27 septembre 2016

Nous avons commencé la soirée par deux énigmes

Quelles particularités différentes ont ces deux mots de la langue française : OISEAU et OISEAUX ;
Vous séchez ? Réponse en fin de texte.

Ce mot OISEAU nous a permis d’explorer les expressions de la langue française le comportant :

-          Un drôle d’oiseau

-          Un appétit d’oiseau

-          Oiseau de mauvais augure ou oiseau de malheur

-          A vol d’oiseau

-          L’oiseau s’est envolé

-          L’oiseau est dans la cage

-          Trouver l’oiseau rare

-          Le petit oiseau va sortir

-          Etre comme l’oiseau sur la branche

-          Petit à petit, l’oiseau fait son nid

Ces expressions nous ont servi de thèmes pour les improvisations.

C’est Marc qui a gagné d’une tête avec l’utilisation de 6 expressions dans l’histoire qu’il a bâtie. Bravo à lui !

Puis nous avons pratiqué nos virelangues habituels. C’est « Une bien grosse grasse mère avec de biens beaux gros gras bras blancs » qui nous a donné le plus de fil à retordre.

Et … place aux discours !

Fernande a ouvert le bal avec la … sortie du Brexit en nous apprenant que ce n’était pas la première fois. Henri VIII – pour assouvir sa soif de descendance mâle et ses penchants amoureux – n’hésita pas à quitter l’Eglise catholique pour créer l’église anglicane et ainsi pouvoir divorcer et se remarier !!!

Patrick, lui, nous a confié les causes lointaines de la guerre de 1914-1918. La vengeance est un plat qui se mange froid dit-on, mais associée à l’humiliation cela fait bien des ravages !

Lionel a rebondi, au débotté,  en nous parlant de l’empire romain, sujet de l’une de ses prochaines interventions.

Nous aurions pu entamer la chanson « Comme d’habitude » … car nous avons tous eu du plaisir à nous retrouver et à nous écouter, mais nous avons préféré dégusté de délicieux amuse-gueules et du crumble aux mirabelles en se disant rendez-vous au 25 octobre !

Réponses :

Et bien OISEAU est le mot le plus court de la langue française comportant toutes les voyelles, sauf le Y.

Et OISEAUX est le mot le plus long de la langue française dont on ne prononce aucune lettre !

15 novembre 2016

Nous étions venus nombreux en ce 15 novembre pour améliorer notre expression orale.

Comme nous en avons maintenant l’habitude, nous avons démarré notre « Minute Technique ».

Ce jour-là, nous avions « Chasser les tics et parasites » au programme » et comme d’habitude, en plus de l’entraînement et la prise de conscience, il faut apprendre à respirer, se relaxer …

Nous avons poursuivi par des improvisations :

- La première nous permettait de raconter une histoire à plusieurs voix, en intercalant des « heureusement » et des « malheureusement » qui faisaient bifurquer l’histoire dans un sens ou dans l’autre, chacun d’entre veillant à ce que l’histoire reste cohérente

- La deuxième improvisation avait comme second propos la gestion du temps. Chacun d’entre nous a raconté une histoire ou anecdote sur une couleur. Avant de prendre la parole, chacun devait estimer son temps de parole ; le chronomètre a joué les juges … un bravo à tous car l’évaluation a été juste en général !

Puis, Michaël s’est lancé. Pour son premier discours, il a eu à cœur de prouver à Armelle qu’elle avait tort : en effet, cette dernière nous demande souvent de bien nous ancrer en terre au démarrage, tel un chêne solide ! Et bien Michaël n’a eu de cesse de démontrer que décidément non les hommes et les arbres n’avaient rien en commun ! Nourriture, reproduction ou excréments … tout nous sépare. Nous sommes repartis rassurés !

Pour Corinne aussi, c’était le baptême du feu et elle a choisi de nous parler du métier qu’elle a exercé pendant trente ans : opticien lunettier. La richesse de ce métier tient en sa diversité : commercial et relationnel avec le client, technique avec les mesures faciales et l’ajustage, paramédical avec l’optométrie et la contactologie. Elle nous en a parlé avec enthousiasme, le côté le moins plaisant pour elle ayant été le versant « chef d’entreprise ».

Puis, Marie-Christine a pris le relais. Marie-Christine est une pro des discours et elle nous a régalés en racontant l’histoire de sa famille d’émigrés. Nous avons parcouru le 20ème siècle en accompagnant Albéric Latini, l’arrière-grand-père de Marie-Christine, parti de Fabriano en Italie pour atteindre la France et la région de Longwy après une halte forcée en Suisse. La guerre de 1914 l’oblige à retourner en Italie, mais cette fois en passant par Reims, Paris, Le Havre, le Détroit de Gibraltar. 1940 verra redescendre toute la famille Latini, qui s’est bien agrandie entretemps, à Saint Médard de Guizières. Aujourd’hui 7% de la population française descend de ces valeureux Italiens, travailleurs et décidés à se forger leur destin. Marie-Christine fait le parallèle avec la situation des immigrés aujourd’hui, qui, forcément, la touche beaucoup.

Après ces trois discours d’excellente facture et d’une belle maîtrise, nous délions nos mâchoires et nos langues grâce aux virelangues, avec - il est vrai - un temps de retard !

Merci à tous pour cette délicieuse soirée.

Notre prochain rendez-vous aura lieu le 13 décembre.

Au menu, Lionel et Fabienne L. qui se sont inscrits … nous attendons le troisième volontaire.

13 décembre 2016 - Répondre à l'improviste

Nous étions réunis en ce 13 décembre pour notre dernier atelier d’expression orale de 2016.

Le thème de cet atelier : Répondre à l’improviste, qui est la peur la plus forte.

Comment vais-je m’en sortir ? Grâce à la formule :
Reformulation – Contexte – Problématique – Réponse ;

Nous avons ensuite improvisé sur le thème des plantes. A partir d’expressions composées de plantes, chacun a composé un texte.

Après quelques virelangues – dont « Gisèle gèle des aisselles sous l’échelle chez elle à Courchevel », qui ne fait beaucoup rire, nos orateurs ont gagné le pupitre pour nous faire partager leurs centres d’intérêt. Tous les trois ont parlé sans note !

Fabienne nous a permis de voir les travaux ménagers de manière glamour : c’est à un club de fitness privatisé que nous sommes conviés chaque jour dans notre maison : ventre plat et fessiers d’acier seront le résultat d’une maison resplendissante de propreté. Qu’on se le dise, le ménage est bon pour le corps, l’esprit et l’environnement ! Avec verve et humour Fabienne a fait des jaloux parmi ces messieurs qui se demandent bien pourquoi ils se sont exclus d’un tel plaisir !

Lionel nous a conviés à l’époque de La Fontaine en nous révélant les arcanes de la fable « le rat qui s’est retiré du monde ». L’histoire de ce rat, qui vit retiré du monde dans un fromage donne à voir un côté profond de solitaire méditant, alors que ce n’est qu’un égoïste voulant tout garder pour lui sans aider quiconque. La Fontaine désire critiquer le clergé et il utilise la symbolique du rat pour le représenter. Ainsi La Fontaine peut critiquer la religion avec subtilité, sans craindre les foudres de a Cour de Versailles et du Roi.

Corinne nous a informés de l’invasion du poisson-lion dans les Caraïbes, poisson dont le lieu d’origine est  le Pacifique. Ce poisson, aurait migré, à la suite de la rupture d’un aquarium à Miami lors d’un ouragan. Il est particulièrement fécond : 30 000 œufs tous les 4 jours, est carnivore et mange toutes les espèces de poissons, mollusques et crustacés.
Sa présence en Martinique a été détectée en 2010 à cause d’un baigneur piqué. Sa piqûre est très douloureuse et peut parfois être mortelle. L’invasion a connu un pic entre 2008 et 2013, mettant en jeu les milieux coralliens et il semble qu’à partir de 2015 leur population se soit stabilisée et qu’aujourd’hui la courbe s’inverse.
Comment s’en débarrasser ? Leur seul prédateur connu est le mérou, hélas décimé par les pêcheurs, mais – bonne nouvelle - il s’avère que les mérous reviennent.
Mais surtout, les poissons-lions risquent fort d’être victimes de leur chair : les restaurant le mettent à leur carte et ses jours sont peut être comptés ….

Notre prochaine réunion aura lieu le 18 janvier 2017.

Trois orateurs se sont inscrits : Michaël, Jean-Pierre et Rose-Marie

18 janvier 2017 - Eviter l'ennui

Le grand froid n’avait nullement empêché les braves de se rendre à notre atelier mensuel d’expression orale.

Pour ce premier atelier de 2017, le thème était « éviter l’ennui ». La tradition a été respectée et nous avons débuté par des improvisations nous permettant de laisser libre cours à nos talents de comédiens.

Tiens voilà du boudin a ouvert la soirée : cette petite phrase a été prononcée successivement avec gaieté, dégoût, surprise, doute, bienveillance, malveillance, jubilation, pitié, colère et vénération.

 La recette de la galette des rois, la présentation du music-hall Le grain d’folie, ou  les coupures d’électricité possibles ont été des supports de choix pour varier les plaisirs selon que l’on devait les lire en riant  (c’est très très drôle), en pleurant (vous êtes catastrophé par cette nouvelle), en tremblant de peur (sous la menace d’une arme), en souriant (ce que vous lisez vous rend heureux), avec embarras (vous avez honte de ce qui est écrit), avec rage (cet article vous met réellement en colère) ou en étant une vache ou un enfant de 3 ans ….

Après avoir beaucoup ri, nous avons prononcé nos virelangues avec ferveur. Pie niche haut, oie niche bas, hibou niche ni haut, ni bas : hibou ne niche pas a été notre favori.

Rose-Marie, retenue par la visite d’amis, n’a pu prononcer son premier discours.
Nous avons écouté Michaël nous parler « Monnaie ».
Il a eu beau commencer par nous expliquer que c’était un sujet que l’on abordait peu, car réputé sérieux et ennuyeux, il a su capter notre attention.

Savions-nous que la monnaie fiduciaire ne représentait que 10% de la monnaie actuelle, alors que la monnaie scripturale, immatérielle représentait 90% des échanges, ce qui signifie à ses yeux que la majorité de l’argent en circulation est de la dette.

Que pouvons-nous faire pour contrer cela ? Une des possibilités est d’utiliser une monnaie locale. En Gironde, nous avons la MIEL (http://www.lamiel.net/), qui ne sert qu’aux échanges de biens et de services locaux. Ce système devient encore plus pertinent lorsque les institutions les acceptent. Michaël nous a cité la ville de Bristol en Angleterre qui paye ses employés et accepte que les impôts soient payés avec leur monnaie locale.

Jean-Pierre, agacé par la publicité faite en permanence par les media aux coupures possibles d’électricité, nous a dévoilé le fonctionnement de l’approvisionnement en électricité.

L’électricité a pour principale caractéristique de ne pas être stockable et EDF est donc obligée de produire ce qui est consommé, sinon la qualité en souffre. Elle dispose de différents moyens tels que les achats d’électricité à d’autres pays, l’effacement de clientèle, les baisses de tension, les délestages et, le plus extrême, les coupures pour faire en sorte de maintenir l’équilibre.

Pour l’aider, RTE (Réseau de Transport d’Electricité) fait des prévisions de consommation et de production. L’inquiétude pouvait être légitime, puisque :

  • le parc nucléaire qui fournit d’habitude 63 000 MW ne fournit actuellement que 55 000 MW, car 7 réacteurs sont à l’arrêt pour des raisons de sûreté.
  • en raison des injonctions édictées par la COP21, des centrales utilisant des combustibles fossiles sont fermées.
  • l’hydraulicité ne fournit pas autant de puissance en raison de la sécheresse.

Finalement, les gestes écocitoyens, le ralentissement de l’activité économique, le report autorisé de l’arrêt de certaines centrales encore à contrôler, l’importation d’électricité à partir de l’Angleterre, l’Espagne et l’Allemagne ont permis de passer le cap sans problème. Le delta entre production et consommation a été positif, puisque qu’il avait été prévu une dépense de 100 000MW et qu’il n’en a été utilisé finalement que 91 000.

Merci à nos orateurs qui se sont fait pédagogues pour nous éclairer sur les mécanismes et rouages du commerce et de l’industrie.

Nos orateurs s'exercent ....

22 février 2017 - Apprendre à convaincre

Nous étions une quinzaine, réunis pour travailler « Apprendre à convaincre » ;

Et nous avons eu du travail car il nous a fallu improviser pour convaincre nos auditeurs qu’il était indispensable de faire appel à un notaire pour manger de la glace à la fraise, d’absorber du café et un croissant pour bien tricoter, d’utiliser un casque pour arrêter de fumer, de choisir une assiette pour repeindre les murs de sa chambre …

Chacun a redoublé d’imagination tout en utilisant la méthode FOSAC.

Puis après quelques virelangues, le moment des discours est arrivé.

 Gérard nous a fait un cours complet sur la vinification du vin rouge. Bien que les termes techniques aient été présents, les exemples et sa pédagogie nous ont permis de comprendre le processus.

Puis, Rose-Marie, nous a expliqué que l’ennui, ou plutôt l’absence de motivation pouvait toucher un jour tout un chacun. Mais cela avait aussi de bons côtés, car au lieu de continuer à foncer dans l’action, peu présent à sa vie, cela nous reconnectait aux choses que l’on oublie de savourer : un coin de ciel bleu, le chant des oiseaux …

Mikaël nous a narré sa journée de samedi consacrée presque exclusivement à la vie de la terre : jardins partagés, échange sur les différentes manières de cultiver la terre, découverte des herbes sauvages, appelées souvent mauvaises herbes.

Merci pour cette belle soirée.

Rendez-vous le 22 mars prochain à la même heure : 19h30, au même lieu : Salle polyvalente de Coutras. Claire, Mikaël et Marie-Christine nous régaleront.

Marc nous expliquant comment bien tricoter

22 mars 2017 - Un discours impactant

Chaque auditeur d'une conférence se pose en tout premier lieu la question de savoir s'il n'est pas en train de perdre son temps. Votre manière d'introduire votre sujet et de le développer doit donc le rassurer :
- oui, vous savez capter l'attention et être vivant,
- oui, le sujet le concerne,
- oui, des preuves de ce que vous avancez existent
- oui, vous allez lui confier ce qu'il doit faire pour en bénéficier.

C'est ce que mirent aussitôt en pratique les participants lors des improvisations. Ils ont dû utiliser la formule impactante en répondant à ce genre de questions : 
- Pourquoi comptons-nous des moutons pour nous endormir ? 
- Pourquoi les cours de secourisme devraient être obligatoires ?
- Pourquoi représente-t-on généralement un fou avec un entonnoir sur la tête ?
- ...

Nous avions 3 orateurs :

Claire, qui nous a dévoilé sa passion et son métier, ou son métier et sa passion ... Elle considère qu'il est important d'aller voir de l'art, car la beauté sauvera le monde ! Et elle s'attache à sauver le monde en créant des oeuvres influencées par le Japon et oniriques. Elle complète le classique par une étrangeté afin de proposer 2 lectures. Elle travaille sur du calque et dessine à la pierre noire. C'est un travail tout intérieur qui ouvre la porte de tous les possibles. Pour son prmier discours, Claire a fait un sans faute, qui a conquis l'auditoire.

Michaël a pris le relais en parlant de la dette publique. Il nous a assommés en nous annonçant que la dette publique française augmentait de 2665 euros par seconde ! L'indépendance de la Banque de France est théorique, puisque le Trésor Public permet de la contourner. La BCE (Banque Centrale Européenne) a pour objectif la lutte contre l'inflation, mais les gros investisseurs préfèrent financer les états, les grands groupes et les banques plutôt que l'économie réelle. Michäel s'est lancé dans un sujet ardu ... Bravo !

Marie-Christine nous fait découvir l'un de ses engouement : le pilote américain Chuck Yeager, né en 1923 en Virginie et célèbre pour avoir été le premier à franchir le mur du son à bord du Bell X-1, le 14 octobre 1947. Il a été un as de l'aviation de la seconde guerre mondiale et a abattu 13 avions allemands. Il a déploré avoir du commettre des atrocités en bombardant des civils. Sa vie hors du commun a fasciné Marcie-Christine, qui a connu son existence grâce à ses employeurs. Elle nous a révélés avec enthousiasme une très belle figure !

Rendez-vous le 19 avril pour "Travailler son introduction" ...

19 avril 2017 - Travailler votre introduction

Lors de la prise de parole en public, nous sommes sous le feu du regard de nos auditeurs ! Et il faut bien admettre que ce regard n'est pas d'une grande douceur, puisque sans nous en rendre compte, nous jugeons en permanence. Ainsi, les 7 premières secondes sont cruciales : va-t-on nous aimer ou pas ? Et les 30 première secondes décident de l'attention mise à nous écouter ...

Aie, aïe,aïe ... Heureusement, sourire, porter un regard bienveillant sur l'assemblée qui s'est déplacée pour nous écouter et mettre en place les 3 secrets d'une introduction vivante est à notre portée.

Et tout le monde de le prouver instantanément ... Chacun a choisi un thème et a mis en place les 3 introductions possibles - afin d'acquérir ce réflexe - sur les thèmes suivants : bien vieillir, le lait, l'anglais, bouger, l'habitat écologique, la pollution par les ondes, les huiles essentielles, l'eau, les abeilles, la vue. Félicitation aux orateurs !

Puis Claire, a pris la parole en continuant à nous parler de sa passion : le dessin. Paul Klee disait « L’art ne reproduit pas le visible, il le rend visible.» Et c'est ainsi que procède Claire. Le dessin qui est une succession de traits est comme un voile sur le calque, qu'il opacifie. Et pourtant peu à peu, le dessin se dévoile et monte à la surface. Voiler et dévoiler sont au même niveau. La pierre noire et la gomme sur le calque polyester sont sa manière de parler de l'invisible et de le rendre visible. La transparence chavire vers la non transparence. Tout artiste, nous dit Claire, ressent le désir de transparence, car c'est un désir de rentrer en soi, de rentrer dans sa profondeur, dans les voiles intérieurs que l'on a, au plus profond de l'énergie créative qui nous fait dévoiler.

Claire passionnée, et donc passionnante nous a emmenés avec elle. Merci.

Fabienne, elle, a fait la transition avec Claire, dont les oeuves sont en noir et blanc, en nous faisant remarquer que nous vivions dans un monde de couleurs, quel que soit le terrain sur lequel nous nous placions.

Elle nous a demandé d'emblée "combien l'oeil peut capter de couleurs ?" Bien qu'elle nous ait demandé d'être généreux, la réponse donnée en fin de discours nous a bluffés : 350 000. La gagnante de ce mini quizz a été Fernande, qui avec "un million" a eu la réponse la plus proche et qui s'est vue offrir une mini bouillotte fabriquée avec amour par les doigts de fée de Fabienne.
Mais revenons aux couleurs : chacune a un symbole et représente des émotions ou des états de vivre. Et les non couleurs comme le blanc et le noir, si elles sont utilisées seules ont une sigification (blanc : innocence, pureté, et noir : mélancolie et mal), mais servent aussi à intensifier les autres couleurs dans le cas du blanc et les sublimer dans le cas du noir.

Fabienne nous a permis de repartir plus savants en nous montrant le cerche chromatique et la complémentarité des couleurs entre elles. Nous devrions être plus harmonieux dans notre assemblage ! Merci pour ce bel exercice.

Nous nous retrouverons le 10 mai prochain sur le thème "travailler notre conclusion" avec 3 orateurs : Michaël, Marc et Rosemarie.

Merci à tous pour cette belle soirée et à très vite.

 

10 mai 2017 - Travailler sa conclusion

Les fidèles parmi les fidèles étaient là en ce 10 mai pour s'exercer à l'expression orale.

Nous avons commencé avec une improvisation dans laquelle, à partir d'un thème choisi par chaque participant, il lui a fallu glisser le plus fluidement possible, deux mots. L'exercice était redoutable. Certains s'en sont sortis haut la main, pour d'autres, ce fut plus difficile de faire passer discrètement les mots.

Armelle                 Importance de se connaitre : cercopithèque et exégèse
Fabienne B            Le jugement : sculpter et princier
Fabienne L.           Education : pissentlit et magnétisme
Jean-François        Les lunettes : energie et va-nu-pieds
Jean-Pierre           Réparer son portail : nonna et voyage
Marc                    Foire de Coutras : soleil et bonheur
Michaël                L'injonction en politique : chais et histoire
Patrick                 La paresse : allumage et légendaire
Odile                   La justice : ornithorynque et offre
Rose-Marie           Les marchés : avion et nonno

Marc a commencé la soirée en nous parlant du parc Virunga, merveilleux parc de la République Démocratique du Congo. Dans ses jeunes années, Marc a eu l'occasion de s'y rendre professionnellement et a assisté au déploiement d'une grande énergie pour la sauvegarde des gorilles et une totale atonie pour la sauvegarde des pygmées, qui ont vu leur habitat naturel disparaître. Le film Virunga passant dernièrement sur Arte a ravivé sa colère, aucune compassion, ni aide n'allant vers ces pauvres pygmées, dont le sort n'est même pas mentionné.

Puis Rose-Marie, nous a fait rire en nous montrant le labyrinthe des formations obligatoires pour tenir la guinguette !!! Même si elle est entièrement d'accord pour suivre une formation, la disparité des formats de formation et des tarifs l'ont laissée perplexe !!! Et nous aussi. Vive l'entrave pour les entrepreneurs et l'argent pour les magouilleurs ! "Je vais être obligée de me faire escroquée pour travailler!" conclut Rose-Marie mi-amusée, mi-contrariée.

Michaël a fait preuve d'une remarquable pédagogie pour nous expliquer clairement le parallèle entre l'endettement des pays du Tiers Monde et le système agricole mortifère proposé en France. Pour le Tiers Monde, le basculement a lieu lorsque le cours des matières premières s'effondre fin des années 70 / début des années 80, alors que le Tiers Monde a énormément emprunté. Pour la France, le plan Mashall à la fin de la seconde guerre mondiale et son corollaire l'importation du tracteur ont entraîné le remembrement et une demande de productivité toujours accrue. Si l'on rajoute l'adhésion à la PAC qui ligote l'agriculteur, nous avons toutes les conditions pour l'asphyxie du paysan.
Michaël n' pas voulu devenir agriculteur après avoir analysé cela. Il finit sur une note d'espoir : la permaculture permet de sortir de cette logique d'emprunt ...  Rendez-vous est pris pour la suite ...

 

Armelle nous présente alors "Travailler sa conclusion", ce qui nous permet de mettre tout de suite en application sur le 3 discours. Et nous finissons - une fois n'est pas coutume - par quelques virelangues   !!!

Nous nous retrouverons le 21 juin prochain, pour notre dernière séance !

21 juin - Cultiver son charisme

La chaleur avait eu raison de nos vaillants orateurs. Etant en petit comité, nous avons choisi de nus retrouver ... au frais. La climatisation est une technologie merveilleuse. Cela nous a permis de rester alertepedant cet atelier.

Michaël nous a fait un brillant discours sur l'intérêt de la biodiversité dans l'agriculture en testant pour la première fois le vidéoprojecteur. Pari tenu haut la main  !

Armelle avait invité George Clooney pour lui expliquer combien ses petites capsules étaient polluantes !

Rendez-vous l'année prochaine pour de nouvelles aventures ... orales !