Calendrier année 2018-2019

Rendez-vous à la salle polyvalente N° 1, Rue Gustave Humon à 19h30 les 

Septembre : le 19

Octobre : le  17

Novembre : le 14

Décembre : le 19

 

2019

Janvier : le 16

Février : le 13

Mars : le 20

Avril : le 10

Mai : le 15

Juin : le 12

EXPRESSION ORALE

Les discours en public sont souvent source d’appréhension pour nombre d'entre nous.

Que ce soit pour des raisons professionnelles ou privées, nous sommes tous amenés, à un moment ou à un autre, à prendre la parole :
- Entretien d’embauche,
- Présentation commerciale,
- Oral d’examen,
- Allocution de départ,
- Speech pour un mariage, etc.

Contact : Armelle 06 79 69 91 49

Atelier du 19 janvier 2019

Premier atelier de l’année 2019, animé par Armelle, et qui commence très fort avec l’improvisation concoctée par Michaël, histoire de nous redonner du pouvoir : inspiré par la chanson de Gérard Lenormand  Si j’étais Président de la République, il nous propose de nous engager en donnant quelle serait notre toute première mesure en tant que Président !

Courageusement, Claire se lance : ne rien faire, respirer ensemble, visiter un musée ou un lieu d’art pour s’en inspirer, ouvrir les esprits et les cœurs. Journée de paix

Rose-Marie ferait payer les riches plus que les pauvres : on paierait en fonction de sa situation, mais surtout on ne tolérerait pas les fainéants. Et une bonne retraite pour ceux qui ont toujours bien travaillé.

Fabienne B donnerait la parole aux jeunes et aux enfants, l’éducation nationale offrant des formations qui ne sont pas en rapport avec ce que les jeunes attendent.

Fabienne L : avoir une vraie discussion sur leur avenir. Organiser des groupes mélangés, avec intervention du maire, qui recueillerait les avis. Ceux qui payent ont aussi des besoins : en discuter dans la paix et l’amour.

Marie-Christine octroierait une retraite à tous dès leur jeunesse, afin que chacun ait loisir d’en bénéficier. D’abord profiter de la vie, puis travailler.

Patrick ne nommerait comme ministres que des gens qui ont connu la vie des travailleurs, et appliquerait la même règle pour les députés. Les gens ne sont souvent vus que comme des statistiques, ainsi le français moyen est issu des statistiques n’existe pas.

Marc, en tant que Président de la République, nommerait des ministres uniquement capables de réduire les dépenses publiques tout en donnant plus de social. Ils devraient résoudre ce problème.

Jean-Michel constate qu’il y a une contradiction à vouloir appliquer le programme sur lequel on a été élu et représenter tous les Français. Aussi, organiserait-il un référendum, dans lequel les gens qui prétendent ne pas avoir voté pour lui, donneraient les 3  ou 4 mesures qu’ils désirent voir mises en place.

Comme Marc et Patrick, Françoise nommerait comme ministres des gens compétents et imposerait à l’Education nationale d’instaurer de la discipline et de faire porter un uniforme aux enfants, meilleur garant de l’égalité. De plus, le montant de l’allocation de rentrée scolaire serait alloué aux écoles, leur permettant ainsi de former des gens sachant lire et écrire, et ainsi cela irait peut-être mieux après.

Armelle instaurerait une année sabbatique dans les études, non pour ne rien faire mais pour s’ouvrir l’esprit, tester et se connaitre, afin de trouver sa voie. Une pause hors cursus.

Michaël interdirait le droit d’usure : ne pas détenir de l’argent et recevoir des intérêts ce qui permettrait de reprendre en main la monnaie.

Notre académicienne, Fabienne L a repris le flambeau au pied levé, puis que Jean-Pierre, souffrant n’a pu se joindre à nous. Elle nous propose l’expression « peu me chaut ». Chaut vient du verbe chaloir à la troisième personne du singulier. C’est le latin calere : être chaud, désirer, qui nous donne son sens actuel : avoir de l’intérêt.

Le verbe chaloir à l’indicatif présent était chalant, qui a donné le mot chaland et le verbe achalander. Le chaland est celui qui achète ordinairement chez le même marchand. Un marchand bien achalandé est donc un commerçant qui a de nombreux clients, et non qui a de nombreuses marchandises.

Nos orateurs le placent judicieusement.

Quelques virelangues pour chauffer nos muscles :

  • Alerte, Arlette allaite !
  • Angèle et Gilles en gilet gèlent.
  • J'ai bu de bleus beaux globules.
  • Bruno bêche Benoît bine; Bruno bine Benoît bêche.
  • Ces fiches-ci sont à statistiquer.
  • L'essence de la science donne l'aisance des sens.
  • Empoignons ces oignons et soignons ces rognons.
  • L'huile de ces huit huiliers huilent l'ouie de l'huissier.
  • L’Arabe Ali est mort au lit. Moralité : Maure Ali, t’es mort alité.
  • Quand un cordier cordant veut corder une corde, pour sa corde à corder, trois cordons il accorde. Mais si l'un des cordons de la corde décorde, le cordon décordant fait décorder la corde.
  • A califourchon sur son canasson un bachi-bouzouk achète un vieux bouc à six mamelouks assis dans un souk.

Puis Claire prend la parole pour un discours libre sur Les dames de la licorne, œuvre d’art singulière par la qualité de l’exécution, les dimensions et le thème.

Ce sont de grandes tentures (minimum 2,5 m et au maximum 4,77 m) et d’une grande qualité. C’est George Sand qui redécouvre ce joyau du patrimoine en 1848 au Château de Boussac dans le Berry. Les tentures sont installées dans un salon et George Sand, émerveillée et inquiète de leur état, fait appel à des notables pour les sauver. C’est ainsi que l’Etat propose de l’argent à la municipalité et qu’elles sont accrochées depuis dans le musée de Cluny, dans une salle qui leur est dédiée, doucement éclairées dans la pénombre.

 C’est un ensemble de 6 tentures dont le sens reste mystérieux mais qui sont de même facture :

  • fond rouge dû à la teinture garance très chère,
  • un îlot,
  • une dame richement vêtue et une jeune fille,
  • un lion à gauche
  • une licorne à droite
  • un décor floral dit «millefleurs »
  • quelques végétaux.

Qui est le commanditaire ? Manifestement au vu des produits utilisés, le coût est très élevé : laine, soie, teintures, un artiste pour les cartons, un lissier pour le tissage … Il pourrait s’agir de la famille Le Viste, pour asseoir et montrer son importance, les œuvres d’art servant à égayer les salons. Les signes héraldiques présents : drapeaux, bâtons, animaux peuvent monter leur désir d’appartenir à la noblesse. Ils montrent aussi des qualités propres au monde du droit, dont ils sont les garants en tant que magistrats.

Ces tentures ont été réalisées vraisemblablement fin du 14ème siècle, début du 15ème, c’est-à-dire à une période où le Moyen Age bascule vers la Renaissance : les symboles et les techniques se chevauchent.

En faveur de la Renaissance : la perspective (terrasse), alors que le fond est sans perspective. Ce qui dénote aussi deux niveaux de réalisation : le fond fait par des artisans, les personnes faites par des artistes. Jean d’Ypres, qui a réalisé les Petites Heures d'Anne de Bretagne. Le personnage central y est toujours une femme, richement vêtue à la mode italienne.

Ces tentures pourraient représenter les 5 sens : le goût, le toucher l’ouïe, l’odorat, la vue et le sixième sens : le cœur, signe de l’union de l’extérieur (le monde, l’univers) à l’intérieur (notre esprit, notre âme), lieu de silence qui pourrait toucher l’universel à partir du moment où on se met dans se silence-là.

Elles sont d’une très grande poésie, retranscrivent un monde à la fois réel et imaginaire. Sur la tenture « A mon seul désir », la dame rend les bijoux, elle se défait de toutes les richesses terrestres pour s’avancer vers son âme. C’est aussi un moyen de montrer son honnêteté pour la famille Le Viste.

Le calme qui émane de ces scènes est touchant : au-delà du monde réel et pourtant bien réel et là aussi. Alors que le faucon et le héron sont deux animaux qui se font la guerre, ici ils sont simplement séparés et montrent une vie possible sans être en guerre, également en lien avec métier des Le Viste.

Les personnages féminins autorisent l’expression d’une richesse qui va vers le subtil. Avoir moins peur d’être plus sensible. A cette époque, les seules femmes représentées sont des saintes ou la Vierge Marie. Les femmes des tentures n’ont pas de rôle, pas de religion.  Ce sont des êtres humains avec une richesse d’esprit.

La licorne, c’est un animal qui va très vite, qui a vécu ou pas … Normalement elle est  pourchassée par les chasseurs (symbolique de la vierge), mais ici on ne chasse pas la licorne. Elle pourrait représenter la famille Le Viste (Viste voulant dire vite).

Lion représente la fidélité : toujours à gauche sur les armoiries.

Beaucoup de zones représentent les éléments :
-  air : drapeaux, vêtements flottant au vent
- terre : terrasse
- eau et feu : bijoux

L’humain est au milieu de quelque chose de très très vaste et très très riche.

Le mystère persiste, les historiens n’arrivant pas à comprendre. L’art ne s’explique pas par les mots, il faut sentir et visiter.

Fabienne B présentait un discours N° 3 : c'est à-dire "Jouer avec son corps".  Elle nous montre et démonte combien le corps a de l'importance pour communiquer ; il pourrait être muet, mais pas du tout il parle par ses postures.

Tout d'abord, lorsqu’on commence un discours, on scanne son corps et on se tient droit. Le corps est étiré comme si'l était suspendu à un fil, qui le tire vers le haut.

Les expressions du visage sont importantes. A notre insu, le regard, les mouvements de sourcils, le nez s'expriment. Nous nous devons de rester souriant malgré le trac.

Et que faire de nos mains ? Les laisser pendre le long du corps, se les toucher ? le mieux est de les bouger pour appuyer ce que l’on veut dire.

Nous venons de voir que toutes ces attitudes ne sont pas innées : le travail dans le miroir nous apportera beaucoup ainsi que l’avis d’autres personnes.

Il faut veiller également aux tics de paroles. Fabienne, en écoutant attentivement, s’est rendue compte qu’elle disait très facilement « par exemple », et que son mari avait deux expressions favorites « entre guillemets » et/ou « entre parenthèses ».

Et si le dicton nous dit que l’habit ne fait pas le moine, la réalité est différente. La manière de se présenter et de s’habiller donnent le ton. Est-il sérieux ou non ? Et Fabienne pour nous démontrer son originalité malgré le sérieux de l’exercice coiffe la couronne des rois. Elle nous avoue avoir été originale autrefois et s’être assagie depuis.

En résumé, la gestuelle est importante mais l’apparence aussi.

Patrick lui succède avec un discours libre sur un sujet d’actualité avec une part d’incertitude : Carlos Ghosn.

S’il n’en sait pas plus que nous sur la véracité des faits qui lui sont reprochés, il peut nous parler de son expérience et donc de son éclairage, partial bien évidemment.

En 2003, Louis Schweitzer a annoncé la venue de Carlos Ghosn à la tête de Renault pour 2005. Cela a eu pour effet de gêner toute action car il y avait ceux qui voulaient agir en fonction de ce que  Carlos Ghosn pensait et d’autres qui ne faisaient rien en prenant pour prétexte que de toutes manières Carlos Ghosn changerait tout à son arrivée. Renault était donc dirigé par quelqu’un qui n’était pas là. Des réseaux de fans se sont installés pour faire son panégyrique. Il y avait donc une forte attente à son arrivée, alors même que Louis Schweitzer était très apprécié.

Son intronisation a donc eu lieu en avril 2005. Louis Schweitzer étant encore Président, Carlos Ghosn aurait dû porter le titre de DG, mais cela ne lui suffisait pas : il a ainsi obtenu le titre de « Président de la Direction Générale ». Alors que cette année-là les résultats de Renault étaient extraordinaires, Carlos Ghosn a dit simplement « Merci Louis » puis a commencé à critiquer Renault et à énumérer tout ce qui n’allait pas.

En novembre 2005, Carlos Ghosn présente son plan stratégique 2006-2009 : les cadres-dirigeants sont réunis, les caméras enregistrent car c’est diffusé dans tout Renault et chacun attend de savoir quelle usine va devoir fermer … a contrario, Carlos Ghosn annonce une expansion délirante : 30 % en 3 ans, augmentation de la Qualité, augmentation de la satisfaction clients, diminution de la pollution … Tout le monde est surpris mais se dit qu’il doit savoir ce qu’il fait. Dans la foulée, des objectifs sont fixés pour la réalisation de la stratégie. A chaque personne annonçant ses objectifs, pourtant ambitieux, Carlos Ghosn demande un effort supplémentaire et surtout de s’engager fermement. En cas d’échec, leur bonus sautera.

En lieu et place de la culture de l’effort qui est la marque de fabrique de Renault, il impose la culture du résultat. Cela a eu pour corollaire de supprimer les efforts pour ceux qui avaient des objectifs impossibles à réaliser, comme les commerciaux … mais également pour les quelques-uns qui avaient des objectifs faciles à atteindre comme les bureaux d’études.

La crise économique survenant à ce moment …. Les mauvais résultats lui furent imputés.

Puis Patrick a eu le grand privilège de se voir confier la refonte du système de management de Renault. L’enjeu était de taille : 12 000 managers dans le monde. Patrick a présenté son plan et les trois facteurs de succès : une masse critique suffisante, des ateliers permettant la pratique, et l’exemplarité descendante. Cela a été accepté par Carlos Ghosn et déployé. Malheureusement, au plus haut niveau trois personnes n’ont pas joué le jeu de l’exemplarité : Carlos Ghosn et deux autres personnes du Comité Exécutif. Cela  a démontré un manque d’honnêteté intellectuelle.

Lorsqu’à la suite de cette mission, Patrick s’est vu confier l’évaluation du plan stratégique 2006-2009, les enquêtes menées ont fait apparaitre que la croissance n’était pas au rendez-vous, que la Qualité avait fait certes des progrès mais pas au niveau souhaité, que la rentabilité avait chuté … il s’est vu opposer une fin de non-recevoir « vous n’avez pas le droit de dire cela ». Il a donc remis son dossier au DG et cela s’est arrêté là.

Lors de la dernière assemblée générale à laquelle il a assisté, AG qui se situait après l’histoire des faux espions (Carlos Ghosn avait affirmé à la télévision « savoir ». Or cela s’est avéré être un ballon de baudruche, mais plusieurs personnes irréprochables ont été sacrifiées pour couvrir  l’erreur de leur patron), il y avait un risque de fronde de la part du public et notamment des petits actionnaires. Les directeurs du Marketing et du Design ont donc mobilisé l’attention pour éviter que les gens ne posent des questions.

Patrick ne sait pas s’il a dissimulé des revenus, ce qu’il a distribué à sa sœur ou à sa maitresse, mais il a une conviction, c’est que Carlos Ghosn est intellectuellement malhonnête. Et quelque part cela le rassure que cette affaire éclate car quelqu’un avec si peu d’éthique ne mérite pas de diriger une entreprise comme Renault, d’autant qu’il la met en péril.

Beaucoup me chaut de savoir si vous viendrez au prochain atelier qui aura lieu le 13 février 2019, à 19h30, salle polyvalente N° 1, rue Gaston Humon à Coutras.

Atelier du 19 décembre 2018

En ce dernier atelier de l’année 2018, Fabienne L était notre meneuse d’improvisations. Elle a choisi un sujet d’actualité : les gilets jaunes et a demandé son avis à chacun.

Marie-Christine n’est pas forcément pour en raison des dégâts occasionnés inadmissibles à ses yeux. Elle pense qu’ils oublient la liberté de ceux qi sont contre. Toutefois, elle peut comprendre certaines revendications, mais il doit y avoir d’autres solutions que de tout casser !

Fabienne B déplore qu’en France soit toujours pris en otages, même si elle aussi comprend les revendications. Elle constate que cela a eu un effet positif au niveau de son entreprise. Une discussion s’est instauré pour l’amélioration de la qualité de vie au travail et une chartre permettant le télétravail un jour par semaine a été signée. Elle souligne que l’argent n’achète pas l’âme et que le mal-être n’est pas forcément par rapport à l’argent.

Pour Marc, il y a une distorsion entre la verticalité de Paris et l’horizontalité de la Province. Les décisions sont prises sans tenir compte des corps électoraux, ce qui engendre une réaction épidermique.  L’Etat met un temps infini à répondre et semble oublier que tout le monde ne prend pas le métro. Ce mouvement est un bon révélateur des difficultés à exercer le métier de politicien en France. Il est aussi révélateur d’une dualité : vouloir plus de services publics tout en voulant réduire le Service Public.

Rose-Marie est pour les gilets jaunes. Tout cela aurait pu être évité si l’information avait été donnée autrement et avec plus d’organisation. En France, il faut casser et hurler pour être entendu.

Jean-Pierre voit cela comme un mal presque nécessaire. Révélateur des carences de nos politiques sur l’impact de leurs décisions sur l’humain. Le peuple dit « Arrêtez de vous foutre de notre gueule. Vous ne nous entendez pas. » Il y a dichotomie entre les technocrates et ceux qui subissent.  Les électeurs donnent quitus à leurs représentants, mais là il y a une révolte des citoyens qui disent : « on n’est pas d’accord et on veut vous le dire en dehors des élections ».

Patrick. Quels gilets jaunes ? la pacifiques du rond-point ou les tagueurs de l’Arc de Triomphe ou les pilleurs ? Il est évident qu’il y a un malaise avec une overdose de taxes, de parisianisme – où les stations-services ont disparu -, une attitude de non-respect perçue par les citoyens. La réelle déconnection entre le politique et la réalité tient aussi au fait que les nouveaux députés sont hors sol, sans ancrage. A cela, s’ajoute le même rythme pour le Président et les assemblées.
Gros risque de récupération par des gens qui eux poursuivent un objectif précis.

Michaël. C’est la manifestation d’un éloignement du pouvoir par rapport aux citoyens. Bruxelles décide puis les décisions sont appliquées aux autres pays, qui n’ont que le pouvoir d’aller plus loin que Bruxelles. L’Etat n’a pas de souveraineté. Les gens ont peur du déclassement. Lorsqu’on habite Coutras et que l’on travaille à Bordeaux si la voiture a un pépin, c’est le risque de perdre un revenu. L’économie et les pouvoirs sont concentrés dans les grandes villes, cela semble loin et c’est rejeté. Une réponse pourrait être de remettre un échelon communal, or c’est exactement l’inverse qui est fait. On casse les communes et seuls les subsides de l’Etat permettent d’avoir de l’argent.
Sur les ronds-points, les gilets jaunes ont un impact sur les gens qui sont dans le même situation qu’eux.

Fabienne L : génial, enfin ça bouge ! On voit que les gens souffrent ; ils n’ont pas conscience de ce qui peut arriver et d’où ils veulent aller. Les gens qui gagnaient un SMIC autrefois ont l’équivalent d’un RSA aujourd’hui. Ce sont les conséquences de la mondialisation ; cette dernière atteint la France aujourd’hui. Le profit se fait sur le dos des travailleurs.

 

Fabienne B était notre académicienne et nous a choisi : avoir le moral au-dessus des sourcils, ce qui signifie être de bonne humeur. Félicitations à nos orateurs, qui tous, sans exception, ont judicieusement placée cette expression.

Marie-Christine nous a fait virelanguer avec

-          Seize jacinthes sèchent dans seize sachets secs

-          Le drain du frein du train craint le grain et les brins du crin

-          Trois ogres ocres grimpent trois autres ogres d’encre ocre

-          Trois gros rats gris dans trois gros trous ronds rongent trois gros croûtons ronds

-          Foie frit froid et fruits frais frits

-          Chaque chouette chic choque chaque chapon chaste

-          Le fisc fixe exprès chaque taxe fixe excessive exclusivement au luxe et à l’acquis

 

Puis, Michaël, évalué par Marc, nous a délivré un discours n° 3 : « Jouer avec son corps » . Il nous parle du CO2 , gaz à effet de serre émis très largement par les activités humaines et qui contribue au changement climatique.

Aujourd’hui le paysan au volant de son tracteur est allongé dans sa cabine, laissant son tracteur aux soins des satellites qui le guident. La pénibilité a beaucoup diminué et le rendement agricole s’est accru. Parallèlement, le nombre d’agriculteurs a diminué et la consommation du pétrole a augmenté.

Cette augmentation de la consommation engendre une augmentation de l’émission de CO2 en raison du retournement du sol. Le carbone stocké en surface est alors libéré. On évalue ainsi que le tiers des émissions de CO2 est lié à l’agriculture. Mais heureusement, ce cycle n’est pas une fatalité. L’agroécologie, c’est-à-dire la culture sous couvert végétal, est une des portes de sortie. Les légumineuses occupent le sol pendant l’automne et l’hiver. Au printemps, on sème sans retourner le sol. L’agroforesterie est également excellente, c’est un mode d’exploitation des terres agricoles associant des arbres et des cultures ou de l’élevage. Ainsi en ce qui concerne l’arbre, la partie visible nous renseigne sur l’importance de ses racines, où le carbone est stocké profondément. On aligne les arbres nord/sud et on plante au milieu des céréales en bandes de cultures très proches des arbres, ce qui oblige ces derniers à plonger profondément ses racines.
On revient à la traction animale et à la réduction de la taille des exploitations ce qui est une bonne nouvelle pour les paysages et les emplois.

Rose-Marie, évalue par Fabienne L,  quant à elle nous délivre un discours libre sur l’origine des santons de Provence, qui remonte à la révolution française. Le 14 juillet 1789, les églises deviennent propriété de l’Etat français et la décision de les fermer intervient en 1793. Les curés étaient des personnes puissantes et influentes, riches car instruites. Tout le monde leur demandait conseil. En fermant les églises, les curés n’avaient plus de contact avec la population. C’est ainsi que la crèche s’installa dans les maisons puisque l’entrée de l’église était interdite, mais c’était dangereux. Si vous étiez pris, vous risquiez la décapitation. C’est ainsi que l’habitude fut prise de créer des petits personnages faciles à cacher. Il s’agissait de petits saints, santons en provençal. Souvent ils étaient confectionnés avec de la mie de pain ou du papier mâché. En 1798, un habitant de Marseille Jean-Louis Laniel se promène dans la campagne. Pour nettoyer ses chaussures pleines de boue, il utilise ses mains et cela lui donne l’idée des faire des santons en argile, qu’il cuira au four.

Depuis 1793 les familles catholiques ont pris l’habitude de faire une crèche chez eux. Avant c’était interdit, c’était une des prérogatives de l’Eglise, les premières crèches vivantes ayant été instaurées par St François d’Assise au Moyen Age. Aujourd’hui, nous avons le moral au-dessus des sourcils car nous sommes libres de faire notre crèche … sauf dans les mairies !

Jean-Pierre, lui, présente un discours N° 4 : Utiliser sa voix et est évalué par Patrick.
Il a hérité grâce à une Coutrillonne d’origine lorraine de 5 vieilles revues, dans lequel il a retrouvé l’histoire de ce qu’il prenait étant enfant  pour un pont endommagé par la guerre  et qui s’est avéré être un aqueduc romain. Jean-Pierre nous décrit la prouesse technologique que représente ce pont en raison d’un très faible dénivelé.

Prochaine réunion le 16 janvier 2019

Atelier du 14 novembre 2018

Etaient excusés : Claire - Gérard - Françoise - Rose-Marie

C'est Michaël qui était notre animateur de la soirée.

Michaël a donné la parole à Patrick, qui était notre Académicien. Celui-ci a déniché une formule qui ne nous est pas familière du tout: "allumer la chandelle à quatre cornes". Devant notre perplexité, il nous a expliqué qu'au 12ème siècle, les parents mariant leur dernière fille, c'est-à-dire après avoir marié toutes les autres, marquaient leur contentement en allumant toutes les mèches d'une grande lampe familiale qui avait quatre cornes ou becs.

Et bien, est-ce le fait de l'avoir eu un peu en avance, mais les trois oratrices l'ont glissée dans leur discours avec une grande aisance !

Puis, Michaël a lancé les virelangues 

Chat sage, sage chien, singe sage
Quatre coqs croquent quatre craquantes coquille
Si trente tranches te tentent, tranches-en trente !

et il nous en avait concocté une en rapport avec l'actualité :

Les gilets jaunes jugent le dégagisme génial et gagent leur journée pour une jauge gênante.
Admirez !

Marc menait les improvisations. Il avait décidé de nous faire philosopher. Chacun d'entre nous devait méditer sur deux phrases contradictoires et en faire une synthèse.

1 - L'habit ne fait pas le moine / Dans les endroits connus, on respecte l'homme, dans les endroits inconnus on respecte son habit.

Fabienne L et Marie-Christine ont disserté sur cette phrase

2 - Dis-moi qui tu fréquentes je te dirai qui tu es / Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations, Judas, par exemple, avait des amis irréprochables.

Patrick et Michaël ont défendu leurs points de vue

3 - Abondance de biens ne nuit pas / Trop de profit crève la poche.

Fabienne B a choisi cette improvisation

4 - On ne gagne pas beaucoup à courir le monde / Les voyages forment la jeunesse.

Armelle et Jean-Pierre ont dû argumenter ce point.

5 - Un chef écoute tous les avis, même ceux des imbéciles / Ne débats jamais avec les imbéciles, ils te feront descendre à leur niveau où ils te vaincront par leur expérience.

Marc a cloturé les improvisations avec brio.

L'heure des discours a sonné :

Fabienne L, évaluée par Fabienne B,  avait choisi le numéro 3 : Jouer avec son corps

Le chant semble générer un fort engouement actuellement. Et c'est une bonne chose, car il fait énormément de bien :

- physiquement car le chant permet de travailler les muscles de la cage thoracique, du diaphragme du cou et du visage

- psychologiquement car le corps libère des endorphines, qui sont les hormones du bonheur. Le chant permet de se dégager du stess et on éprouve une impressio de bien-être comme après une nuit de sommeil.

Mais il développe en plus la confiance en soi. Lorsque nous faisons un karaoké nous sommes soumis au regard et aux oreilles des autres.

Fabienne nous conseille tous de chanter seul ou en chorale, le style que nous voulons car comme Michel Sardou, elle nous fredonne "La vie c'est plus marrant, c'est moins désespérant en chantant."

Marie-Christine, évaluée par Patrick, présentait elle aussi un discours n° 3 : Jouer avec son corps

Elle est revenue sur son métier qui évolue. Son diplôme de technicienne s'est avéré insuffisant et elle a du devenir "préleveuse". Et puis les prélèvement à dominicle prenant de l'ampleur, il lui a été demandé de suivre la formation aux premiers soins de manière à pouvoir faire face à une situation critique.

Si elle a les deux premiers niveaux, elle s'interroge sur le bien-fondé de passer le niveau 3. En effet, lorsque vous avez acquis ce niveau vous pouvez être réquisitionné pour tout événement nécessitant des professionnels avertis pour aider la population, comme lors de tempêtes violentes. 

Premiers soins 1 = PS1 = plaies, brûlures, étouffements, position latérale de sécurité

Premiers soins 2 = PS2 = massage cardiaque sur les diffrents types de personnes : adultes et enfants

Premiers soins 3 = PS 3 = ingestion de produits toxiques et on devient alors secouriste pour la région.

Marie-Christine conseille à tout le monde de passer ces diplomes, même si ce n'est que le niveau 1 car cela permet de sauver des vies. En effet, après un arrêt cardiaque, les secours appelés arrivent en général au bout de 10 minutes. Or, toute minute gagnée est cruciale. On estime que si la population française était davantage formée, 10 000 vies par an pourraient être sauvées.

Armelle, évaluée par Jean-Pierre, proposait un discours libre sur la pollution et le fléau sanitaire que représente l'industrie textile, en prévision de notre journée "Zéro Déchet" du 15 décembre au Château d'Eygreteau.

Vous trouverez ci-dessous sa présentation.

En effet, ACCES propose d'organiser un déstockage de vos garde-robes.

Déposer le 14 décembre vos vêtements chez l'un des membres du bureau : //www.acces-coutras.fr/428364569

ou amenez-les directement le 15 au Château d'Eygreteau. Achetez, troquez ... faites des affaires et du bien à la planète.

Les surplus seront distribués à la Croix Rouge ou au Secours Catholique.

181215 Déstockage Eygreteau

L'industrie textile représente un enjeu majeur dans la pollution de la planète.

Atelier du 17 octobre 2018

Etaient excusés : Françoise, Jérôme, Marc, Michaël, Armelle.

Nous accueillons ce soir Marie-Claude Roboly.

Fabienne B était l’animatrice de la soirée.

Pour les improvisations, Fabienne B nous propose un tirage au sort sur chaque papier une couleur, chacun a pu s’exprimer sur ce qu’elle représente pour lui et si il aime ou non.

Fabienne L, le rouge : cette couleur lui fait de suite penser à Françoise D absente ce soir ce qu’elle regrette. Ce n’est pas sa couleur préférée mais elle vit avec. Elle aime surtout les fruits et les tomates.

Jean-Pierre, le vert : C’est la couleur de la nature, de la tonte du jardin, elle représente aussi l’espoir, on ne peut pas vivre sans espoir. Il faut passer au vert et non au rouge !

Gérard, le jaune : Couleur voyante mais sans le jaune pas de lumière, le soleil qui nous donne la vie et rend le monde plus beau. L’homme aime le soleil au contraire des ténèbres. Le jaune a été une couleur galvaudée.

Pour Claire, le violet : Souvenir de sa jeunesse baba cool avec ses écharpes violettes et son échantillon de Chanel N°5 qui lui a duré très longtemps. C’était sa couleur.

Marie-Claude, le rose : Cette couleur lui évoque les fleurs et plus particulièrement les roses. Mais aussi un souvenir personnel plus douloureux. C’est la couleur de son pull ce soir.

Rose-Marie, le sépia : Un peu ennuyée par cette couleur elle nous a quand même transmis que celle-ci pouvait représenter pour elle son goût d’avoir toujours envie de vieillir les objets (sauf Guy).

Patrick, l’orange : Orange transgressif : passé à l’orange. Couleur utilisée dans les entreprises pour mettre en valeur un problème. C’est un couleur dynamisante, c’est la couleur choisie pour son agenda professionnel.

Marie-Christine, le Turquoise : Elle affectionne cette couleur et la plus part des bleus côté dressing et conserve même abimé un bracelet en Turquoises souvenir de voyage en Crète.

 Fabienne B, le marron : Couleur passe partout qui lui convient assez et fait partie de sa garde robe d’automne, plus discrète que d’autres couleurs. Elle n’aime pas le fruit un peu trop farineux à son goût.

 

Marie-Christine, notre académicien, nous propose : Humer du vent 

Expression française assez ancienne puisqu’elle remonte au XVème siècle. Elle semblerait évidente dans  sa compréhension mais plus complexe quant à ses origines. En effet, le « vent » serait une sorte de sémantisme qui rappelle à la fois le souffle d’air et la respiration ou l’odeur. De plus, le vent fait référence au vide et à l’absence.

Quant au verbe humer, il est synonyme de respirer et serait associé à une sorte de frustration alimentaire en rapport avec la fumée d’un rôti plat suscitant la gourmandise à l’époque et qui est révélateur de la richesse d’une table.

En assemblant le vent et la respiration, il s’avère que le fait d’absorber du vent est un reflexe inutile et impossible puisque le vent ne nourrit pas.

 

Pour les virelangues, Patrick nous a surpris :

Tu t’entêtes à tout tenter, tu t’uses et tu te tues à tant t’entêter.

Un généreux déjeuner régénérerait des généraux dégénérés

L’Arabe Ali est mort au lit ; moralité : Maure Ali, t’es mort alité

Ces Basques se passent ce casque et ce masque jusqu’à ce que ce masque et ce casque ce cassent

C’est pas beau mais tentant de tenter de téter les tétons de tata quand tonton n’est pas là

Douze couches douves

Que c’est crevant de voir crever une crevette sur la cravate d’un homme crevé dans une crevasse

Le mur murant Paris rend Paris murmurant

Un dragon gradé dégrade un gradé dragon

 

Nous avions trois orateurs : Claire, Jean-Pierre et Patrick


Claire, évaluée par Rose-Marie, pour un discours de 10 minutes.

Claire nous a parlé de ces vacances d’été dans les Pouilles et plus particulièrement de la mosaïque de la Cathédrale d'Otranto.

Le chef d'œuvre par excellence est la décoration du sol qui recouvre toute la superficie de l'Eglise sur 1000m2.

Commandée par l’archevêque d’Otranto en 1164, cette mosaïque fut réalisée par un moine , recteur de l’Université de  peinture de Casole (Appelée aussi la Cluny de l’Italie du 10ème siècle) . L’intention était de représenter le moment où coexistent les deux religions: la juive et la catholique  en liant les éléments orientaux et occidentaux. Elle est l'œuvre du moine Pantaleone en 1166.

Le style est roman avec des éléments byzantins.

L’arbre de la vie y domine au milieu de la Cathédrale.

Le Bien et le Mal s’y confrontent mais l’arbre est aussi le symbole de l’immortalité de Dieu. 

On y trouve, confondus  des personnages de toute provenance, biblique, mythologique, historique, des animaux, des anges ,des diables, des créatures monstrueuses, ainsi le roi Arthur, Caïn et Abel, la tour de Babel, Diane et le cerf blessé , les signes du Zodiaque, Adam et Eve…

Son seul regret est la présence des sièges sur la mosaïque, mais elle a très bien restitué l’ampleur de cette œuvre.

Claire toujours enthousiaste pour nous parler d’art et nous captiver par son discours plus que par la présentation sur l’écran, revit devant nos yeux la rencontre avec ce chef d’œuvre inscrit au patrimoine de UNESCO. Nous avons tous été conquis.

Jean-Pierre, évaluée par Fabienne L, a répondu devant tous à la question qui lui a été posée lors du voyage à Albi au bord de la centrale de Golfech.

Sommes-nous bien en sécurité avec le nucléaire ,

Jean-Pierre nous a alors exposé avec son vécu d’ingénieur sécurité ce qui se passe réellement en France.

En France, les autorités chargées du contrôle de la sécurité nucléaire sont le département de la sécurité nucléaire (DSN) du service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) du ministère chargé de l'énergieainsi que la direction de la protection des installations, moyens et activités de la Défense (DPID) du ministère de la Défense.

Pour s'assurer du respect des exigences de la réglementation, l'État a chargé l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) du contrôle de cette sûreté nucléaire. Elle est la seule habilitée à autoriser la mise en service ou la poursuite de l'exploitation d'une centrale nucléaire en France.

Les pouvoirs publics ont un pouvoir de sanction sur les équipements nucléaires Les accidents tel qu’en Ukraine à Tchernobyl ou encore Fukushima au Japon démontre bien la non influence des pouvoirs publics.

A la fin de son discours Jean-Pierre a répondu à nos dernières questions ce qui nous a permis de mieux comprendre l’impact et la volonté des pouvoirs publics Français en matière de sureté nucléaire.

 

Patrick, évalué par Jean-Pierre, nous a présenté une partie importante de sa carrière professionnelle soit 36 ans de missions en tant que consultant.

Un consultant ça sert à quoi ?

Voir ce que l’encadrement ne voit pas ou plus faire des propositions qui sortent de la routine et permettent à tous de prendre un peu de hauteur.

Son portrait robot : Patrick l’a vu dans un aéroport Londonien, costume gris, chemise blanche, chaussures vernies, imper, chapeau melon et parapluie noir. Le look qui inspire confiance.

Patrick nous propose une anecdote qu’il a vécu dans une grande entreprise en difficulté ou il devait analyser l’ensemble des fonctions jusqu’à la sécurité. Rendez-vous avec les gardiens pour le fonctionnement des accès à l’entreprise des véhicules ; à l’entrée, enregistrement des immatriculations sur registre idem sur le talon et le badge, et à la sortie, rien car multiples issues. Afin d’avoir des statistiques qui tiennent la route, leur responsable leur a demandé d’additionner simplement les plaques d’immatriculation en fin de page du registre !!!

Seconde aventure analyse des postes de nuit soit 38 personnes, vérifier ce qu’elles font exactement.

Sur les 38, 8 faisait ce qu’elles devaient faire, 9 autres faisait à peu près ce qu’elles devaient faire, 4 se sont mises au travail, et les 17 autres … n’ont jamais été trouvées.

Patrick lui aussi a gentiment répondu à nos questions sur ce métier qui n’est pas toujours bien accueilli dans les entreprises.

Gérard était notre gardien du temps et nous a fait remarquer que les trois discours étaient sur la même durée.

Une fois de plus, nous avons tous constaté que le discours est plus facile, le public très attentif quand il s’agit de vécu.

Notre prochain rendez-vous aura lieu le 14 novembre. L’animateur en sera Michaël.