusieurs pages et décrocher une excellente note … hélas sans impact notable, vu le faible coefficient de cette matière dans sa série.

 Notre prochain rendez-vous : le 15 novembre à 19h30 dans la salle polyvalente N° 1, rue Gaston Humon. 

Atelier du 17 novembre 2017

En ce 17 novembre, notre groupe de fidèles orateurs s’est retrouvé autour de Françoise qui animait la soirée.

Claire a démarré les improvisations en demandant à chacun de décrire « son » théâtre. Et à nous entendre, nous voyons combien ce mot évoque des paysages différents.

Marc nous a emmenés dans les Vosges, au Théâtre du Peuple à Bussang, créé par Maurice Pottecher, où il a fait ses débuts d’acteur ! Amateurs et professionnels, décor russe en sapin des Vosges, acoustique merveilleuse … je vous laisse découvrir

http://theatredupeuple.fr/le-theatre-du-peuple/de-1895-a-nos-jours

Corinne nous a planté le théâtre naturel somptueux de la Martinique

www.martinique.org

Fabienne B. imagine son théâtre comme un espace sans murs, avec juste une estrade centrale, ouverte à tous les possibles

Marie-Christine considère qu’elle est au théâtre tous les jours grâce aux politiciens. Mais dans son lieu de travail, elle constate aussi ce goût inné des gens pour jouer un rôle au lieu d’être eux-mêmes.

Fabienne L. évoque avec des étoiles dans les yeux son théâtre, construit pour ses petits-enfants tout en blanc avec une tête de Pinocchio qui représente la gaieté, les rires, des moments de vie précieux.

Michaël, si l’on compare le commerce à un théâtre, a eu l’occasion de jouer pratiquement tous les rôles : manifestement les costumes ne lui ont pas plu, il a quitté le théâtre !

Jean-Pierre nous a présenté le théâtre de Bordeaux, magnifique bâtiment s’insérant parfaitement dans un ensemble architectural du 18ème siècle. Petit bémol : doit-on affubler son fronton de 12 magnifiques statues d'une nouvelle toute rouillée d’un homme nu ?

Patrick se remémore une représentation du Courrier de Lyon, pièce de Robert Hossein, qui était magistralement mise en scène et fait nouveau interactive : une belle soirée.

Armelle considère que les plus beaux théâtres ne peuvent rivaliser avec le spectacle de la voute étoilée.

Françoise se souvient de sa première sortie avec son mari : une pièce de boulevard plutôt ratée … et qui les a rapprochés.

Claire conclue avec l’inconscient, ce non-su, cet inconnu qui détient ou libère l’intuition, l’inspiration … Ce silence, ce monde sans mots.

Les virelangues prévus par Françoise nous permettent de nous chauffer les muscles et « trois gros chats gris dans trois gros trous ronds rongent trois gros croûtons ronds » nous donnent un peu de fil à retordre.

Marie-Christine met la barre très haut pour les orateurs en choisissant l’expression « être un bon cheval de trompette » qui doit être insérée dans leur discours. « Etre un bon cheval de trompette » signifie exécuter une action ou un travail sans prendre en considération les menaces d’autrui.

Et c’est au tour de nos oratrices, qui toutes présentaient le premier discours « Se présenter ».

Fabienne B. s’est présentée à nous en partant de deux noms et d’une date : les éléments fondateurs de sa personnalité.

Fabienne L. a choisi les 7 vies des chats pour découper sa vie en 7 épisodes marquant. Une belle nouvelle, la septième vie se déroule en notre compagnie !

Pour Corinne « Le temps qui reste à vivre est plus important que le temps écoulé » et elle est bien décidée à en profiter au maximum puisqu’elle est à l’adolescence de sa deuxième vie.

Puis les évaluations ont eu lieu.

Patrick a évalué Fabienne B., Armelle : Fabienne L. et Michaël : Corinne. Toutes brillamment reçues.

Merci à tous pour cette excellente soirée et rendez-vous au prochain atelier qui aura lieu le 13 décembre.

Atelier du 13 décembre 2017

En ce 13 décembre, la bande de fidèles était au rendez-vous.

Fabienne L. a animé la soirée avec gentillesse.

Les improvisations, menées par Armelle, ont ouvert la parole : en cette période fêtes qui approche, chacun d’entre nous a reçu un cadeau, et ceux qui le souhaitaient un deuxième :

Marie-Christine : « Vous recevez une invitation à remplacer le Président de la République pendant une journée. Vous avez droit d’instaurer une loi. Que choisissez-vous de faire ? » Marie-Christine ordonne que les mairies mettent systématiquement des locaux et de la nourriture à disposition des SDF.

Armelle : « Vous recevez une invitation à imaginer un nouveau moyen de transport. A quoi ressemble-t-il ? » Et bien, elle s’inspire directement de la série « Inspecteur Gadget » et lance la fabrication du chapocoptère permettant à chacun de se déplacer très aisément.

Michaël : « Vous recevez une invitation à être le premier Français à alunir. Qui êtes-vous et racontez-nous pourquoi vous avez été choisi. » En fait, nous avons beaucoup de chance que Michaël assiste à nos soirées, car il a une vie trépidante bien loin de Coutras. Show-biz, politiciens, scientifiques sont ses compagnons de route dans tous les pays du monde et c’est grâce à ce réseau international qu’il a été choisi.

Jean-Pierre : « Vous recevez une invitation à surprendre complètement votre femme / votre mari. Que faites-vous ? » Ce n’est pas bien difficile pour Jean-Pierre, qui avec un milliard de dollars est prêt à exaucer tous les souhaits de sa femme et de ses enfants ! La difficulté va être de choisir.

Patrick : « Vous recevez une invitation à assister le 24 décembre au soir à la naissance de Jésus. Qui êtes-vous et racontez-nous pourquoi vous avez été choisi. »  Patrick, pour nous décrire qui il est, commence par une citation sibylline : je suis ce que je suis, mais je ne suis pas ce que je suis. La lumière l’a guidé jusqu’à une humble bâtisse. Il est un berger. Pourquoi a-t-il été choisi ? Parce qu’il a des brebis !

Marc : « Vous recevez une invitation à réaliser le vœu d’un inconnu. Que vous demande-t-il de faire ? » Marc est devant la Tour Eiffel le 31 décembre. 8 7 6 5 4 3 2 1 0. Feu d’artifice ; Bouteille de champagne : voilà ce qu’il doit traduire à un sourd-muet.

Corinne : « Vous recevez une invitation à passer une semaine avec des prisonniers. Allez-vous accepter ou refuser, dites-nous pourquoi. » Pour Corinne, donner c’est recevoir. Elle va accepter car elle aime les challenges. Sa semaine sera festive : humour, évasion, sourire avec des personnes du spectacle et des karaokés.

Fabienne L : « Vous recevez une invitation à tester une nouvelle manière d’être caissièr(e) dans une grande surface. Qu’est-ce qui était différent ? Racontez-vous votre journée. » Fabienne a été une caissière élégante en tailleur Chanel, montée sur des patins à roulettes, ayant à cœur d’accueillir et de rendre service à ses clients, client qui seraient bien éduqués : bonjour, merci, au revoir …

Marc : « Vous recevez une invitation à assister à l’enterrement de Johnny. Qui êtes-vous et racontez-nous pourquoi vous avez été choisi. » Il faut remonter en 1964 : Marc faisait son service militaire à Trêves et lors d’un battement entre deux trains, il a fait la connaissance de Johnny au buffet de la gare de Strasbourg. Une amitié est née et c’est ainsi qu’il a été invité à assister à l’enterrement de son ami.

Patrick : « Vous recevez une invitation à assister au couronnement de Napoléon. Qui êtes-vous et racontez-nous pourquoi vous avez été choisi. » Patrick ne nous dit pas à quoi il est invité. Il nous le fait deviner en nous faisant assister au couronnement de Napoléon en direct. Il a été invité car passionné d’histoire !

Michaël : « Vous recevez une invitation à participer à l’élection de Miss/Mr Univers. Pourquoi avez-vous été choisi ? » Au cours de ses nombreuses escapades : Londres, Paris, Moscou … on lui a proposé de participer à un concours mais sans lui dire de quoi il s’agissait. C’était une surprise … et le jury était non-voyant.

Jean-Pierre : « Vous recevez une invitation à redevenir un bébé de deux ans pour une journée, en gardant vos connaissances actuelles. Que faites-vous pendant cette journée ? » Et bien, Jean-Pierre époustoufle sa mère : rien n’a de secrets pour lui et c’est ainsi qu’il lui explique la théorie de la relativité, lui donne les résultats du loto …

En tant qu’Académicienne, Corinne prend le relais et invite les orateurs à glisser dans leur discours « être comme l’âne de Buridan », ce qui veut dire ne pas savoir se décider, hésiter. Le dilemme de l'âne de Buridan est qu’il meurt de faim et de soif entre son picotin d'avoine et son seau d'eau, faute de choisir par quoi commencer.

Aucun orateur n’a agi comme l’âne de Buridan puisque tous ont réussi à l’insérer brillamment dans leur texte.

En ces temps de fêtes et d’agapes proches, Fabienne L avait trouvé des virelangues parlant de nourriture. Le troisième « Vingt beaux blonds boivent vingt bons vins blancs sur un banc blanc » et le huitième « Jésus mangeait des choux chez Zachée. Sachez que c’est chez Zachée que Jésus mangeait des choux » nous ont donné quelque fils à retordre.

Nous avons laissé place aux discours, tous trois des premiers discours de présentation

Marie-Christine, évaluée par Corinne, a démarré. Nous avons compris l’amitié était au cœur de la vie de Marie-Christine. Elle est non seulement fidèle à ses amis mais également à ceux de ses parents. Se serait-elle parfois un peu oubliée, en s’occupant des autres ?  Cet oubli semble en phase de correction.

Jean-Pierre, évaluyé par Patrick, a une belle généalogie qui remonte à la fin du règne de Louis XIII. Une enfance classique jusqu’au divorce de ses parents qui signe le début de l’internat et d’un régime strict. La rencontre de Fabienne en 1970 illumine sa vie jusqu’à ce jour. Les enfants, les différentes étapes de sa carrière, qui n’a pas été linéaire, leurs déménagements ont été appréhendés solidairement. Lorsque l’heure de la retraite est arrivée, elle a permis à Jean-Pierre de se repositionner sur l’essentiel, et voilà pourquoi nous avons devant nous un homme heureux, heureux de son parcours et de sa vie d'aujourd'hui..

Michaël aurait aimé un prénom plus original … c’est pourtant le prénom que ses parents aimants lui ont choisi. Si Michaël a eu une enfance heureuse, très vite il ne s’est pas reconnu dans les valeurs en vigueur autour de lui. Le travail est devenu uniquement alimentaire. La décision de quitter Bordeaux a ouvert à Michaël les portes d’un avenir plus conforme à ses aspirations profondes. La découverte de la permaculture a été un électrochoc ! Enfin quelque chose qui répondait à ses valeurs : prendre soin de l’humain, de la nature et sortir du consumérisme.

Marc était le gardien du temps de la soirée

Un grand merci à tous les intervenants pour cette jolie soirée.

Notre prochain rendez-vous : le 10 janvier 2018.

Atelier du 10 janvier 2018

En ce 10 janvier, nous étions un bon groupe à étrenner cette nouvelle année 2018

Claire est notre animatrice, qui a fait un très joli travail de présentation.

C’est Fabienne L qui, pour les improvisations, nous a demandé de raconter une rencontre avec un étangrer, rencontre qui nous a marqués.

Fabienne B a 14 ans a rencontré l’abbé Emmanuel Vrignault lors de sa profession de foi et c’est lui qui a célébré les obsèques de son beau-père il y a un an et demi. Ces deux rencontres sont importantes pour elle.

Michaël, alors qu’il était maitre d’internat, a accompagné des lycéens lors de leur tour d’Europe. A Strasbourg, il a fait la connaissance d’un canadien anglophone, anar sympathique, qui voulait tout mettre par terre. Son raisonnement lui a laissé une bonne impression.

Fabienne L Un clochard squattait un parking souterrain. Bien qu’il soit très poli, il faisait un peu peur à Fabienne. Un jour, alors qu’elle veut lui donner une pièce, elle se rend compte qu’elle n’a que 10 euros en poche … elle les lui donne donc et se sauve. En repartant, la barrière ne s’ouvre pas assez vite et le clochard s’approche d’elle pour lui offrir un parapluie ... qu’il avait volé.

Rose-Marie se souvient d’un prospect …. Alors qu’elle travaillait dans les assurances, un prospect l’avait fait venir moult fois pour finalement conclure avec quelqu’un d’autre. Ce monsieur vendait des fruits et légumes et Rose-Marie un jour s’est rendue dans son magasin, a choisi toutes sortes de légumes et de fruits puis, au moment de payer, lui a dit : « j’ai changé d’avis » et à la suite d’un échange un peu houleux a renversé le panier sur le comptoir. Hélas, quelques années plus tard elle s’est trouvée à nouveau face à ce client et bizarrement … il n’a pas donné suite !

Corinne Lors d’une sortie en voilier et en famille sur le golfe de St Tropez, ils ont croisé un bateau. Sur le pont, un monsieur criait « un homme à la mer » et n’était visiblement pas un loup de mer. Ils ont donc récupéré le monsieur et n’ont même pas eu droit à un remerciement !

Jean-Pierre En 1991, toute la famille est partie en vacances à Orlando aux USA, où l’accent est particulièrement prononcé pour nous français. Devant l’attraction « Chéri, j’ai rétréci les gosses », un monsieur a commencé à lui parler longuement, sans que Jean-Pierre n’y comprenne rien. Il a alors essayé de lui expliquer en anglais qu’il ne comprenait pas jusqu’à ce qu’il entende Fabienne éclater de rire : le monsieur parlait en français et non en américain, mais c’était en français canadien, avec lui aussi un accent à couper au couteau.

Gérard. Son premier voyage en Angleterre remonte lorsqu’il avait 12 ans. Il était descendu dans une famille, dans laquelle la dame était très souriante et très bavarde, alors que le vocabulaire anglais de Gérard se limitait à « yes » et « no ». Une solide amitié de 30 ans s’en est suivie.

Patrick évoque un souvenir professionnel. Alors qu’il a sévi dans de nombreuses grandes entreprises côtoyé leurs dirigeant, un a plus particulièrement retenu son attention. Guy Dollé, qui dirigeait 10 000 personnes et devait réduire les effectifs pour sauver l’entreprise. Une réelle complicité existait entre eux.

Marc se remémore une visite de Jérusalem dans les années 1970. Il devait visiter Jérusalem, un samedi, donc jour de shabbat, alors qu’il y a des remous entre juifs et arabes. Moshe, avant de partir, lui demande « que préfères-tu le pistolet ou le revolver ? » Marc a choisi le revolver. En ville, des jeunes ouvrent un coffre de voiture et en sortent un pistolet mitrailleur, qu’ils mettent sur leur dos … Ainsi, était la vie à Jérusalem. Une solide amitié entre Moshe et Marc s’est nouée.

Jean-François a connu au début des années 1990 un médecin anglais en médecine nucléaire, pour lequel il a refait un bâtiment. Etant éloignés, ils communiquaient par intermédiaire. Jennifer était toute petite et voulait conduire son camion.

Françoise est retournée au Guatemala avec Hugo quand il avait 16 ans. Ils ont entamé des démarches pour retrouver sa maman biologique. Ils ont également retrouvé le papa. Les deux les ont remerciés d’avoir adopté leur enfant.

Armelle se rappelle d’un monsieur qui avait créé une association pour s’occuper des sans-abris. Elle l’avait interviewé et pense que lui-même avait connu la rue. C’était une belle personne, à laquelle elle pense souvent.

Claire est allée diner à Bordeaux avec une amie de très longue date pour un repas de quartier : les Chartrons. Un groupe de jazz animait la soirée. La soirée était bonne et soudainement l’animatrice a interpellé le voisin de Claire, pour lui demander de s’écarter pour laisser de la place à un nouveau venu. Un orage éclate, obligeant le groupe à se disperser et à s’abriter. L’inconnu laisse alors son numéro à Claire, qui lui envoie un texto le lendemain … la suite se vit devant nos yeux !

Fabienne B est notre académicienne qui nous propose l’expression « voir la lune à gauche » ce qui signifie avoir de la malchance. Tout ce qui était du côté gauche était réputé porter malheur et la lune a depuis été responsables des influences fâcheuses.

Au moment des virelangues, Fabienne B nous en rappelle l’importance et il faut oser jouer avec sa bouche, de manière même parfois excessive, et moduler sa voix.

Elle nous fait faire quelques exercices de détente et nos HaHaHa, HiHiHI, HoHoHo …. ont résonné fortement. Et nos virelangues « sans zèle, sans aile, sans sel et sans elle sa chance chancelle » et « ces six chauds chocolats-ci sont-ils aussi chauds quand ses six chocolats-là font leur show ? » nous ont permis de chauffer notre visage.

Corinne, évaluée par Françoise , nous parle de l’état de la médecine aujourd’hui qui ne lui inspire guère confiance en raison des intérêts financiers en jeu, intérêts qui semblent bien souvent prévaloir … et notre bien-être passe au second plan.  Elle préconise donc une excellente hygiène de vie et c’est ce vers quoi elle se dirige.

Patrick, évalué par Jean-Pierre, prononce son discours N° 2 sur la théorie du complot, car une étude de l’IFOP vient de sortir montrant que 79% des Français pensent qu’il y a au moins un complot :

la CIA est impliquée dans l’assassinat de JFK, le SIA a été créé en laboratoire, les Américains sont allés sur la lune ou bien … la terre est plate !

Il nous conseille d’en revenir toujours aux faits et d’exercer notre esprit critique.

Marc, évalué par Michaël, fait un discours libre, nous parle du hasard car si certaines personnes n’y croient pas, lui, il y croit. Il pense plutôt comme Eluard que « il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ». Il a ainsi rencontré « par hasard » lors d’un cocktail un Israélien, Moshe Denver ; leurs similitudes de parcours les ont rapprochés et ils sont devenus d’excellents amis.

Excellents orateurs et excellente soirée qui se terine pa rla galette des rois.

Prochain rendez-vous 21 février 2018.

Atelier du 21 février 2018

etit comité pour cette réunion du 21 février, heureusement 3 nouveaux ont fait nombre et égayé la soirée : Arthur, Eglantine et Léonie.

Fabienne B était notre animatrice : pari relevé avec brio !

Pour les improvisations, Marie-Christine nous a confié une baguette magique virtuelle, apte à ne réaliser qu’un seul vœu. Qu’allions-nous en faire ? et pourquoi ?

Claire a trouvé une splendide baguette en cristal avec étoile dorée. Cette baguette va nous transformer en des émerveillés de chaque petite chose de la vie ; toutes ces petites choses - qui font le bonheur mais que l’on ne remarque pas – vont entrer dans notre cœur.

Armelle supprimerait tous les technocrates et experts. Ils prennent des décisions sans mesurer les conséquences sur le long terme et demeurent totalement impunis. A l’avenir, il n’y en aurait plus et les décisions seraient prises de manière collégiale en imaginant l’impact ; et pour ceux encore en place, ils devront rendre des comptes et assumer les résultats de leurs décisions.

Fabienne L veut un monde plus joyeux et amical et pour ce faire, elle aiderait les gens à rester dans leur pays, avec leurs ressources et richesses. Cela préserverait la planète.

Soraya doute du pouvoir de la baguette. Elle veut croiser Claire pour lui permettre de voir le bon côté des êtres et des choses.

Gérard lui supprimerait toutes les armes, tout ce qui peut générer de la violence. On vivrait ainsi beaucoup mieux.

Jean-Pierre demande que la possibilité du vœu soit renouvelée à chaque fois qu’il utilise la baguette.

Eglantine est dans la même logique. Son seul vœu : que la baguette exauce tous ses vœux.

Aucun des deux ne nous dit ce que seront leur vœux …

Arthur demande à être riche, car le manque d’argent est le plus grosse chaine de la liberté.

Léonie demande à réussir dans ses passions de manière à être heureuse dans la vie.


Fabienne B demande l’éradication totale des idées négatives sur toute la terre pour ainsi éviter les pollutions mentales.

En tant qu’académicienne, Léonie challenge les orateurs en leur proposant l’expression « c’est de la crotte de bique », ce qui veut dire que la chose est inintéressante. Elle a choisi cette expression parce qu’elle la trouve marrante, pas fréquemment utilisée et difficile à placer.

La crotte de bique est sans valeur car produite en petites billes difficiles à récolter et sans utilisation précise, contrairement à la bouse de vache qui peut être séchée et ainsi alimenter le feu et le crottin de cheval qui est un excellent engrais, notamment pour les rosiers.

Fabienne B a ensuite fait virer nos langues avec : « Miou-miou miaule au lit. A la mi-août, l’ami la mit au lit. L’ami la mit où à la mi-août ? Il la mit au lit »  ou encore « J’ai vu six sots suçant six cent six saucisses, six en sauce et six cents sans sauce » …

Nous avons laissé place aux discours, deux discours libres et un n°2.

Armelle, évaluée par Claire, nous a présenté le HBDI : Hermann Brain Dominance Instrument. Un test de personnalité, qui a pour objectif de comprendre comment chacun traite l’information. C’est un américain, Ned Herrmann, qui est à l’origine de ce concept, créé à partir des travaux de Sperry et Mc Lean. Se composant de 4 quadrants de couleurs différentes, il est facilement compréhensible et assimilable. Il peut ainsi expliquer nos affinités ou non-affinités avec certaines personnes, lorsque nos modes de fonctionnement sont éloignés.

Jean-Pierre, évalué par Marie-Christine, présentait son discours N° 2 : être convaincant. Il était évalué par Marie-Christine. Il a choisi de nous évoquer la mondialisation en nous rappelant ses débuts avec le commerce des Grecs, Phéniciens, Chinois …. Puis les empires coloniaux, puis la mondialisation instaurée par les USA imposant un modèle d’échange les favorisant, puis celle que nous connaissons aujourd’hui.

Elle a pour conséquence un fort développement des pays émergents : Brésil, Chine, Inde et des conséquences, elles aussi énormes. Si on s’en tient aux pays riches, la mondialisation a permis par exemple :

- aux consommateurs une profusion d’articles peu chers

- aux détenteurs de capitaux un investissement très rentable avec une fabrication à bas coût

- aux travailleurs – et surtout pour les non-qualifiés – un chômage massif.

Avec une terrible interrogation et un sentiment d’impuissance : que faire pour éviter d’être broyés ?

Puis, Gérard, évalué par Patrick, pris le relais pour nous parler de l’importance du sol en agriculture et comment procède l’agriculture bio. L’agriculture, qu’elle soit bio ou non, a besoin du sol, qui est l’interface entre l’atmosphère et la roche-mère. Le complexe argilo humique qui est en surface n’est que de 30 cm. Le sol est attaqué par l’eau, le vent et les activités humaines. Ainsi, dans l’Antiquité, la Sicile a connu une déforestation intense qui a laminé la terre arable et a fait disparaitre l’humus, faisant de la Sicile un désert.

Comment se constitue le sol ? Les arbres et les feuilles tombent, les acariens et les insectes se nourrissent de la lignine présente dans les branches et leurs déjections vont servir au développement des champignons aérobies. C’est tout ce processus qui va produire de  l’humus.

En agriculture traditionnelle, le sol est labouré en profondeur, ce qui érode le sol.

En agriculture bio, le labour n’existe pas et les produits phytosanitaires utilisés sont des produits naturels agréées, utilisés quand c’est vraiment nécessaire et parcimonieusement.

Si en France, le logo de l’agriculture bio est AB, dans la communauté européenne c’est une feuille, qui montre bien l’importance du maintien de la fertilité du sol pour l’agriculture biologique.

Fabienne L était la gardienne du temps de la soirée

Un grand merci à tous les intervenants pour cette jolie soirée.

Notre prochain rendez-vous : le 14 mars 2018

Atelier du 14 mars 2018

ean-Pierre a lancé la séance à l’heure pile. Seul, Gérard, excusé, était absent.

Patrick nous a alors demandé d’improviser à partir d’une injonction : « nous entendons une alerte générale qui signale un danger imminent et nous demande de quitter à l’instant notre logement et de nous regrouper. Vous ne pouvez pas emporter grand-chose. Que prenez-vous et pourquoi ? »

Fabienne B emporte son sac à main. L’essentiel de sa vie y est, dont certaines photos auxquelles elle tient beaucoup, comme celle avec sa sœur jumelle, alors qu’elles sont bébés.

Fabienne L emporte également son sac à main ainsi que son téléphone pour joindre ses enfants. Elle prend aussi son chien avec elle.

Marc lui prend son téléphone, sa carte bleue et sa sauvegarde interne.

Claire aperçoit des hélicoptères au-dessus de sa tête. Tout est sous contrôle. Elle ne prend rien : elle n’en aura pas besoin.

Marie-Christine prend son sac à main, dans lequel se trouvent ses papiers et son téléphone. Elle prend une clé SB sur laquelle se trouvent toutes ses photos.

Soraya prend sa carte d’identité – c’est important pour reconnaître les cadavres - ainsi qu’une BD pour ne pas s’ennuyer.

Corinne a déjà vécu cette péripétie car elle a vécu dans des endroits sujets aux tremblements de terre. Dans un réflexe elle prend son sac à main, qui contient ses papiers d’identité et un livre.  Mais elle sait qu’elle devrait avoir un kit avec une lampe de poche, une radio et des vêtements de rechange.

Michaël part sans hésiter … avec son sac de graines !

Françoise prend son sac à main dans lequel elle glisse son téléphone et son ordinateur, ainsi que le dossier d’adoption de Hugo.

Jérôme prend sa sacoche, sa boite de souvenirs et son sac de travail.

Armelle : elle ne sait pas où est son sac, elle ne sait pas où est son téléphone, mais elle sait toujours où sont ses livres. Elle les attrape donc, ainsi qu’une couverture de survie. Pas besoin de plus. Comme c’est une optimiste, elle retrouvera tout au retour, inutile de les emmener et si cela se passe mal, rien n’a d’importance.

Jean-Pierre prend ses papiers pour justifier de son identité, ses médicaments et son ordinateur.

Rose-Marie prend son sac contenant ses papiers, ainsi que toutes ses poupées. Elle a déjà vécu cette situation et avait fait un grand sac contenant toutes ses poupées.

Patrick prend son portefeuille sont téléphone et la montre de son grand-père.

Marc est notre académicien du jour. Il est en possession de nombreux livres sur Coutras, mais il s’est penché sur un livre écrit par un dénommé Adophe Zerbin Lanoë, haut fonctionnaire : le Code des maitres des postes, des entrepreneurs des diligences et de roulage, et des voituriers en général par terre et par eau. Coutras était un relais de postes et de coches d’eau. C’est ainsi, que lorsque le bois flottant circulait sur les eaux de Coutras, il arrivait que des grumes coulent. Le propriétaire de la parcelle où le bois avait coulé n’avait aucun doit sur ce bois-canard pendant 40 jours. Marc nous propose donc l’expression « faire pêcher les bois-canards ».

Comme vous pouvez le constater c’était une expression très facile à placer … bravo à nos trois oratrices, qui l’ont judicieusement insérée dans leurs discours !

Jean-Pierre a entraîné nos visages à davantage de mobilité en nous proposant d’articuler vigoureusement dix expressions, telle que « le cricri de la crique crie son cri cru et critique car il craint que l’escroc ne le croque et ne le craque » ou bien « trois petites truites crues, trois petites truites cuites, trois petites truites crues et cuites », et cette dernière tout à fait d’actualité avec le printemps qui pointe son nez : « petits pois font petit appétit. Petit à petit, petit appétit fait petit poids. »


Les oratrices ont pris place. Toutes les trois présentaient un discours n° 2, dont l’enjeu était « être convaincant » tout en dominant sa nervosité. L’enjeu « d’être convaincant » ne se situe pas au niveau des arguments utilisés pour emporter l’adhésion, mais bien d’être soi-même, de pouvoir  rester authentique et d’exprimer une idée à laquelle on tient.

Claire, évaluée par Françoise, nous a livré son interprétation du tableau la Grande Odalisque d’Ingres (1780-1867) présenté au Salon de l’Art en 1819, où il fut mal accueilli, car on lui a reproché ses déformations, loin des canons néo-classiques. Dans le magazine Beaux Arts de décembre 2017,Claire a découvert un monochrome de cette œuvre, peinte en noir et blanc entre 1824 et 1834, sensiblement du même format que la précédente, mais non divulguée et restée dans l’atelier d’Ingres jusqu’à sa mort. Etait-elle dédiée à ses élèves ? aux graveurs ? Le mystère est entier.

Dans ce tableau, l’odalisque a perdu tous ses artifices : reste la beauté, qui pour Claire, nous fait accéder à un monde qui nous transcende, nous parle de l’infini, qui nous propose d’aller voir du côté des ténèbres sans peur. Lorsque l’on s’attarde sur les lignes de construction, l’œuvre devient un œil, à l’intersection de toutes les lignes de fuite, qui se loge dans l’infini.

Atelier du 11 avril 2018

Etaient excusés : Françoise, Gérard, Jérôme, Marc, Soraya.

Marie-Christine était l’animatrice de la soiré, fonction dont elle s’est acquittée de main de maître.

Armelle était en charge des improvisations. Elle avait préparé des rectangles de papier sur lesquels étaient inscrits les prénoms. Chacun devait attribuer une qualité à chaque participant et l’inscrire sur un rectangle. Au final, chaque participant se retrouvait avec 10 qualités inscrites et à partir de là devait raconter un épisode de sa vie qui illustrait cette qualité ou ces qualités

Michaël a reçu : sage – apaisant -  posé – réfléchi … mais il n’en en pas toujours été ainsi. Quand il était jeune, il avait un tempérament de feu, qui aurait pu être qualifié d’hyperactif. C’est très probablement un garçon rencontré à l’école en 4ème qui l’a fait évoluer vers le calme, car ledit garçon possédait toutes les qualités que Michaël se voit attribuer ce soir. Toutefois, il lui arrive encore, toutefois, de pester ou d’exploser.

Armelle : a choisi « lumineuse » parmi ses petits papiers, même si « bienveillante » était ressorti deux fois, car cela lui a rappelé le début d’une amitié. A Paris, elle animait des parties de Tao dans un café. Si l’endroit était très agréable et les soirées variées, les gens qui s’y retrouvaient avaient souvent des ego surdimensionnés et l’ambiance était parfois surchauffée. Une personne avait voulu jouer avec elle. Elle était restée mystérieuse sur qui elle était.  Il s’avéra qu’elle était quelqu’un de connu et elle lui avoua qu'elle avait voulu jouer avec elle, car dans l’assemblée, seule  Armelle était désintéressée et au service des autres. Que quelqu’un puisse percevoir son désintéressement l’avait touchée.

Claire a découvert plusieurs fois le mot « artiste. Cela la touche et lui fait plaisir car c’est un mot qu’elle s’est longtemps refusée à accepter pour elle. Un fois, un psy lui avait dit « tu as le droit d’être artiste ». C’est comme si un tuyau de liberté s’était ouvert au-dessus d’elle, l’autorisant à être pleinement une artiste. Elle est aujourd'hui artiste "officiellement", même si l'intégration n'est pas encore parfaite !

Fabienne B lit les mots : « posée – entrepreneuse – réfléchie – bricoleuse - généreuse – douce - fiable – sympathique » Ce sont des mots qui lui conviennent, car elle aime papillonner. Le milieu professionnel l’a obligée à se concentrer. Elle a eu un patron qui l’incitait à faire une tâche après l’autre. Mais ce qu’elle préfère c’est papillonner et c’est ce qu’elle s’autorise pendant les week-ends et les vacances.

Fabienne L : « calme – maternelle – belle ». Elle ne sait pas être autre chose que calme ; maternelle elle l’est et belle surtout lorsqu’elle a été enceinte, puisque pour Fabienne une femme n’est jamais aussi belle qu’à ce moment. « Gentille », oui, elle l’est. Elle ne ferait pas de mal à une mouche. "A ttentionnée » : c’est vrai. « S’affirmant » elle s’est toujours affirmée quand même, car personne ne la fera changer d’avis. « Rigoureuse » : cela dépend pour quoi, « Bonne cuisinière » : cela dépend des fois. Une chose est juste : elle a mis tous ces adjectifs en oeuvre dès qu’elle a eu sa propre famille.

Corinne a extrait l’adjectif « timide » : et c’est d’ailleurs pour la combattre cette timidité qu’elle s’est lancée dans le théâtre, qui lui a également permis de tisser des liens amicaux. Dans l’un de ses premiers rôles, elle avait un véritable rôle de composition, car toute jeune, elle devait interpréter une mamie. Cette activité de théâtre – qui n’était pas son seul dérivatif puisqu’il y avait le sport – lui a permis d’accroître des qualités, qui ont également été perçues ce soir par les participants, telles que « ouverte, agréable, amicale, déterminée ». « Fantaisiste » lui ouvre différentes portes et « intense » lui permet de surmonter le trac.

Rose-Marie : « Amusante, blagueuse, souriante, généreuse, pleine d’envies, vive « : toute sa vie elle a été vive et dynamique. Maintenant elle s’aime comme elle est et ne veux plus se poser de questions. Peut-être pourrait-elle devenir plus réfléchie ?  De toutes manières, elle commence une nouvelle aventure avec la maison d’hôtes.

Patrick . « Organisé » est sorti à plusieurs reprises. C’est vrai qu’il l’est et il se souvient en avoir constaté les effets et ressenti l'intérêt de l'organisation lorsque, directeur d’usine, il a dû procéder au transfert des équipements de l’ancienne usine vers la nouvelle. Lorsque le redémarrage a eu lieu sans aucune anicroche, cela a été une véritable satisfaction et un coup de pied boostant.

Odile : « Sérieuse – amicale – réservée – danseuse – intègre – dynamique – surprise ». C’est vrai qu’Odile est quelqu’un de sérieux dans la vie, et ce d’autant plus que son métier l’exige. Mais, par ailleurs, elle sait se lâcher. Et dans son travail elle est amicale, intègre et discrète. Cela correspond bien à ce qu’elle est et à ce que cela représente.

Marie-Christine. « Dévouée, serviable ». C’est vrai que depuis des années, elle s’est dévouée à sa famille : mère, frère, père, voisins. « Sympathique » : elle le fait avec enthousiasme. « Douce ». Ceux qui ont eu à faire à elle au labo peuvent en témoigner : elle pique efficacement sans faire mal. « Tenace », effectivement quand elle a décidé quelque chose, elle ne lâche pas en cours de route. « Osant », c’est exact que depuis quelques mois, elle a osé penser à elle.

Jean-Pierre . « Sérieux – droit – serein – patient – réservé » Tout cela contient une bonne part de vérité. La perception de ces qualités vient certainement de son métier « Ingénieur Sûreté dans le nucléaire », car il devait les avoir. Respecter les conditions générales d’exploitation, anticiper un problème, le résoudre quand il survient. Détecter les écarts et alors conserver une certaine réserve car le problème n’est évoqué qu’entre 4 yeux : le directeur de la Centrale et l’Ingénieur Sûreté, cela nécessite une veille permanente, l’habitude de travailler seul et beaucoup de patience … pour corriger les écarts. Mais il est également « sensible » et « sympathique »

La parole est alors donnée à Fabienne L, notre académicienne du jour. Elle nous a dégotté l’expression délicieusement surannée de « ramer des gencives ». Cette expression vient du temps des galères : si tous les galériens ramaient en silence, un seul avait le temps de discuter avec le capitaine : celui qui donnait le rythme avec son tambour. Lui ne ramait pas avec ses bras, mais avec ses gencives … c’est-à-dire parlait pour ne rien dire, parlait pour occuper son temps.

Elle a choisi cette expression pour qu’elle soit facile à glisser dans un discours, mais nos orateurs ont bien failli l’oublier !

Marie-Christine nous a soumis quelques virelangues bien rythmés. « Ces Basques se passent ce casque et ce masque jusqu’à ce que ce masque et ce casque se casse. » « La cavale aux Valaques avala l’eau du lac et l’eau du lac lava la cavale aux Valaques. » Le tout dernier :  « Que c’est crevant de voir crever une crevette sur la cravate d’un homme crevé dans une crevasse » nous a enchantés...


Les discours ont commencé avec Michaël qui présentait un discours N° 2 et devait être convaincant.

Michaël, évalué par Rose-Marie, a intitulé son discours : « Arrêtez de retourner le sol ».Pour étayer son discours, il avait élaboré une présentation visuelle.

En trente ans, un sol laissé à l’abandon sera d’abord une prairie puis sera couvert de grandes herbacées, deviendra ensuite une lande arbustive, pour devenir une forêt. C’est toujours ce qui se passe sous nos latitudes. En forêt, ce qui tombe des arbres fournit du carbone qui enrichit la surface du sol et devient de l’humus, qui permet aux champignons de se développer et aux insectes de s’installer. C’est une agroécologie, calquée sur ce modèle, que Michaël voudrait voir mise en place partout.

 

Alors que nous sommes informés de la dangerosité des effets de serre, ne pas labourer permettrait de les réduire de 30 %, mais cela est soigneusement tu.

Pour en avoir le cœur net, il a fait des essais sur une même parcelle : un côté sol retourné, lautre côté, sol paillé. Au bout de deux ans, le résultat est déjà probant. Pour installer un sol vivant, il faut compter 3 ans.

Jean-Pierre, évalué Corinne, nous emmène dans son domaine de prédilection le nucléaire, qu’il sait nous expliquer comme personne … on a l’impression d ‘avoir tout compris et d’être plus intelligent après avoir écouté Jean-Pierre.

Son challenge dans le discours N° 3 est « Jouer avec son corps ». Et c’est ce qu’il a fait en nous parlant de l’infiniment petit, de très grand, d’impact, accompagnant de son corps ses propos. Aujourd’hui il voulait nous faire comprendre ce qu’est la fission. 

La matière est faite de protons et neutrons qui constituent le noyau des atomes et d'électrons qui gravitent autour du noyau. Les protons et neutrons sont liés entre eux par une force  fondamentale très forte qui assure la cohésion du noyau. Par exemple, les atomes d'oxygène que nous respirons comptent 8 protons, 8 neutrons et donc 8 électrons. Le noyau d'uranium compte 92 protons et 143 neutrons et a la propriété d'être fissile même dans la nature (peu de noyaux ont cette propriété).

Si un neutron en provenance du soleil ou du cosmos percute un noyau d'uranium, celui-ci peut se casser et former 2 nouveaux noyaux que l'on appelle produits de fission (on peut comparer cela à des cendres). Ce qui est intéressant c'est la libération d'énergie que l'on va récupérer et transformer mais surtout l'émission de 2 ou 3 nouveaux neutrons. Si ces neutrons viennent à leur tour rencontrer chacun un nouveau noyau d'uranium il y a possibilité d'obtenir une réaction en chaine et de produire de l'énergie. Pour contrôler l'énergie, il suffit de contrôler le nombre de neutrons qui produisent les fissions de l'uranium.  C'est ce qui est fait dans le réacteur des centrales nucléaires.

Uranium + neutron ---> 2 produits de fission + énergie + 2 ou 3 neutrons c'est cela la fission.

Puis, Claire, évaluée par Patrick, pour un discours N° 3 elle aussi, a décidé de nous démontrer que le dessin est à la portée de chacun, même de celui ou celle qui affirme avec véhémence qu’il/elle ne sait pas dessiner ; Betty Edward dans son livre Comment dessiner avec notre cerveau droit livre des clefs. Nous avons deux hémisphères : le droit et le gauche. Le gauche est dans l’analyse ; le droit est intuitif. Si l’on prend l’exemple d’une chaise et que l’on doit la dessiner. Le cerveau gauche prend le pouvoir, décide qu’il connait la chaise et la regarde à peine pour la dessiner … et il échoue. Si on retourne la chaise sur une table, brusquement cela devient un objet étrange, un objet qui ne nous est pas familier. Le cerveau gauche travaille alors au ralenti et peut laisser la place au cerveau droit, qui lui observe la chose … et peut la dessiner. Tout dépend de l’observation pour pouvoir dessiner. Tout le monde sait dessiner s’il sait observer les dimensions, les rapports entre les formes sans se demander ce que c’est. De plus, dessiner apaise et étant donné que c’est le cerveau droit qui est à l’œuvre, il trouve des solutions à des problèmes complexes. Claire a promis de nous apprendre ….

Fabienne B était la gardienne du temps de la soirée.

Merci à tous pour cette excellente soirée et à nos orateurs qui nous forment et informent.

Atelier du 23 mai 2018

Etaient excusés : Claire, Gérard, Jérôme, Marc, Rose-Marie.

Armelle était l’animatrice de la soirée.

Comme toujours, les improvisations étaient notre premier exercice. Fabienne L nous a soumis cette question : « Si vous pouviez revenir à un moment de votre vie non pour le changer mais pour le revivre, quel serait ce moment ? »

Marie-Christine revivrait avec plaisir l’âge de ses 15 ans. Alors qu’elle jouait au football, elle a été sélectionnée et cela lui a donné l’occasion de voir jouer l’équipe de France féminine et de rencontrer des gens intéressants. Elle garde un formidable souvenir de cette équipe où des liens d’amitié, même entre équipes adverses, s’étaient construits et où tout le monde se connaissait.

Michaël a joué à la soule alors qu’il était étudiant dans une équipe qui se nommait les Bastards. Il y avait deux matchs par an et cette fabuleuse équipe était connue pour perdre. Sauf …. Un jour à St Symphorien où Michaël a inversé le cours de l’histoire : il a fait gagner son équipe. Cela a été un jour de gloire pour lui, ce qui est toujours agréable à vivre.

Patricia avait 18-20 ans était partie passer un brevet d’état de skieur en montagne. Malgré les difficultés, cela fait partie des meilleurs moments de sa vie : rencontre avec des guides, des skieurs, des habitants, et puis la montagne, les activités … Que du pur bonheur !

Soraya se souvient avec émotion du moment où elle a rencontré son petit garçon : la première heure, le premier mois … cela a été un bouleversement complet. Tout cet amour pour ce bout d’homme… Aujourd’hui elle le regarde partir vers d’autres choses  et bien qu’elle sache qu’il va falloir vivre ce détachement, elle aimerait vivre encore un peu de cette période.

Pour Corinne, la plus belle et la plus émouvante expérience a été la naissance de sa fille ainée, âgée aujourd’hui de 21 ans. Cette découverte, cette fusion avec ce petit être qui entre dans la vie a été un total bouleversement émotionnel. Ella accouché rapidement, sans trop souffrir et de nuit … et on vous la donne, vous la prenez dans les bras et … on fond littéralement. C’est le moment le plus émouvant.

Le petit Hugo avait à peine 5 ans lorsqu’il a rencontré Françoise pour la première fois. Cette première rencontre a été très brève …. Mais avant de repartir en France, elle a eu le temps de lui offrir une peluche qu’elle avait acheté exprès pour lui. Quelle ne fut pas son émotion lorsqu’elle est revenue 5 mois après,  lorsque Hugo lui a tendu sa peluche à recoudre … Il avait besoin d‘elle.

Patrick déteste attendre même s’il s’est habitué aux 5 minutes systématiques de retard de Françoise. Mais il a vécu un retard bien plus pénible … plus de deux heures pour sa première rencontre avec Armelle. Il s’apprêtait à partir quand il a aperçu sa voiture …

Fabienne B nous confie que son meilleur souvenir est la rencontre de son mari Jean-Philippe dans la rue. C’était le jour de l’anniversaire de Jean-Philippe, mais il ne lui en a rien dit. Cela fait 32 ans qu’il a Fabienne comme cadeau d’anniversaire …

Jean-Pierre est content de tout ce qu’il a vécu. S’il devait changer quelque chose, ce serait la cérémonie de son mariage. Il s’est laissé influencer et a cédé aux exigences de sa belle-mère. Aujourd’hui, il agirait différemment et manifesterait ses propres exigences.

Armelle, entendant que cela  a dû lui faire plaisir que Patrick l’attende, tient à rectifier : elle n’a pas décidé de le faire attendre délibérément, mais elle avait des choses à faire qui l’ont retardée. Cela ne l’inquiétait pas outre mesure, car elle considère que lorsque les choses doivent se faire, elle se font … la preuve !

Fabienne L aimerait retrouver le père qui l’a réconforté tendrement alors qu’elle pensait avoir été recalée au bac. Il a été ce jour-là d’une gentillesse exceptionnelle et elle revivrait avec grand plaisir ce moment.

Michaël, notre académicien, nous propose : faire ou être la mouche du coche, faisant référence à la fable de la Fontaine « Le coche et la mouche », où la mouche s’attribue le mérite des actions des autres.

LE COCHE ET LA MOUCHE

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé,
            Six forts chevaux tiraient un Coche.
Femmes, Moine, Vieillards, tout était descendu.
L'attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des Chevaux s'approche ;
Prétend les animer par son bourdonnement ;
Pique l'un, pique l'autre, et pense à tout moment
            Qu'elle fait aller la machine,
S'assied sur le timon, sur le nez du Cocher ;
            Aussitôt que le char chemine,
            Et qu'elle voit les gens marcher,
Elle s'en attribue uniquement la gloire ;
Va, vient, fait l'empressée ; il semble que ce soit
Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
            La Mouche en ce commun besoin
Se plaint qu'elle agit seule, et qu'elle a tout le soin ;
Qu'aucun n'aide aux Chevaux à se tirer d'affaire.
            Le Moine disait son Bréviaire ;
Il prenait bien son temps ! une femme chantait ;
C'était bien de chansons qu'alors il s'agissait !
Dame Mouche s'en va chanter à leurs oreilles,
            Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :
J'ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
            S'introduisent dans les affaires :
            Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

 

Pour les virelangues, Armelle en avait  trouvé un des plus curieux :

Totaux
Ton temps têtu te tatoue.
T’as-ti tout tu de tes doutes ?
T’as-ti tout dû de tes dettes ?
T’as-ti tout dit de tes dates ?
T’a-t-on tant ôté ta teinte ?
T’a-t-on donc dompté ton ton ?
T’as-ti tâté tout téton ?
T’as-ti tenté tout tutu ?
T’es-ti tant ? T’es-ti titan ?
T’es-ti toi dans tes totaux ?
Tatata, tu tus ton tout
Géo Norge « Charabias »

Dans le genre dénué de snes, celui-là était pas mal non plus : "Bon ! Sentons ton santon s’il sent bon. Bon sang ! Ton santon sentant son thon, sentons donc son santon s’il sent ton thon !"

Nous avions trois orateurs : deux pour le discours N° 3 (Corinne et Patrick) « Jouer avec son corps » et un discours N° 2 (Marie-Christine) qui a accepté au dernier moment de remplacer Rose-Marie. Le  discours N°2 a pour but « d’être convaincant ».


Corinne, évaluée par Françoise, a annoncé le temps de son discours : 20 minutes.

Elle a décidé de devenir éducateur de la vision et à ce titre a suivi sa première semaine de formation à Paris selon la méthode du Dr William Bates, éminent ophtalmologiste de New York, professeur et chirurgien. Son constat : notre acuité visuelle dépend de notre état physique et émotionnel. Les tensions mentales et le stress provoquent des défauts visuels.

Corinne nous fait effectuer différents exercices qui ont tous pour but de réveiller notre regard et d’accentuer la mobilité de l’œil.

Marie-Christine, évaluée par Jean-Pierre, désire aborder le thème de la limitation de vitesse à 80 km/heure et l’arrivée des radars privés. En ce qui la concerne, ce sont les comportements dangereux sur route qui devraient être verbalisés plutôt qu’un faible dépassement de la limitation de vitesse.

Si le gouvernement annonce une baisse prévisionnelle de 55% des accidents, les chiffres collectés lors des expériences entre 2012 e 2016 révèlent eux une diminution de 18% des accidents, un nombre identique de tués, une baisse des blessés hospitalisés de 30 % mais par ailleurs une hausse de 186 % des blessés légers.

Elle pointe du doigt l’arrivée des radars privés, mis en place pour gagner de l’argent, car ils vont être opérationnels 8 heures par jour, contrairement à la police qui ne flashe de pendant 1h30. On va donc passer de 2 millions de flash annuels à … 12 millions.

Une voiture coûte 70 000 euros à aménager.

 Sont prévues en 2019.

A cela va également s’ajouter le coût des panneaux à modifier : 2 millions d’euros.

Les causes majeures des accidents sont connues : comportement dangereux au volant, alcool, drogue et grands excès de vitesse ….

Alors 80 au lieu de 90 … est-ce bien la solution ?

Patrick, évalué par Fabienne B, avait pour but dans ce discours faire parler son corps, a choisi pour cela une usine de montage de voitures, car en 50 ans elles ont bien changé. Grace à ses explications détaillées et illustrées, nous avons suivi avec intérêt le montage d’une voiture, ses contrôles qualités, et les robots et personnels entre lesquels se répartissent les différentes étapes.

Soraya était notre gardienne du temps et nous avons eu besoin de sa vigilance.

Une fois de plus, nos orateurs nous ont charmés et … instruits 

Notre prochain rendez-vous aura lieu le 13 juin. L’animateur en sera Michaël.

Atelier du 13 juin 2018

Pour ce dernier atelier de l'année. Chaque participant a pris la parole et, petit challenge supplémentaire, chacun a pioché une expression qu'il devait placer dans son discours. L'ordre des participants a été tiré au sort.

C'est donc Fabienne B qui a commencé. L'expression était "parler à la cantonnade", qui signifie parler sans s’adresser à une personne en particulier, sans attendre de réponse en retour.

Elle remonte au 17ème siècle et trouve son origine dans le monde du théâtre. Le mot «cantonade » y désigne alors les côtés de la scène puis les coulisses, c’est-à-dire un endroit où aucun spectateur ne se trouve.

Dès lors, lorsqu’un personnage, par un jeu scénique, s’adresse à un personnage invisible on dit qu’il s’exprime à la cantonade.