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Atelier du 13 juin 2018

Pour ce dernier atelier de l'année. Chaque participant a pris la parole et, petit challenge supplémentaire, chacun a pioché une expression qu'il devait placer dans son discours. L'ordre des participants a été tiré au sort.

C'est donc Fabienne B qui a commencé. L'expression était "parler à la cantonnade", qui signifie parler sans s’adresser à une personne en particulier, sans attendre de réponse en retour.

Elle remonte au 17ème siècle et trouve son origine dans le monde du théâtre. Le mot «cantonade » y désigne alors les côtés de la scène puis les coulisses, c’est-à-dire un endroit où aucun spectateur ne se trouve.

Dès lors, lorsqu’un personnage, par un jeu scénique, s’adresse à un personnage invisible on dit qu’il s’exprime à la cantonade.

 

Atelier du 23 mai 2018

Etaient excusés : Claire, Gérard, Jérôme, Marc, Rose-Marie.

Armelle était l’animatrice de la soirée.

Comme toujours, les improvisations étaient notre premier exercice. Fabienne L nous a soumis cette question : « Si vous pouviez revenir à un moment de votre vie non pour le changer mais pour le revivre, quel serait ce moment ? »

Marie-Christine revivrait avec plaisir l’âge de ses 15 ans. Alors qu’elle jouait au football, elle a été sélectionnée et cela lui a donné l’occasion de voir jouer l’équipe de France féminine et de rencontrer des gens intéressants. Elle garde un formidable souvenir de cette équipe où des liens d’amitié, même entre équipes adverses, s’étaient construits et où tout le monde se connaissait.

Michaël a joué à la soule alors qu’il était étudiant dans une équipe qui se nommait les Bastards. Il y avait deux matchs par an et cette fabuleuse équipe était connue pour perdre. Sauf …. Un jour à St Symphorien où Michaël a inversé le cours de l’histoire : il a fait gagner son équipe. Cela a été un jour de gloire pour lui, ce qui est toujours agréable à vivre.

Patricia avait 18-20 ans était partie passer un brevet d’état de skieur en montagne. Malgré les difficultés, cela fait partie des meilleurs moments de sa vie : rencontre avec des guides, des skieurs, des habitants, et puis la montagne, les activités … Que du pur bonheur !

Soraya se souvient avec émotion du moment où elle a rencontré son petit garçon : la première heure, le premier mois … cela a été un bouleversement complet. Tout cet amour pour ce bout d’homme… Aujourd’hui elle le regarde partir vers d’autres choses  et bien qu’elle sache qu’il va falloir vivre ce détachement, elle aimerait vivre encore un peu de cette période.

Pour Corinne, la plus belle et la plus émouvante expérience a été la naissance de sa fille ainée, âgée aujourd’hui de 21 ans. Cette découverte, cette fusion avec ce petit être qui entre dans la vie a été un total bouleversement émotionnel. Ella accouché rapidement, sans trop souffrir et de nuit … et on vous la donne, vous la prenez dans les bras et … on fond littéralement. C’est le moment le plus émouvant.

Le petit Hugo avait à peine 5 ans lorsqu’il a rencontré Françoise pour la première fois. Cette première rencontre a été très brève …. Mais avant de repartir en France, elle a eu le temps de lui offrir une peluche qu’elle avait acheté exprès pour lui. Quelle ne fut pas son émotion lorsqu’elle est revenue 5 mois après,  lorsque Hugo lui a tendu sa peluche à recoudre … Il avait besoin d‘elle.

Patrick déteste attendre même s’il s’est habitué aux 5 minutes systématiques de retard de Françoise. Mais il a vécu un retard bien plus pénible … plus de deux heures pour sa première rencontre avec Armelle. Il s’apprêtait à partir quand il a aperçu sa voiture …

Fabienne B nous confie que son meilleur souvenir est la rencontre de son mari Jean-Philippe dans la rue. C’était le jour de l’anniversaire de Jean-Philippe, mais il ne lui en a rien dit. Cela fait 32 ans qu’il a Fabienne comme cadeau d’anniversaire …

Jean-Pierre est content de tout ce qu’il a vécu. S’il devait changer quelque chose, ce serait la cérémonie de son mariage. Il s’est laissé influencer et a cédé aux exigences de sa belle-mère. Aujourd’hui, il agirait différemment et manifesterait ses propres exigences.

Armelle, entendant que cela  a dû lui faire plaisir que Patrick l’attende, tient à rectifier : elle n’a pas décidé de le faire attendre délibérément, mais elle avait des choses à faire qui l’ont retardée. Cela ne l’inquiétait pas outre mesure, car elle considère que lorsque les choses doivent se faire, elle se font … la preuve !

Fabienne L aimerait retrouver le père qui l’a réconforté tendrement alors qu’elle pensait avoir été recalée au bac. Il a été ce jour-là d’une gentillesse exceptionnelle et elle revivrait avec grand plaisir ce moment.

Michaël, notre académicien, nous propose : faire ou être la mouche du coche, faisant référence à la fable de la Fontaine « Le coche et la mouche », où la mouche s’attribue le mérite des actions des autres.

LE COCHE ET LA MOUCHE

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé,
            Six forts chevaux tiraient un Coche.
Femmes, Moine, Vieillards, tout était descendu.
L'attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des Chevaux s'approche ;
Prétend les animer par son bourdonnement ;
Pique l'un, pique l'autre, et pense à tout moment
            Qu'elle fait aller la machine,
S'assied sur le timon, sur le nez du Cocher ;
            Aussitôt que le char chemine,
            Et qu'elle voit les gens marcher,
Elle s'en attribue uniquement la gloire ;
Va, vient, fait l'empressée ; il semble que ce soit
Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
            La Mouche en ce commun besoin
Se plaint qu'elle agit seule, et qu'elle a tout le soin ;
Qu'aucun n'aide aux Chevaux à se tirer d'affaire.
            Le Moine disait son Bréviaire ;
Il prenait bien son temps ! une femme chantait ;
C'était bien de chansons qu'alors il s'agissait !
Dame Mouche s'en va chanter à leurs oreilles,
            Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :
J'ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
            S'introduisent dans les affaires :
            Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

 

Pour les virelangues, Armelle en avait  trouvé un des plus curieux :

Totaux
Ton temps têtu te tatoue.
T’as-ti tout tu de tes doutes ?
T’as-ti tout dû de tes dettes ?
T’as-ti tout dit de tes dates ?
T’a-t-on tant ôté ta teinte ?
T’a-t-on donc dompté ton ton ?
T’as-ti tâté tout téton ?
T’as-ti tenté tout tutu ?
T’es-ti tant ? T’es-ti titan ?
T’es-ti toi dans tes totaux ?
Tatata, tu tus ton tout
Géo Norge « Charabias »

Dans le genre dénué de snes, celui-là était pas mal non plus : "Bon ! Sentons ton santon s’il sent bon. Bon sang ! Ton santon sentant son thon, sentons donc son santon s’il sent ton thon !"

Nous avions trois orateurs : deux pour le discours N° 3 (Corinne et Patrick) « Jouer avec son corps » et un discours N° 2 (Marie-Christine) qui a accepté au dernier moment de remplacer Rose-Marie. Le  discours N°2 a pour but « d’être convaincant ».


Corinne, évaluée par Françoise, a annoncé le temps de son discours : 20 minutes.

Elle a décidé de devenir éducateur de la vision et à ce titre a suivi sa première semaine de formation à Paris selon la méthode du Dr William Bates, éminent ophtalmologiste de New York, professeur et chirurgien. Son constat : notre acuité visuelle dépend de notre état physique et émotionnel. Les tensions mentales et le stress provoquent des défauts visuels.

Corinne nous fait effectuer différents exercices qui ont tous pour but de réveiller notre regard et d’accentuer la mobilité de l’œil.

Marie-Christine, évaluée par Jean-Pierre, désire aborder le thème de la limitation de vitesse à 80 km/heure et l’arrivée des radars privés. En ce qui la concerne, ce sont les comportements dangereux sur route qui devraient être verbalisés plutôt qu’un faible dépassement de la limitation de vitesse.

Si le gouvernement annonce une baisse prévisionnelle de 55% des accidents, les chiffres collectés lors des expériences entre 2012 e 2016 révèlent eux une diminution de 18% des accidents, un nombre identique de tués, une baisse des blessés hospitalisés de 30 % mais par ailleurs une hausse de 186 % des blessés légers.

Elle pointe du doigt l’arrivée des radars privés, mis en place pour gagner de l’argent, car ils vont être opérationnels 8 heures par jour, contrairement à la police qui ne flashe de pendant 1h30. On va donc passer de 2 millions de flash annuels à … 12 millions.

Une voiture coûte 70 000 euros à aménager.

 Sont prévues en 2019.

A cela va également s’ajouter le coût des panneaux à modifier : 2 millions d’euros.

Les causes majeures des accidents sont connues : comportement dangereux au volant, alcool, drogue et grands excès de vitesse ….

Alors 80 au lieu de 90 … est-ce bien la solution ?

Patrick, évalué par Fabienne B, avait pour but dans ce discours faire parler son corps, a choisi pour cela une usine de montage de voitures, car en 50 ans elles ont bien changé. Grace à ses explications détaillées et illustrées, nous avons suivi avec intérêt le montage d’une voiture, ses contrôles qualités, et les robots et personnels entre lesquels se répartissent les différentes étapes.

Soraya était notre gardienne du temps et nous avons eu besoin de sa vigilance.

Une fois de plus, nos orateurs nous ont charmés et … instruits 

Notre prochain rendez-vous aura lieu le 13 juin. L’animateur en sera Michaël.

Pour cette dernière prestation de l’année 2017-2018, chaque personne présente devra faire un discours.

Nous vous remercions de vous inscrire dès à présent de manière à équilibrer cette soirée.

Une mini auberge espagnole serait un plus.

Donnez rapidement votre accord et vos idées à

Armelle 06 79 69 91 49 armellemercier@yahoo.com et

Michaël 06 73 58 41 35 michael.briand@wanadoo.fr