Calendrier année 2018-2019

Rendez-vous à la salle polyvalente N° 1, Rue Gustave Humon à 19h30 les 

Septembre : le 19

Octobre : le  17

Novembre : le 14

Décembre : le 19

 

2019

Janvier : le 16

Février : le 13

Mars : le 20

Avril : le 10

Mai : le 15

Juin : le 28 au Château d'Eygreteau

EXPRESSION ORALE

Les discours en public sont souvent source d’appréhension pour nombre d'entre nous.

Que ce soit pour des raisons professionnelles ou privées, nous sommes tous amenés, à un moment ou à un autre, à prendre la parole :
- Entretien d’embauche,
- Présentation commerciale,
- Oral d’examen,
- Allocution de départ,
- Speech pour un mariage, etc.

Contact : Armelle 06 79 69 91 49

Atelier du 15 mai 2019

La soirée a été animée de main de maitre par Claire, qui après avoir présenté les différents orateurs et leur niveau de discours a passé le relais à Patrick pour les improvisations.

Le thème en était le suivant : « Vous vous lancez dans une grande entreprise de rangement et là vous découvrez brusquement un objet qui vous rappelle irrésistiblement une personne de votre famille. Racontez.

Marie-Christine s’est mise à ranger la chambre de son frère avec sa bénédiction. Dans une petite boite en carton, elle a trouvé une coupelle en porcelaine de Limoges. Elle est repartie une trentaine d’années en arrière, alors que fillette, sa mère et elle avaient accompagné leur fils et frère pour ses 3 jours. Depuis, la coupelle trône fièrement dans la vitrine familiale où elle a rejoint ses consœurs.

Jean-Michel a retrouvé un violon d’études alors qu’il inspectait son grenier dans l’espoir d’alimenter le vide-grenier de sa fille. Ce violon appartenait à son grand-père, qui l’avait transmis à sa fille et sur lequel Jean-Michel aurait également joué s’il n’avait choisi le saxo soprano.

Fabienne L triait des photos toutes mélangées dans un carton à chapeau, lorsqu’une lettre a attiré son attention. Sa meilleure amie la lui avait envoyée alors que Fabienne était enceinte de son dernier enfant. Outre des dessins, il y avait un joli compliment pour Fabienne, qui entretenait une vraie relation avec la fille de son amie. Séquence émotion en pensant à cette jeune fille âgée de 35 ans aujourd’hui et atteinte de sclérose en plaques.

Lors d’un déménagement, Michaël a trouvé une petite boite en carton anodine, toute plate. Mais le contenu n’avait rien d ‘ordinaire aux yeux de Michaël : c’était le moulinet de pêche reçu en 1990 pour l’obtention de son BEPC. Il avait eu le choix entre une mobylette et du matériel de pêche … Il l’a renvoyé à la société productrice qui le lui a remonté.

Fabienne B a reçu un cadeau auquel elle ne s’attendait pas. Après le décès de sa mère, elle avait éprouvé de la colère à l’idée de ne posséder aucun écrit de sa mère. Lors du décès de son papa, il a bien fallu effectuer le déménagement et là, entre des 33 tours, des albums photos, un petit carnet avec un Pierrot dessus lui a fait de l’œil : elle l’avait offert à sa mère pour un Noël et il servait de confident aux trois femmes, Fabienne et sa sœur et leur mère. C’était un livre ouvert dans le quel chacune écrivait.

Jean-Pierre évoque un objet qui tous les ans remue des souvenirs : le fusil de son grand-père. Caché derrière le sapin de Noël, quand décembre se profile, Jean-Pierre le manipule en sortant le sapin. C’est le seul objet hérité de son père, qui lui avait fait essayer cette vieille pétoire à 12 ans, assurant ses arrières pour que déséquilibré par le choc, il ne se retrouve par terre.

Rose-Marie a retrouvé un objet que son père manipulait avec dextérité en chantant le tube de Luis Mariano « Fandango » : des castagnettes. A chaque fête de famille, il aimait réjouir l’assemblée avec cette chanson. Posées dans leur papier de soie rouge, c’est le seul trésor lui restant de son père.

Armelle n’est pas du tout inspirée. Occupée à prendre des notes, elle n’a pas eu le temps de réfléchir. La seule chose qui lui vient à l’esprit est un livre de la bibliothèque Rouge et Or « Corentin et l’ile aux oiseaux » qu’elle voudrait retrouver.

Claire a eu la joie intense de retrouver dans des papiers un texte appelé « L’Eglantier » écrit par sa maman en 2004 sur le chemin de Saint-Jacques. Sa mère adore les fleurs et son ange gardien l’a certainement accompagnée pour ce magnifique texte de trois pages. Aujourd’hui, sa mère n’y a plus accès puisqu’elle est enfermée dans la maladie d’Alzheimer et Claire est heureuse de détenir un bout de son trésor.

Patrick a retrouvé dans ses papiers une lettre de sa grand-mère adressée à sa  mère quand elle s’est remariée. Y était glissé un papier, qui s’avèra être un papier à en-tête de son grand-père, reconnaissable entre tous grâce à son graphisme très calligraphié qui ressemblait à l’écriture de son grand-père auquel il était très attaché.

Merci à Patrick pour ce beau sujet d’improvisations qui a permis de beaux partages.

Jean-Michel, en tant qu’académicien, prend le relais. Après moult interrogations, il a été séduit par l’expression « ça tombe sous le sens », lui qui déteste les évidences.

Est-ce d’ailleurs si évident cette locution ? Est-ce qu’elle tombe autant sous le sens ? Car de quel sens parle-t-on ? De plus on peut être trompé par ses sens … Cette expression a vraiment tout pour plaire à Jean-Michel. En fait, elle remonte à la fin du 17ème siècle, le sens en question étant le toucher. Cela tombe sous le sens serait synonyme de tomber sous la main qui va ainsi explorer par le toucher et exprimer l’évidence de la chose.

Il semblerait que la toute première expression ait comportée plusieurs sens : « tomber sous les sens » et est attribuée à Blaise Pascal (1623-1662). Quand ce dernier n’arrivait pas à expliquer quelque chose, il disait « cela tombe sous les sens ».

Aujourd’hui elle signifie que c’est conforme au sens commun, avec une idée de domination : être soumis à cette évidence.

Pour chauffer les muscles faciaux de nos orateurs, Claire a préparé quelques virelangues : « Si ma tata tâte ta tata, ta tata sera tâtée », mais elle a tout de suite relevé le niveau en nous proposant un virelangue de Jacques Prévert : La pipe au papa du Pape Pie pue.

En ce qui me concerne, j’adore « Gisèle gèle des aisselles sous l’échelle chez elle à Courchevel ».

Puis Fabienne B, évaluée par Fabienne L,  ouvre la partie discours, avec un discours n° 4 : utiliser sa voix en variant le ton, le rythme.
Fabienne B désirait que Fabienne L soit son évaluatrice car elles ont de nombreux points communs : en tout premier lieu le même prénom, leurs maris portent les mêmes initiales, leur fratrie est similaire et leur papa est cuisinier ! Elle nous raconte avec émotion la première fois où elle a réussi à rentrer dans le labo de son père. Ce dernier n’aimait pas avoir du monde sans ses jambes aussi Fabienne s’est-elle retrouvée rapidement à avoir le droit d’être assise dans l’escalier. Et son père lui confie une mission de taille : appeler le personnel ; lorsqu’il lui disait « enlève », elle devait crier, mais comme sa mère ne trouvait pas convenable qu’elle crie, elle trouva un subterfuge et tapa à la porte dès que son père lui disait « Enlève ».
C’est ainsi que sans rien noter elle a appris ses recettes, qu’elle était capable de lui refaire bien des années plus tard, alors que lui-même avait rendu son tablier.

Elle a poursuivi cette tradition en achetant un gong pour appeler ses enfants à table.

Marie-Christine, évaluée par Michaël, elle aussi, nous présente un discours n°4.

Sa passion du cheval remonte à des années, mais est-elle aussi passionnée que son père ! C’est ce dernier qui a découvert un haras à Troquereau et qui a institutionnalisé un rituel : tous les samedis matins après les courses, son père emmenait Marie-Christine et son frère voir les chevaux, et la visite s’allongeant, Marie-Christine trouvait souvent le temps bien long.

Puis, il s’est mis à driver et alors que le haras comptait 10 chevaux, il passait un bon moment avec chacun. Marie-Christine avait toujours l’angoisse qu’il tombe. Au bout d’un an ou deux, il a décidé de driver en courses, et en tant qu’amateur pouvait driver des chevaux âgés de 6 à 8 ans. Le frère de Marie-Christine s’est alors passionné aussi.

Il revient à Marie-Christine un beau souvenir. Son père se trouve à driver à Agen, lorsqu’il entend un spectateur dire de lui « c’est papy qui fait de la résistance ». Est-ce cela qui a décuplé sa rage de gagner ? toujours est-il que ce jour-là il a franchi le premier la ligne d’arrivée.

A présent, c’est son frère qui veut prendre le relais et va passer sa licence d’amateur.

Jean-Pierre, évalué par Rose-Marie, présente un discours n° 5 : Toucher son public - Accepter ses émotions et en jouer.

Les images qui montrent les guerres bouleversent toujours Jean-Pierre ; il aime regarder les images d’archives et notamment la série Apocalypse d’Isabelle Clarke. Comment rester insensibles quand on voit ces enfants qui voient leur père prendre le train pour ne jamais revenir ? Comment rester insensibles à ces femmes qui voient partir leurs maris ou leur fiancés ?

Les Poilus partent joyeux, persuadés que cela ne va pas durer longtemps. Ils ignorent ce qui les attend. Il est difficile de contempler la bêtise humaine et tout ce que ces gens vont vivre comme souffrances pour satisfaire l’égo et la volonté de puissants qui se moquent des Poilus. Jean-Pierre se sent d’autant plus concerné par Verdun que la résidence secondaire de son père se trouvait dans les côtes de Meuse, et petit garçon il jouait dans les tranchées qui restaient présentes. Il faisait ainsi le lien et pouvait comprendre la souffrance subie par les Poilus. Il est toujours ému quand il voit les images de glacis à traverser pour attaquer les tranchées allemandes.

Les écrits sont aussi parfois très forts. Maurice Genevoix a écrit « Ceux de 14 » ; il y retrouve les bivouacs dans des villages qu’il connait et ainsi s’identifie à la souffrance exprimée qu’il ressent en lui-même.

Dans ces émissions, il y a aussi des reportages sur la deuxième guerre mondiale, et là il retrouve ce que son père lui a raconté au sujet de la débâcle, lorsque les Allemands ont détourné la ligne Maginot. Les stukas attaquent les convois de civils en piqué. Son père a subi cela avec l’aviation italienne. Il a vu des gens déchiquetés. Le lien est fort entre ce qu’il voit à l’écran et le vécu de sa famille, ce qui le bouleverse.

Il va bientôt y avoir les élections européennes et Jean-Pierre pense que si lui n’a pas connu ce genre de situations, c’est certainement grâce à l’Europe. Dimanche 26, il ira donc voter pour l’Europe pour que nul ne puisse revivre ce genre de situation.

L’Europe qu’on voudrait n’est peut-être pas celle que l’on souhaite mais elle préserve.

Notre prochaine soirée de l’atelier de la Parole au Discours aura lieu lors de notre week-end du 28 et 29 juillet pour notre réunion semestrielle au Château d’Eygreteau.

Le vendredi 28 juin à 19h30 rendez-vous pour une soirée de discours suivie de jeux.

Le samedi 29 juin : journée sur le thème « Zéro Déchets » puis auberge espagnole pour les adhérents à l’Association.

Ensuite, rendez-vous en septembre pour la reprise de nos ateliers mensuels.

Atelier du 10 avril 2019

Ce 10 avril, c’est Jean-Michel qui devait faire un vœu car il occupait pour la première fois le rôle d’animateur.

Michaël, en charge des improvisations, a lancé le sujet : « Décrivez dans quel pays vous seriez prêt à vivre en dehors de la France »

Marie-Christine : l’Irlande, car les gens y sont très chaleureux, aidants, agréables. Ils vivent d’une façon plus relax, et sont moins speed que nous. Agréables même quand il y a des bouchons ou une circulation difficile.

Fabienne L irait en Italie. Elle adore les Italiens et leur langue. Ils ont gardé des trésors. Ils sont chauvins mais malgré tout dans l’ouverture et les paysages sont très différents.

Claire choisit également l’Italie. Elle a visité plusieurs régions – Naples, les Pouilles. Les Pouilles désertiques lui ont plu. La cuisie y est succulente.

Contrairement à ce qui lui est proposé, Fabienne B décide de rester résolument en France pour la qualité de vie et la disparité des régions.

Rose-Marie s’installerait au Sénégal en raison de la présence permanente du soleil. Sans télé, ni ordinateur, ni grande ville, elle choisirait une maison près de la plage dans un village de pêcheurs. Les gens sont toujours gentils, pas pressés et ont un rythme de vie plus cool.

Jean-Pierre naviguerait entre deux pays : le Portugal pour sa bonne image d’accueil des étrangers et les gens ont l’air d’être heureux, et l’Italie qui réserve de belles surprises et attire les retraités sur le plan financier.

Françoise reste elle aussi en France où il y a beaucoup de régions sympathiques et différentes pendant 9 mois et les trois autres elle les passe en Irlande.

Jean-Michel choisit la France en premier, mais s’il doit partir il irait au Canada au Québec, puisqu’il parle … le québécois ! L’état d’esprit y est différent. Québec est une ville très agréable à vivre, comme Bordeaux. La gentillesse et la politesse y règnent. Les Québécois sont les Marseillais de l’Amérique du Nord.

Michaël irait en Nouvelle-Zélande où règne une grande diversité de paysages. Il n’y serait pas dépaysé puisqu’un Néo-zélandais a trouvé que le pineau était une boisson extraordinaire et qu’il va planter de la vigne pour en faire.

Marie-Christine, en tant qu’académicienne, nous propose une expression du 15ème siècle : « Acheter chat en poche », c’est-à-dire faire une affaire sans vérifier si elle est intéressante. Le mot « poche » désignait un sac et les chats y étaient enfermés, le sac cousu sans pouvoir vérifier l’état du chat.

Jean-Michel ajoute une précision le mot « handicap » vient d’une expression similaire, mais anglaise cette fois « hand in cap », ce qui signifie littéralement « main dans le chapeau ». Cette expression découle d’un jeu d’échanges d’objets personnels qui se pratiquait en Grande Bretagne au 16ème siècle. Un arbitre évaluait les objets et s’assurait de l’équivalence des lots afin d’assurer l’égalité des chances des joueurs. Le handicap traduisait la situation négative, défavorable, de celui qui avait tiré un mauvais lot.

Les virelangues choisies par Jean-Michel donnent un peu de fil à retordre ; il les a classées par ordre de difficulté, et il est évident que c’est « seize chaises sèchent » qui a fait nos mots se chevaucher … !

  • L'ouïe de l'oie de Louis a ouï. Ah oui ? Et qu'a ouï l'ouïe de l'oie de Louis ? Elle a ouï ce que toute oie oit (Raymond Devos)
  • Mais même amidonnée l’amibe
    Même l’amibe malhabile
    Emmiellée dans la bile humide
    L’amibe, ami, mine le bide (Boby Lapointe)
  • Tic et Tac ont chacun leur tactique. Tic pique Tac quand Tac attaque Tic, et Tac attaque Tic quand Tic pique Tac
  • Ces Basques se passent ce casque et ce masque jusqu’à ce que ce masque et ce casque se cassent
  • Trois tortues à triste tête trottaient sur trois toits très étroits.
  • Ciel si c'est cinq sous ces six ou sept saucissons-ci, c'est cent cinq sous ces cent sept saucissons aussi
  • Six fûts, six caisses : la main entre les caisses, le doigt dans le trou du fût. Six fûts, six caisses : le doigt dans le trou du fût, la main entre les caisses
  • Seize chaises sèchent

 C’est le tour des discours et Patrick, en tant que notre gardien du temps, vérifie le respect des temps annoncés.

Claire, évaluée par Jean-Pierre, présente un discours n°4 : utiliser sa voix ; apprendre à en varier le ton, le rythme …

Elle gère cela de manière magistrale en nous expliquant sa recherche.

Elle s’y est pris 4 semaines en avance et a écouté les orateurs du 20ème siècle.

En ce qui concerne Martin Luther King, son épouse et sa mère l’ont aidé à rythmer sa voix.

Certains ont utilisé leur corps dans des buts plus funestes

Elle nous parle ensuite des découvertes de Boris Cyrulnik : la parole a un impact sur notre mémoire et parler après avoir vécu des évènements douloureux en diminuerait l’impact.

Armelle nous conseille de trouver un sujet en adéquation avec la voix. Parler le québécois, c’est mettre un accent teinté de mélodie et de joie. (Claire imite l’accent à la perfection). Pour Gérard, c’est insupportable de parler comme ça.

Elle pense également à Alphonse Daudet et à son sous-préfet bien en peine d’écrire un discours sérieux et qui ne peut aller plus loin que « Messieurs et chers administrés »

Claire a mis tout son talent pour illustrer son thème « utiliser la voix » ce qui est bien difficile à rendre par écrit.

Rose-Marie, évaluée par Françoise,  présente un discours libre pendant dix minutes.

C’est l’histoire de la petite fille au pompon rouge dans les années cinquante. Les moyens de la famille étant limités, la mère nettoyait tous les dimanches les ballerines des trois filles pour aller à la messe. Le curé, l’abbé Moulinier, venait les chercher. Après la messe, direction le manège dans le but d’attraper le pompon rouge et ainsi d’avoir un tour supplémentaire. C’était le rêve de Rose-Marie d’attraper ce pompon et elle y est arrivée une fois.

Plus tard, son papa était menuisier et avait construit le manège. Elle l’aidait à le faire tourner et avait la mission de tenir le pompon et de l’agiter au bon moment. Hélas, cette mission lui a été retirée, car son bon cœur lui faisait faire gagner beaucoup de tours. Elle a rendu heureux beaucoup de monde et ce souvenir la réjouit.

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Fabienne L , évaluée par Fabienne B, présente elle aussi un discours n° 4 « Utiliser sa voix » avec l’objectif de savoir varier le ton, le rythme …

On entend beaucoup parler du malaise des policiers ainsi que du malaise des gendarmes … mais beaucoup moins des victimes ; 2200 blessés plus ou moins graves dus :

- aux GLI (grenades lacrymogènes instantanées) : aucun autre pays ne les utilise et elles sont classées armes de guerre

- aux LBD (lanceurs de balles de défense) : très dangereux lorsque le tir est effectué de très près

Fabienne cite de nombreux exemples dont

- 1 mort de 80 ans à Marseille (grenade reçue au visage)

- 5 mains arrachées à Bordeaux

- 174 blessés à la tête par LBD

Tout cela rend Fabienne triste et cela l’émeut. Car pour ces gens, engager une procédure pour être considéré comme victime se monte à 10 000 euros et les policiers et les gendarmes ne sont pas responsables car ils obéissent à des ordres. Leur seule possibilité est de se retourner contre l‘Etat.

Si vous désirez en savoir plus, rendez-vous sur les sites :  reporterre.net et desarmons.net

Notre prochain rendez-vous : 15 mai  2019, à 19h30, salle polyvalente N° 1, rue Gaston Humon à Coutras.

Les différentes fonctions seront tenues (sous réserve de changements) par :

Animateur : Claire

Impros Patrick

Académicienne Jean-Michel

Temps ?

Orateurs

Fabienne B discours n°4

Jean-Pierre discours n° 5

M-Christine Vayr discours N° 4

Evaluateurs : Michaël - Rose-Marie - ?

A très bientôt

Atelier du 20 mars 2019

Ce 20 mars, jour du printemps,  nous réunissait sous la houlette de Patrick qui était notre animateur.

Marie-Christine, en charge des impros nous propose de réfléchir à une future possible réincarnation ?  « Si vous deviez être réincarné dans un arbre, quel arbre choisiriez-vous et pourquoi ? »

Armelle commence : le noisetier  lui conviendrait bien, d’une part parce que c’est l’un des sept arbres sacrés celtes, et d’autre part il est à la fois esthétique : il monte assez haut, est buissonnant et occultant et utilitaire : il nous donne généreusement ses fruits.

Claire, étant petite, adorait les saules pleureurs ; aujourd’hui elle n’en peint jamais, mais c’est un arbre qui caresse les animaux, l’herbe avec ses longues branches.

Gérard sera un chêne : c’est grand, cela produit des glands et permet de faire des barriques de vin.  Saint-Louis rendait la justice sous son chêne. Il est majestueux, harmonieux, avec de belles racines.

Fabienne L adore le tilleul, qui est harmonieux, donne de jolies fleurs, sent très bon et ses fruits sont utilisés pour des infusions pour dormir.

Fabienne B opte pour la clématite armandii. Elle résiste jusqu’à -20°C, fleurit en plein hiver jusqu’au printemps et sent le chocolat. Son feuillage persistant permet de garnir une tonnelle et de faire un parasol naturel en été.

Rose-Marie choisirait l’olivier : il est multi-services : beau, très ancien. Au niveau symbolique il est synonyme de chance, sérénité, et harmonie. Il donne une huile extraordinaire en Provence, ses olives sont excellentes  à l’apéritif. Il sert même quand il est vieux puisqu’one en fait des objets artisanaux. Il est très robuste puisqu’il résiste au froid et aux tempêtes.

Michaël se voit bien en frêne, qui est très facile à vivre. Il pousse rapidement. Il suffit de le tailler en trogne et ainsi il repousse. Il est précieux pour sa biomasse. Un petit bémol : il est délicat et sensible aux maladies.

Françoise serait un solide chêne. C’est ancien, on y rendait la justice à son ombre, c’est sérieux : cela lui ressemble bien.

Jean-Michel imagine être un sapin, toujours vert. Il a la forme d’une flèche dirigée vers le ciel, il résiste au froid et donne un très bon bois pour l’habitation.

Pour Jean-Pierre, le cerisier est attrayant car c’est un arbre qui annonce les beaux jours grâce à sa magnifique floraison. Il porte des fruits de différentes variétés, toutes succulentes. Il sert de perchoir aux oiseaux, le pic-vert y fait ses trous, il reçoit beaucoup de visites.

Patrick serait un platane. Le platane ne sert pas à grand-chose si ce n’est à donner de l’ombre. Dans le parc de ses grands-parents, il y avait une multitude de platanes et c’est en cela que c’est un arbre important pour lui.

Marie-Christine, elle, serait un pin. A Lacanau, il y a beaucoup de pins et elle y est totalement dépaysée. Les voir bouger et respirer leur odeur la calme. On peut se chauffer grâce à lui. Et c’est un très bel arbre.

L’Académie fait son entrée sous les traits de Claire qui nous propose « Revenons à nos moutons », expression très ancienne issue de la Farce de Maître Pathelin, pièce toujours jouée de nos jours. Il s’agit d’un vol de moutons et de drap entre 4 personnages. Au moment du procès, le coupable se mélange les pinceaux entre les moutons et les draps et le juge rappelle le motif principal en disant « Revenons à nos moutons. »

Arrive le moment des virelangues pour faire virevolter nos langues et décontracter les muscles du visage. Patrick nous a bien amusés avec ces phrases :

  • Dans le hall du bal, Bill déballe des boules et des balles, mais une balle de Bill déboule du hall du bal.
  • Ces Basques se passent ce casque et ce masque jusqu'à ce que ce masque et ce casque se cassent.
  • Macha la vache mâcha la mâche et se tacha. Macha la vache à tâches lava la tâche.
  • Maman m’a mis ma main sur mamie, mais mamie m’as mis ma mie dans ma main.
  • Chaque chouette chic choque chaque chapon chaste.
  • Chez les Papous, y’a des Papous papas à poux papas, des Papous papas à poux pas papas, des Papous pas papas à poux papas, et des Papous pas papas à poux pas papas.
  • Le cou, c’est mou, le mou du cou, c’est doux, le mou doux du cou, ça bout.
  • À qui est acquis quoi ? Quoi est acquis à qui ? Qui a acquis quoi ? Qui a quoi d’acquis ?

C’est le tour des discours. Ce soir, notre gardien du temps est Françoise.

Marc, ayant déclaré forfait, Armelle, évaluée par Gérard, démarre un discours libre sur l’assertivité.

Nous vivons une période instable et le mal être semble s’accentuer.

Je voudrais profiter d’un incident vécu récemment pour vous parler des personnes difficiles, voire toxiques.

Qu’appelle-ton des personnes difficiles ? Des personnes qui sortent des clous facilement ou pour parler plus vulgairement « pètent un plomb » brusquement dans un contexte non hostile.

S’ensuivent des paroles coupées, des attaques personnelles, des insultes, voire des humiliations.

Nous pouvons nous-mêmes être parfois ces personnes difficiles.

Alors je vais vous expliquer quelque chose :

-          Ecoutez bien ce que vous dites des autres, car ce que vous dites de l’autre parle de vous. Vous voyez bien chez les autres ce que vous adorez … ou ne supportez pas chez vous. Lorsque vous pointez quelqu’un du doigt, vous avez un doigt pointé vers lui, l’index, mais trois autres doigts pointés … vers vous.

 Armelle s’est équipée d’une planchette, d’un marteau et de clous.

Armelle se tourne brusquement vers Claire et commence à l’insulter car son expression « revenons à nos moutons » est à ses yeux ridicule. Tout en l’accusant, elle plante des clous dans sa planchette.

Car lorsque nous pétons un câble, pour nous calmer, nous plantons des clous chez les autres en utilisant la conversation « klaxon », pleine de « tu » accusateurs :  « tu ne sais pas … tu ne pourras jamais … « tu n’es qu’un … »

En fait, lorsque nous sommes « hors de nous », c’est que l’un de nos besoins n’est pas satisfait.

Donc au lieu de critiquer les autres, asseyez-vous avec vous-même pour vous accueillir comme vous êtes dans cet instant et observez ce qui vous manque cruellement … et allez le chercher. Beaucoup de gens reportent leurs frustrations personnelles sur des gens complètement extérieurs : c’est plus facile, très couard et ne résout pas le problème.

De quoi avez-vous besoin si impérativement que vous dérapez ?
Réfléchissez à votre solution :  « Comment puis-je satisfaire ce besoin » ?.

Et puis ensuite, allez-vous excuser. L’autre  ne peut pas deviner vos besoins. Vous seul en êtes responsable. Il n’a été que le révélateur de ce qui vous manque. (Vous devriez même le remercier).

Ce n’est pas vous qui êtes en cause, c’est votre comportement. Et ce comportement n’est pas admissible et laisse des traces.

Armelle reprend la planchette, va s’excuser auprès de Claire, tout en retirant les clous.

Puis elle nous montre la planchette : même si les clous ont été retirés, les traces en sont toujours visibles.

Une seule solution pour ne prendre les autres pour nos punchingballs : travailler sur nous.

Je nous parle de nous lorsque nous sommes « difficiles pour les autres », mais il arrive que nous devions faire face à  des personnes difficiles qui s’en prennent à nous.

Nous devons alors avoir à l’esprit combien leur vie doit être pleine de difficultés et de frustrations pour être dans cet état. La compassion – sans se laisser marcher sur les pieds – est la bonne attitude. « Quelle vie difficile il doit avoir pour en arriver là !».

Je vous souhaite donc d’être au fait de vos besoins pour vivre heureux, décontractés et ne plus embêter personne.

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Jean-Michel, évalué par Rose-Marie,  prend la suite avec le discours N° 1 .

 Il y a des gens qui n’ont que des certitudes » et pour Jean-Michel c’est rarement le cas.

Au sortir de son bac, il envisageait 3 voies : le lycée technique de Niort pour être dessinateur industriel, l’école de journalisme de Lille ou la faculté de droit. C’est finalement cette dernière option qu’il a choisie. Deux ans plus tard, il doit effectuer son service militaire, service qu’il fera en Allemagne, mais avant de partir il passe le concours d’entrée à la police pour devenir Officier de police adjoint.

A 21 ans, il commence sa carrière un … 13 mai 1968 à Paris. Ce lundi, jour de sa prise de fonction, sera douloureux en raison de chaussures trop ajustées et 3,5 km à faire à pied entre son domicile et son lieu de travail car le métro est en grève … cela ne vous a pas échappé que les « événements » ont commencé.

15 jours plus tard, les salaires augmentaient de 10 à 20 %, ce qui a correspondu à l’augmentation du coût de la vie dans l’année qui a suivi.

Geismar, Krivine et Cohn-Bendit lui ont donné l’impression d’avoir appris l’Internationale sur un piano à queue plutôt que dans les cours de cités de banlieue. A cette époque, Jean-Michel habite Neuilly, Avenue du Roule, mais au 7ème étage dans une chambre de bonne car son oncle et sa tante y sont gardiens. Jean-Michel utilise l’ascenseur de service. Les jeunes qui habitent l’immeuble et vont manifester utilisent eux l’ascenseur normal et Jean-Michel est très surpris de les entendre proclamer « qu’ils vont faire valoir leurs droits » … ce sont des jeunes de son âge.

Avec la police, il a l’impression d ‘avoir trouvé la bonne voie et aujourd’hui en est plutôt persuadé..

Dans la Brigade Criminelle, il doit suivre des procédures assorties de preuves … les certitudes n’y ont pas de place.

A Bordeaux, il avait demandé la Division Economique et Financière et ira donc … au GRB (Groupe de Répression du Banditisme) où il fera de la pénétration du milieu délinquant. Là encore lors de la rédaction de ses comptes rendus, il s’est attaché à dire des choses dont il avait eu la preuve car il a du mal à être convaincu. Après un an et demi, il a été affecté à la Division Economique et Financière, et là il s’est rendu compte qu’il lui fallait impérativement la preuve pour établir la culpabilité de quelqu’un.

A l’âge de 56 ans, après 35 ans de services répressifs, l’Administration l’a mis dehors et il est devenu juge au Tribunal d’Instance de Bordeaux où il a vécu une autre vision du justiciable. L’intime conviction n’a plus cours aujourd’hui, il faut des preuves.

L’article L132-8 du Code du commerce l’a particulièrement touché : si vous signez un contrat avec un une entreprise (par exemple un déménageur) et que cette entreprise fait appel à un sous-traitant, bien que vous ayez déjà payé la prestation à la société initiale, le sous-traitant est en droit de vous faire payer une deuxième fois la prestation si le déménageur ne l’a pas rétribué. Jean-Michel a fait cesser ce privilège du voiturier à Bordeaux en œuvrant pour abandonner les certitudes légales et contourner au moyen du vice du consentement cet article de loi, pondu par M. Gayssot, ministre communiste.

Ensuite, il a changé de métier en statuant sur le cas d'enfants handicapés et il a été confronté à un manque de certitudes sur les mesures que l’on prend à l’égard de ces enfants, car à ce niveau-là il s'est demandé si l’on ne "fabriquait" pas des enfants handicapés, (handicaps assez légers : tous les « dys ») car à ses enfants pour les guérir on leur offre un ordinateur. Ce n’est pas cela qui les aide à apprendre à écrire.

Jean-Michel a donc une collection très importante, impressionnante de doutes. C’est un trait de sa personnalité. Il conclue par une citation d’Aristote « Avoir des doutes, c’est le début de la sagesse » et il se dit toujours en stage.

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Michaël , évalué par Jean-Pierre, présentait son discours n° 4 « Utiliser sa voix » avec l’objectif de savoir varier le ton, le rythme …

S’il y a un pays qui lui ferait bien quitter les frontières, c’est l’Islande, apparue grâce aux forces telluriques : les volcans.

L’Islande, jusqu’alors sous domination danoise, acquiert son indépendance en 1944 et son économie tourne autour de la pêche et de la géothermie. Dans les années 1990, une économie financière et de services se développe et fonctionne très bien. Au  début des années 2000, le revenu par habitant est un des plus élevés de la planète.

En 2008, le système se casse la figure. La banque Icesave ne peut plus rembourser ses clients anglais (200 000 clients) et néerlandais (100 000).

La dette se monte à 4 milliards à rembourser.

Des accords bi-latéraux se mettent en place, mais le peuple n’accepte pas le remboursement des investissements financiers. Régulièrement des manifestations massives rassemblant des milliers de personnes ont lieu devant le Parlement. Elles se rendent même à la résidence du Président.

Une pétition est lancée pour exiger un référendum demandant à la population si elle souhaite s’acquitter du remboursement de la dette ; un quart de la population signe. Le référendum a lieu en 2010 et c’est le refus du remboursement à 93 %. L’Angleterre classe l’Islande comme un état terroriste.

Cette révolution se poursuit avec un processus mis en place pour écrire une nouvelle constitution. En 10 ans, 5 élections législatives ont eu lieu et le peuple est devenu très méfiant vis-à-vis des gouvernants.

Le cas islandais montre qu’un peuple peut décider de son avenir et ce sans force, ni violence, juste en se mobilisant et en contrôlant ses gouvernants.

Prochain rendez-vous : 10 avril 2019, à 19h30, salle polyvalente N° 1, rue Gaston Humon à Coutras.

Voici les postes tenus :

Animateur : Jean-Michel

Impros : Michaël

Académicienne : Marie-Christine

Temps ?

 Orateurs

Rose-Marie discours libre

Claire discours N°4

Fabienne L discours N° 4

 Evaluateurs : 

Fabienne B

Françoise

?

 

 

Atelier du 13 février 2019

Ce 13 février nous réunissait autour de Jean-Pierre, animateur de cette soirée.

Après nous avoir accueillis et excusés Marc, Michaël et Rose-Marie, Patrick lançait les improvisations  « Enfant ou adolescent, à quel(s) personnage(s) vous êtes vous identifé ? »

Fabienne L s’en souvient très bien. Elle ne se trouvait pas très jolie mais était fascinée par Mia Farrow et sa coupe de cheveux ultracourte. Pour elle cette coupe était inaccessible car, à ses yeux, seule une très jolie femme pouvait porter cela. Et puis, un jour, elle a franchi le pas de porte d’un coiffeur : quelques minutes plus tard, elle ressortait … tondue pour son plus grand bonheur.

Fabienne B qui a reçu une éducation catholique était fan de Bernadette Soubirou et passionnée par son histoire.

Marie-Christine,  footeuse depuis l‘âge de 11 ans, voyait tout naturellement en Dominique Bathenay, qui jouait au N°6 demi-défensif, son idole. Il a quitté Saint-Etienne pour Paris, qu’il n’aimait. Sa plus grande déception a été le cadeau d’anniversaire de ses 15 ans : au lieu du maillot du PSG rêvé, ses parents lui ont offert une bague … source d’un torrent de larmes.

Jean-Michel n’avait pas d’idole. En revanche, beaucoup de gens l’ont intéressé. En effet, ayant perdu sa maman tout jeune, il a été élevé par ses grands-parents, venus exprès habiter Coutras. Il avait honte de ne pas être comme les autres et s’est beaucoup identifié à ses pairs, qui avaient beaucoup plus de chance que lui et qui menaient une vie qu’il enviait.

Jean-Pierre a beau chercher  il n’arrive pas à trouver une personne qui ait eu une place spéciale. En fait, dans els personnes vues ou côtoyées, il recherchait certains traits de caractère.

Armelle se souvient d’un bus qui était passé présentant les activités de missionnaire en Afrique, soignant les polulations et notamment les enfants. Cela lui semblait et lui semble toujours une profession enviable, car utile.

Patrick suivait la carrière de Louison Bobet, qui gagne le Tour de France 1955 en étant sérieusement blessé. Et c’est pour cela qu’il l’aimait car il a toujours fait face à beaucoup d’adversité et a dû se battre et se bagarrer. Plein de ressources, il a inventé la thalassothérapie. Comme Patrick faisait beaucoup de vélo, il pensait à lui quand c’était dur et à sa phrase fétiche « et ce sera comme cela jusqu’au sommet ».

En tant qu’académicienne, Armelle propose plusieurs expressions :

« Conduire dans les tablettes de chocolat » : expression sénégalaise signifiant conduire sur une route défoncée.

Venant du Canada, l’expression « le chat est sorti du sac » l’équivalent de notre « découvrir le pot aux roses »

Et de Suisse : « faire un clopet » pour faire un petit somme, expression aussi énergique que la congolaise « aller au pas de caméléon » pour signifier que la personne marche très lentement.

La Belgique nous offre le « passer à la nuit à l’amigo » pour dire « passer la nuit au poste de police » tandis que le Canada nous propose « aller dans le bain avec ses skis » pour dire « mettre les pieds dans le plat ».

Nous avons deux orateurs ce soir-là, le troisième orateur n’ayant pu être présent.

Marie-Christine choisit « passer la nuit à l’amigo » et Fabienne L « le chat est sorti du sac ».

Il est temps de chauffer les muscles des orateurs et toute l’assemblée prononce avec eux certains virelangues redoutables :

  • Si ta tata tond ton tonton, ton tonton tondu sera.
  • Gisèle gèle des aisselles sous l’échelle chez elle à Courchevel.
  • Tic et Tac ont chacun leur tactique. Tic pique Tac quand Tac attaque Tic et Tac pique Tic quand Tic attaque Tac.
  • L’ouïe de l’oie de Louis a ouï. Ah oui ? Et qu’a ouï l’ouïe de l’oie de Louis ? Elle a ouï ce que toute oie oit. Et qu’oit toute oie ?
  • Le cricri de la crique crie son cri cru et critique car il craint que l’escroc ne le croque et ne le craque.
  • T’as ton tacot qu’a la cote cocotte ! Qu’attend ton tacot qu’a la cote ?
    Mon tacot qu’a la cote attend dans la côte que l’accostent des cocottes. Et toc !
  • Ah ! Pourquoi Pépita sans répit m’épies-tu, dans le puits Pépita pourquoi te tapis-tu ?
    Tu m’épies sans pitié, c’est piteux de m’épier, de m’épier Pépita ne peux-tu te passer ?
  • Vincent vit vingt vers à l’envers, et vingt vampires en verre vert vinrent vers Vincent.
  • Il fit frire frite crue et fruits frais crus. Frite crue frite fut cuite et fruits frais crus frits furent cuits.
  • Anastase esquisse l’exquise extase.

Ouf ! Jean-Pierre a été redoutable pour nous faire nous tromper !

Fabienne B.

Puisque c’est demain la Saint-Valentin, Fabienne L (évaluée par Jean-Michel) va nous révéler quelques secrets sur les parfums, cadeaux fréquemment offerts pour cette fête.. Un parfum est composé à 85% de parfums, c’est-à-dire des essences naturelles ou végétales  et à 15% d’alcool. Si jusqu’au 19ème siècle, les essences sont naturelles, elles sont synthétiques aujourd’hui.

Le parfum et l’homme sont une longue histoire puisque dès le Néolithique les chasseurs s’enduisaient le corps d’odeurs animales pour masquer les leurs. Le Moyen-Age n’a pas été une époque propice aux parfums pour les personnes car l’Eglise y voyait Satan. Il faut donc attendre la Renaissance où les onguents et poudres se multiplient pour cacher les odeurs corporelles. Souvent des sécrétions animales sont utilisées comme le musc, le castoréum ou l’ambre.

Au 20ème siècle, le parfum arrivant en tête des ventes est le n° 5 de Chanel, produit synthétique. Un parfum est un ensemble de fragrances en 3 notes

-          Les notes de tête sont constituées de matières premières les plus légères, les plus volatiles, qui vont ressortir dès le départ de l’application, et disparaissent le plus vite, entre quelques minutes et 2 heures. Exemple : les agrumes, les notes aromatiques menthées, eucalyptus.

-          Les molécules à volatilité moyenne sont les notes de coeur, elles ont une durée de vie de 2 à 10h, et ont un rôle tampon : prolonger la fraîcheur des notes de tête, et annoncer la chaleur des notes de fond.
Exemple : les notes florales, épicées, aldéhydées.

-          Les molécules les plus lourdes constituent les notes de fond, et ont une durée de vie beaucoup plus longue, de 8h à plusieurs jours. Ce sont souvent elles qui donnent de la personnalité au parfum.
Exemple : notes vanillées, boisées, musquées, ambrées.

La capitale mondiale du parfum est Grasse, située à une vingtaine de kilomètres de Cannes.  10% de sa population travaille dans l’industrie du parfum.

Au 16ème siècle déjà, la ville est connue pour son industrie de tannage traditionnelle. Le cuir des gants avait une odeur un peu désagréable il fut décidé de les embaumer. 

Au départ les tanneurs utilisaient leurs propres substances parfumées pour embaumer leurs produits mais la demande augmentant fortement il a fallu créer une entreprise distincte consacrée à cette production. Cet évènement réjouit particulièrement la cour de Versailles qui, à cette époque luttait contre sa mauvaise odeur à grand renfort de poudres parfumées, d’onguents ou de lotions.

À la fin du 16ème siècle, l’Europe entière venait à Grasse pour y exercer le métier de parfumeur et pour tirer profit de la situation favorable de la ville. Aujourd’hui, vous pouvez visiter des établissements réputés comme Molinard, Fragonard.

 

Marie-Christine (évaluée par Fabienne B – discours n° 3 ) nous parle de la porcelaine Haviland et Bernardaud, qui fait partie de Limoge,s ville où elle est née.

Importée de Chine, la porcelaine est connue des Européens et très prisée. Un père jésuite,

François-Xavier d’Entrecolles, né à Limoges le 25 février 1665 et mort à Pékin le 2 juillet 1742, rapporte par un récit détaillé la fabrication de la porcelaine en Chine, en 1712 et en 1722. Ce récit décrit les nombreuses étapes de fabrication de la pâte, des formes, du décor, des fours…

Un apothicaire permet de découvrir un gisement important de kaolin sur la commune de Saint-Yrieix-la-Perche, en effet c’est là que sa femme vient chercher un produit pour faire sa lessive !! Louis XV s’empresse d’acheter ce gisement et en fait la Porcelaine Royale jusqu’en 1790. A la Révolution, François Alliot rachète tous les gisements et se trouve en situation de monopole.

En 1850 l’américain Haviland et 1880 Bernardaud sont en plein essor. Ces usines utilisaient beaucoup de bois, aussi des barrages étaient-ils installés. Lors du Second Empire, le cap des 10 000 ouvriers est atteint.

L’année 1906 voit la révolte des porcelainiers. La crise de 1929, les deux guerres mondiales ont entraîné des fermetures ou des reconversions, telle l’usine Legrand, aujourd’hui spécialiste du matériel électrique.

Dans les années 1980,  les habitudes de consommation ont changé et l’industrie connait un net recul de ses ventes. Il y a également moins de kaolin et il faut chercher de nouveaux gisements.

Face à la copie, notamment de la part des Tunisiens, Limoges a demandé une protection d’IGP (Indication Géographique Protégée), accordée officiellement en décembre 2017.

A l’heure actuelle, on peut toujours visiter le four Haviland, gigantesque et impressionnant.

Les nouvelles générations innovent pour résister. Ainsi chez Bernardaud, dont la 5ème génération est aux commandes, on travaille à mettre au point un gilet pare-balle en porcelaine.

Marie-Christine nous conseille d’être attentifs lors des vide-greniers, on peut y trouver de la belle porcelaine à des prix attractifs.

Prochain rendez-vous : 20 mars 2019 !

Atelier du 19 janvier 2019

Premier atelier de l’année 2019, animé par Armelle, et qui commence très fort avec l’improvisation concoctée par Michaël, histoire de nous redonner du pouvoir : inspiré par la chanson de Gérard Lenormand  Si j’étais Président de la République, il nous propose de nous engager en donnant quelle serait notre toute première mesure en tant que Président !

Courageusement, Claire se lance : ne rien faire, respirer ensemble, visiter un musée ou un lieu d’art pour s’en inspirer, ouvrir les esprits et les cœurs. Journée de paix

Rose-Marie ferait payer les riches plus que les pauvres : on paierait en fonction de sa situation, mais surtout on ne tolérerait pas les fainéants. Et une bonne retraite pour ceux qui ont toujours bien travaillé.

Fabienne B donnerait la parole aux jeunes et aux enfants, l’éducation nationale offrant des formations qui ne sont pas en rapport avec ce que les jeunes attendent.

Fabienne L : avoir une vraie discussion sur leur avenir. Organiser des groupes mélangés, avec intervention du maire, qui recueillerait les avis. Ceux qui payent ont aussi des besoins : en discuter dans la paix et l’amour.

Marie-Christine octroierait une retraite à tous dès leur jeunesse, afin que chacun ait loisir d’en bénéficier. D’abord profiter de la vie, puis travailler.

Patrick ne nommerait comme ministres que des gens qui ont connu la vie des travailleurs, et appliquerait la même règle pour les députés. Les gens ne sont souvent vus que comme des statistiques, ainsi le français moyen est issu des statistiques n’existe pas.

Marc, en tant que Président de la République, nommerait des ministres uniquement capables de réduire les dépenses publiques tout en donnant plus de social. Ils devraient résoudre ce problème.

Jean-Michel constate qu’il y a une contradiction à vouloir appliquer le programme sur lequel on a été élu et représenter tous les Français. Aussi, organiserait-il un référendum, dans lequel les gens qui prétendent ne pas avoir voté pour lui, donneraient les 3  ou 4 mesures qu’ils désirent voir mises en place.

Comme Marc et Patrick, Françoise nommerait comme ministres des gens compétents et imposerait à l’Education nationale d’instaurer de la discipline et de faire porter un uniforme aux enfants, meilleur garant de l’égalité. De plus, le montant de l’allocation de rentrée scolaire serait alloué aux écoles, leur permettant ainsi de former des gens sachant lire et écrire, et ainsi cela irait peut-être mieux après.

Armelle instaurerait une année sabbatique dans les études, non pour ne rien faire mais pour s’ouvrir l’esprit, tester et se connaitre, afin de trouver sa voie. Une pause hors cursus.

Michaël interdirait le droit d’usure : ne pas détenir de l’argent et recevoir des intérêts ce qui permettrait de reprendre en main la monnaie.

Notre académicienne, Fabienne L a repris le flambeau au pied levé, puis que Jean-Pierre, souffrant n’a pu se joindre à nous. Elle nous propose l’expression « peu me chaut ». Chaut vient du verbe chaloir à la troisième personne du singulier. C’est le latin calere : être chaud, désirer, qui nous donne son sens actuel : avoir de l’intérêt.

Le verbe chaloir à l’indicatif présent était chalant, qui a donné le mot chaland et le verbe achalander. Le chaland est celui qui achète ordinairement chez le même marchand. Un marchand bien achalandé est donc un commerçant qui a de nombreux clients, et non qui a de nombreuses marchandises.

Nos orateurs le placent judicieusement.

Quelques virelangues pour chauffer nos muscles :

  • Alerte, Arlette allaite !
  • Angèle et Gilles en gilet gèlent.
  • J'ai bu de bleus beaux globules.
  • Bruno bêche Benoît bine; Bruno bine Benoît bêche.
  • Ces fiches-ci sont à statistiquer.
  • L'essence de la science donne l'aisance des sens.
  • Empoignons ces oignons et soignons ces rognons.
  • L'huile de ces huit huiliers huilent l'ouie de l'huissier.
  • L’Arabe Ali est mort au lit. Moralité : Maure Ali, t’es mort alité.
  • Quand un cordier cordant veut corder une corde, pour sa corde à corder, trois cordons il accorde. Mais si l'un des cordons de la corde décorde, le cordon décordant fait décorder la corde.
  • A califourchon sur son canasson un bachi-bouzouk achète un vieux bouc à six mamelouks assis dans un souk.

Puis Claire prend la parole pour un discours libre sur Les dames de la licorne, œuvre d’art singulière par la qualité de l’exécution, les dimensions et le thème.

Ce sont de grandes tentures (minimum 2,5 m et au maximum 4,77 m) et d’une grande qualité. C’est George Sand qui redécouvre ce joyau du patrimoine en 1848 au Château de Boussac dans le Berry. Les tentures sont installées dans un salon et George Sand, émerveillée et inquiète de leur état, fait appel à des notables pour les sauver. C’est ainsi que l’Etat propose de l’argent à la municipalité et qu’elles sont accrochées depuis dans le musée de Cluny, dans une salle qui leur est dédiée, doucement éclairées dans la pénombre.

 C’est un ensemble de 6 tentures dont le sens reste mystérieux mais qui sont de même facture :

  • fond rouge dû à la teinture garance très chère,
  • un îlot,
  • une dame richement vêtue et une jeune fille,
  • un lion à gauche
  • une licorne à droite
  • un décor floral dit «millefleurs »
  • quelques végétaux.

Qui est le commanditaire ? Manifestement au vu des produits utilisés, le coût est très élevé : laine, soie, teintures, un artiste pour les cartons, un lissier pour le tissage … Il pourrait s’agir de la famille Le Viste, pour asseoir et montrer son importance, les œuvres d’art servant à égayer les salons. Les signes héraldiques présents : drapeaux, bâtons, animaux peuvent monter leur désir d’appartenir à la noblesse. Ils montrent aussi des qualités propres au monde du droit, dont ils sont les garants en tant que magistrats.

Ces tentures ont été réalisées vraisemblablement fin du 14ème siècle, début du 15ème, c’est-à-dire à une période où le Moyen Age bascule vers la Renaissance : les symboles et les techniques se chevauchent.

En faveur de la Renaissance : la perspective (terrasse), alors que le fond est sans perspective. Ce qui dénote aussi deux niveaux de réalisation : le fond fait par des artisans, les personnes faites par des artistes. Jean d’Ypres, qui a réalisé les Petites Heures d'Anne de Bretagne. Le personnage central y est toujours une femme, richement vêtue à la mode italienne.

Ces tentures pourraient représenter les 5 sens : le goût, le toucher l’ouïe, l’odorat, la vue et le sixième sens : le cœur, signe de l’union de l’extérieur (le monde, l’univers) à l’intérieur (notre esprit, notre âme), lieu de silence qui pourrait toucher l’universel à partir du moment où on se met dans se silence-là.

Elles sont d’une très grande poésie, retranscrivent un monde à la fois réel et imaginaire. Sur la tenture « A mon seul désir », la dame rend les bijoux, elle se défait de toutes les richesses terrestres pour s’avancer vers son âme. C’est aussi un moyen de montrer son honnêteté pour la famille Le Viste.

Le calme qui émane de ces scènes est touchant : au-delà du monde réel et pourtant bien réel et là aussi. Alors que le faucon et le héron sont deux animaux qui se font la guerre, ici ils sont simplement séparés et montrent une vie possible sans être en guerre, également en lien avec métier des Le Viste.

Les personnages féminins autorisent l’expression d’une richesse qui va vers le subtil. Avoir moins peur d’être plus sensible. A cette époque, les seules femmes représentées sont des saintes ou la Vierge Marie. Les femmes des tentures n’ont pas de rôle, pas de religion.  Ce sont des êtres humains avec une richesse d’esprit.

La licorne, c’est un animal qui va très vite, qui a vécu ou pas … Normalement elle est  pourchassée par les chasseurs (symbolique de la vierge), mais ici on ne chasse pas la licorne. Elle pourrait représenter la famille Le Viste (Viste voulant dire vite).

Lion représente la fidélité : toujours à gauche sur les armoiries.

Beaucoup de zones représentent les éléments :
-  air : drapeaux, vêtements flottant au vent
- terre : terrasse
- eau et feu : bijoux

L’humain est au milieu de quelque chose de très très vaste et très très riche.

Le mystère persiste, les historiens n’arrivant pas à comprendre. L’art ne s’explique pas par les mots, il faut sentir et visiter.

Fabienne B présentait un discours N° 3 : c'est à-dire "Jouer avec son corps".  Elle nous montre et démonte combien le corps a de l'importance pour communiquer ; il pourrait être muet, mais pas du tout il parle par ses postures.

Tout d'abord, lorsqu’on commence un discours, on scanne son corps et on se tient droit. Le corps est étiré comme si'l était suspendu à un fil, qui le tire vers le haut.

Les expressions du visage sont importantes. A notre insu, le regard, les mouvements de sourcils, le nez s'expriment. Nous nous devons de rester souriant malgré le trac.

Et que faire de nos mains ? Les laisser pendre le long du corps, se les toucher ? le mieux est de les bouger pour appuyer ce que l’on veut dire.

Nous venons de voir que toutes ces attitudes ne sont pas innées : le travail dans le miroir nous apportera beaucoup ainsi que l’avis d’autres personnes.

Il faut veiller également aux tics de paroles. Fabienne, en écoutant attentivement, s’est rendue compte qu’elle disait très facilement « par exemple », et que son mari avait deux expressions favorites « entre guillemets » et/ou « entre parenthèses ».

Et si le dicton nous dit que l’habit ne fait pas le moine, la réalité est différente. La manière de se présenter et de s’habiller donnent le ton. Est-il sérieux ou non ? Et Fabienne pour nous démontrer son originalité malgré le sérieux de l’exercice coiffe la couronne des rois. Elle nous avoue avoir été originale autrefois et s’être assagie depuis.

En résumé, la gestuelle est importante mais l’apparence aussi.

Patrick lui succède avec un discours libre sur un sujet d’actualité avec une part d’incertitude : Carlos Ghosn.

S’il n’en sait pas plus que nous sur la véracité des faits qui lui sont reprochés, il peut nous parler de son expérience et donc de son éclairage, partial bien évidemment.

En 2003, Louis Schweitzer a annoncé la venue de Carlos Ghosn à la tête de Renault pour 2005. Cela a eu pour effet de gêner toute action car il y avait ceux qui voulaient agir en fonction de ce que  Carlos Ghosn pensait et d’autres qui ne faisaient rien en prenant pour prétexte que de toutes manières Carlos Ghosn changerait tout à son arrivée. Renault était donc dirigé par quelqu’un qui n’était pas là. Des réseaux de fans se sont installés pour faire son panégyrique. Il y avait donc une forte attente à son arrivée, alors même que Louis Schweitzer était très apprécié.

Son intronisation a donc eu lieu en avril 2005. Louis Schweitzer étant encore Président, Carlos Ghosn aurait dû porter le titre de DG, mais cela ne lui suffisait pas : il a ainsi obtenu le titre de « Président de la Direction Générale ». Alors que cette année-là les résultats de Renault étaient extraordinaires, Carlos Ghosn a dit simplement « Merci Louis » puis a commencé à critiquer Renault et à énumérer tout ce qui n’allait pas.

En novembre 2005, Carlos Ghosn présente son plan stratégique 2006-2009 : les cadres-dirigeants sont réunis, les caméras enregistrent car c’est diffusé dans tout Renault et chacun attend de savoir quelle usine va devoir fermer … a contrario, Carlos Ghosn annonce une expansion délirante : 30 % en 3 ans, augmentation de la Qualité, augmentation de la satisfaction clients, diminution de la pollution … Tout le monde est surpris mais se dit qu’il doit savoir ce qu’il fait. Dans la foulée, des objectifs sont fixés pour la réalisation de la stratégie. A chaque personne annonçant ses objectifs, pourtant ambitieux, Carlos Ghosn demande un effort supplémentaire et surtout de s’engager fermement. En cas d’échec, leur bonus sautera.

En lieu et place de la culture de l’effort qui est la marque de fabrique de Renault, il impose la culture du résultat. Cela a eu pour corollaire de supprimer les efforts pour ceux qui avaient des objectifs impossibles à réaliser, comme les commerciaux … mais également pour les quelques-uns qui avaient des objectifs faciles à atteindre comme les bureaux d’études.

La crise économique survenant à ce moment …. Les mauvais résultats lui furent imputés.

Puis Patrick a eu le grand privilège de se voir confier la refonte du système de management de Renault. L’enjeu était de taille : 12 000 managers dans le monde. Patrick a présenté son plan et les trois facteurs de succès : une masse critique suffisante, des ateliers permettant la pratique, et l’exemplarité descendante. Cela a été accepté par Carlos Ghosn et déployé. Malheureusement, au plus haut niveau trois personnes n’ont pas joué le jeu de l’exemplarité : Carlos Ghosn et deux autres personnes du Comité Exécutif. Cela  a démontré un manque d’honnêteté intellectuelle.

Lorsqu’à la suite de cette mission, Patrick s’est vu confier l’évaluation du plan stratégique 2006-2009, les enquêtes menées ont fait apparaitre que la croissance n’était pas au rendez-vous, que la Qualité avait fait certes des progrès mais pas au niveau souhaité, que la rentabilité avait chuté … il s’est vu opposer une fin de non-recevoir « vous n’avez pas le droit de dire cela ». Il a donc remis son dossier au DG et cela s’est arrêté là.

Lors de la dernière assemblée générale à laquelle il a assisté, AG qui se situait après l’histoire des faux espions (Carlos Ghosn avait affirmé à la télévision « savoir ». Or cela s’est avéré être un ballon de baudruche, mais plusieurs personnes irréprochables ont été sacrifiées pour couvrir  l’erreur de leur patron), il y avait un risque de fronde de la part du public et notamment des petits actionnaires. Les directeurs du Marketing et du Design ont donc mobilisé l’attention pour éviter que les gens ne posent des questions.

Patrick ne sait pas s’il a dissimulé des revenus, ce qu’il a distribué à sa sœur ou à sa maitresse, mais il a une conviction, c’est que Carlos Ghosn est intellectuellement malhonnête. Et quelque part cela le rassure que cette affaire éclate car quelqu’un avec si peu d’éthique ne mérite pas de diriger une entreprise comme Renault, d’autant qu’il la met en péril.

Beaucoup me chaut de savoir si vous viendrez au prochain atelier qui aura lieu le 13 février 2019, à 19h30, salle polyvalente N° 1, rue Gaston Humon à Coutras.

Atelier du 19 décembre 2018

En ce dernier atelier de l’année 2018, Fabienne L était notre meneuse d’improvisations. Elle a choisi un sujet d’actualité : les gilets jaunes et a demandé son avis à chacun.

Marie-Christine n’est pas forcément pour en raison des dégâts occasionnés inadmissibles à ses yeux. Elle pense qu’ils oublient la liberté de ceux qi sont contre. Toutefois, elle peut comprendre certaines revendications, mais il doit y avoir d’autres solutions que de tout casser !

Fabienne B déplore qu’en France soit toujours pris en otages, même si elle aussi comprend les revendications. Elle constate que cela a eu un effet positif au niveau de son entreprise. Une discussion s’est instauré pour l’amélioration de la qualité de vie au travail et une chartre permettant le télétravail un jour par semaine a été signée. Elle souligne que l’argent n’achète pas l’âme et que le mal-être n’est pas forcément par rapport à l’argent.

Pour Marc, il y a une distorsion entre la verticalité de Paris et l’horizontalité de la Province. Les décisions sont prises sans tenir compte des corps électoraux, ce qui engendre une réaction épidermique.  L’Etat met un temps infini à répondre et semble oublier que tout le monde ne prend pas le métro. Ce mouvement est un bon révélateur des difficultés à exercer le métier de politicien en France. Il est aussi révélateur d’une dualité : vouloir plus de services publics tout en voulant réduire le Service Public.

Rose-Marie est pour les gilets jaunes. Tout cela aurait pu être évité si l’information avait été donnée autrement et avec plus d’organisation. En France, il faut casser et hurler pour être entendu.

Jean-Pierre voit cela comme un mal presque nécessaire. Révélateur des carences de nos politiques sur l’impact de leurs décisions sur l’humain. Le peuple dit « Arrêtez de vous foutre de notre gueule. Vous ne nous entendez pas. » Il y a dichotomie entre les technocrates et ceux qui subissent.  Les électeurs donnent quitus à leurs représentants, mais là il y a une révolte des citoyens qui disent : « on n’est pas d’accord et on veut vous le dire en dehors des élections ».

Patrick. Quels gilets jaunes ? la pacifiques du rond-point ou les tagueurs de l’Arc de Triomphe ou les pilleurs ? Il est évident qu’il y a un malaise avec une overdose de taxes, de parisianisme – où les stations-services ont disparu -, une attitude de non-respect perçue par les citoyens. La réelle déconnection entre le politique et la réalité tient aussi au fait que les nouveaux députés sont hors sol, sans ancrage. A cela, s’ajoute le même rythme pour le Président et les assemblées.
Gros risque de récupération par des gens qui eux poursuivent un objectif précis.

Michaël. C’est la manifestation d’un éloignement du pouvoir par rapport aux citoyens. Bruxelles décide puis les décisions sont appliquées aux autres pays, qui n’ont que le pouvoir d’aller plus loin que Bruxelles. L’Etat n’a pas de souveraineté. Les gens ont peur du déclassement. Lorsqu’on habite Coutras et que l’on travaille à Bordeaux si la voiture a un pépin, c’est le risque de perdre un revenu. L’économie et les pouvoirs sont concentrés dans les grandes villes, cela semble loin et c’est rejeté. Une réponse pourrait être de remettre un échelon communal, or c’est exactement l’inverse qui est fait. On casse les communes et seuls les subsides de l’Etat permettent d’avoir de l’argent.
Sur les ronds-points, les gilets jaunes ont un impact sur les gens qui sont dans le même situation qu’eux.

Fabienne L : génial, enfin ça bouge ! On voit que les gens souffrent ; ils n’ont pas conscience de ce qui peut arriver et d’où ils veulent aller. Les gens qui gagnaient un SMIC autrefois ont l’équivalent d’un RSA aujourd’hui. Ce sont les conséquences de la mondialisation ; cette dernière atteint la France aujourd’hui. Le profit se fait sur le dos des travailleurs.

 

Fabienne B était notre académicienne et nous a choisi : avoir le moral au-dessus des sourcils, ce qui signifie être de bonne humeur. Félicitations à nos orateurs, qui tous, sans exception, ont judicieusement placée cette expression.

Marie-Christine nous a fait virelanguer avec

-          Seize jacinthes sèchent dans seize sachets secs

-          Le drain du frein du train craint le grain et les brins du crin

-          Trois ogres ocres grimpent trois autres ogres d’encre ocre

-          Trois gros rats gris dans trois gros trous ronds rongent trois gros croûtons ronds

-          Foie frit froid et fruits frais frits

-          Chaque chouette chic choque chaque chapon chaste

-          Le fisc fixe exprès chaque taxe fixe excessive exclusivement au luxe et à l’acquis

 

Puis, Michaël, évalué par Marc, nous a délivré un discours n° 3 : « Jouer avec son corps » . Il nous parle du CO2 , gaz à effet de serre émis très largement par les activités humaines et qui contribue au changement climatique.

Aujourd’hui le paysan au volant de son tracteur est allongé dans sa cabine, laissant son tracteur aux soins des satellites qui le guident. La pénibilité a beaucoup diminué et le rendement agricole s’est accru. Parallèlement, le nombre d’agriculteurs a diminué et la consommation du pétrole a augmenté.

Cette augmentation de la consommation engendre une augmentation de l’émission de CO2 en raison du retournement du sol. Le carbone stocké en surface est alors libéré. On évalue ainsi que le tiers des émissions de CO2 est lié à l’agriculture. Mais heureusement, ce cycle n’est pas une fatalité. L’agroécologie, c’est-à-dire la culture sous couvert végétal, est une des portes de sortie. Les légumineuses occupent le sol pendant l’automne et l’hiver. Au printemps, on sème sans retourner le sol. L’agroforesterie est également excellente, c’est un mode d’exploitation des terres agricoles associant des arbres et des cultures ou de l’élevage. Ainsi en ce qui concerne l’arbre, la partie visible nous renseigne sur l’importance de ses racines, où le carbone est stocké profondément. On aligne les arbres nord/sud et on plante au milieu des céréales en bandes de cultures très proches des arbres, ce qui oblige ces derniers à plonger profondément ses racines.
On revient à la traction animale et à la réduction de la taille des exploitations ce qui est une bonne nouvelle pour les paysages et les emplois.

Rose-Marie, évalue par Fabienne L,  quant à elle nous délivre un discours libre sur l’origine des santons de Provence, qui remonte à la révolution française. Le 14 juillet 1789, les églises deviennent propriété de l’Etat français et la décision de les fermer intervient en 1793. Les curés étaient des personnes puissantes et influentes, riches car instruites. Tout le monde leur demandait conseil. En fermant les églises, les curés n’avaient plus de contact avec la population. C’est ainsi que la crèche s’installa dans les maisons puisque l’entrée de l’église était interdite, mais c’était dangereux. Si vous étiez pris, vous risquiez la décapitation. C’est ainsi que l’habitude fut prise de créer des petits personnages faciles à cacher. Il s’agissait de petits saints, santons en provençal. Souvent ils étaient confectionnés avec de la mie de pain ou du papier mâché. En 1798, un habitant de Marseille Jean-Louis Laniel se promène dans la campagne. Pour nettoyer ses chaussures pleines de boue, il utilise ses mains et cela lui donne l’idée des faire des santons en argile, qu’il cuira au four.

Depuis 1793 les familles catholiques ont pris l’habitude de faire une crèche chez eux. Avant c’était interdit, c’était une des prérogatives de l’Eglise, les premières crèches vivantes ayant été instaurées par St François d’Assise au Moyen Age. Aujourd’hui, nous avons le moral au-dessus des sourcils car nous sommes libres de faire notre crèche … sauf dans les mairies !

Jean-Pierre, lui, présente un discours N° 4 : Utiliser sa voix et est évalué par Patrick.
Il a hérité grâce à une Coutrillonne d’origine lorraine de 5 vieilles revues, dans lequel il a retrouvé l’histoire de ce qu’il prenait étant enfant  pour un pont endommagé par la guerre  et qui s’est avéré être un aqueduc romain. Jean-Pierre nous décrit la prouesse technologique que représente ce pont en raison d’un très faible dénivelé.

Prochaine réunion le 16 janvier 2019

Atelier du 14 novembre 2018

Etaient excusés : Claire - Gérard - Françoise - Rose-Marie

C'est Michaël qui était notre animateur de la soirée.

Michaël a donné la parole à Patrick, qui était notre Académicien. Celui-ci a déniché une formule qui ne nous est pas familière du tout: "allumer la chandelle à quatre cornes". Devant notre perplexité, il nous a expliqué qu'au 12ème siècle, les parents mariant leur dernière fille, c'est-à-dire après avoir marié toutes les autres, marquaient leur contentement en allumant toutes les mèches d'une grande lampe familiale qui avait quatre cornes ou becs.

Et bien, est-ce le fait de l'avoir eu un peu en avance, mais les trois oratrices l'ont glissée dans leur discours avec une grande aisance !

Puis, Michaël a lancé les virelangues 

Chat sage, sage chien, singe sage
Quatre coqs croquent quatre craquantes coquille
Si trente tranches te tentent, tranches-en trente !

et il nous en avait concocté une en rapport avec l'actualité :

Les gilets jaunes jugent le dégagisme génial et gagent leur journée pour une jauge gênante.
Admirez !

Marc menait les improvisations. Il avait décidé de nous faire philosopher. Chacun d'entre nous devait méditer sur deux phrases contradictoires et en faire une synthèse.

1 - L'habit ne fait pas le moine / Dans les endroits connus, on respecte l'homme, dans les endroits inconnus on respecte son habit.

Fabienne L et Marie-Christine ont disserté sur cette phrase

2 - Dis-moi qui tu fréquentes je te dirai qui tu es / Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations, Judas, par exemple, avait des amis irréprochables.

Patrick et Michaël ont défendu leurs points de vue

3 - Abondance de biens ne nuit pas / Trop de profit crève la poche.

Fabienne B a choisi cette improvisation

4 - On ne gagne pas beaucoup à courir le monde / Les voyages forment la jeunesse.

Armelle et Jean-Pierre ont dû argumenter ce point.

5 - Un chef écoute tous les avis, même ceux des imbéciles / Ne débats jamais avec les imbéciles, ils te feront descendre à leur niveau où ils te vaincront par leur expérience.

Marc a cloturé les improvisations avec brio.

L'heure des discours a sonné :

Fabienne L, évaluée par Fabienne B,  avait choisi le numéro 3 : Jouer avec son corps

Le chant semble générer un fort engouement actuellement. Et c'est une bonne chose, car il fait énormément de bien :

- physiquement car le chant permet de travailler les muscles de la cage thoracique, du diaphragme du cou et du visage

- psychologiquement car le corps libère des endorphines, qui sont les hormones du bonheur. Le chant permet de se dégager du stess et on éprouve une impressio de bien-être comme après une nuit de sommeil.

Mais il développe en plus la confiance en soi. Lorsque nous faisons un karaoké nous sommes soumis au regard et aux oreilles des autres.

Fabienne nous conseille tous de chanter seul ou en chorale, le style que nous voulons car comme Michel Sardou, elle nous fredonne "La vie c'est plus marrant, c'est moins désespérant en chantant."

Marie-Christine, évaluée par Patrick, présentait elle aussi un discours n° 3 : Jouer avec son corps

Elle est revenue sur son métier qui évolue. Son diplôme de technicienne s'est avéré insuffisant et elle a du devenir "préleveuse". Et puis les prélèvement à dominicle prenant de l'ampleur, il lui a été demandé de suivre la formation aux premiers soins de manière à pouvoir faire face à une situation critique.

Si elle a les deux premiers niveaux, elle s'interroge sur le bien-fondé de passer le niveau 3. En effet, lorsque vous avez acquis ce niveau vous pouvez être réquisitionné pour tout événement nécessitant des professionnels avertis pour aider la population, comme lors de tempêtes violentes. 

Premiers soins 1 = PS1 = plaies, brûlures, étouffements, position latérale de sécurité

Premiers soins 2 = PS2 = massage cardiaque sur les diffrents types de personnes : adultes et enfants

Premiers soins 3 = PS 3 = ingestion de produits toxiques et on devient alors secouriste pour la région.

Marie-Christine conseille à tout le monde de passer ces diplomes, même si ce n'est que le niveau 1 car cela permet de sauver des vies. En effet, après un arrêt cardiaque, les secours appelés arrivent en général au bout de 10 minutes. Or, toute minute gagnée est cruciale. On estime que si la population française était davantage formée, 10 000 vies par an pourraient être sauvées.

Armelle, évaluée par Jean-Pierre, proposait un discours libre sur la pollution et le fléau sanitaire que représente l'industrie textile, en prévision de notre journée "Zéro Déchet" du 15 décembre au Château d'Eygreteau.

Vous trouverez ci-dessous sa présentation.

En effet, ACCES propose d'organiser un déstockage de vos garde-robes.

Déposer le 14 décembre vos vêtements chez l'un des membres du bureau : http://www.acces-coutras.fr/428364569

ou amenez-les directement le 15 au Château d'Eygreteau. Achetez, troquez ... faites des affaires et du bien à la planète.

Les surplus seront distribués à la Croix Rouge ou au Secours Catholique.

181215 Déstockage Eygreteau

L'industrie textile représente un enjeu majeur dans la pollution de la planète.

Atelier du 17 octobre 2018

Etaient excusés : Françoise, Jérôme, Marc, Michaël, Armelle.

Nous accueillons ce soir Marie-Claude Roboly.

Fabienne B était l’animatrice de la soirée.

Pour les improvisations, Fabienne B nous propose un tirage au sort sur chaque papier une couleur, chacun a pu s’exprimer sur ce qu’elle représente pour lui et si il aime ou non.

Fabienne L, le rouge : cette couleur lui fait de suite penser à Françoise D absente ce soir ce qu’elle regrette. Ce n’est pas sa couleur préférée mais elle vit avec. Elle aime surtout les fruits et les tomates.

Jean-Pierre, le vert : C’est la couleur de la nature, de la tonte du jardin, elle représente aussi l’espoir, on ne peut pas vivre sans espoir. Il faut passer au vert et non au rouge !

Gérard, le jaune : Couleur voyante mais sans le jaune pas de lumière, le soleil qui nous donne la vie et rend le monde plus beau. L’homme aime le soleil au contraire des ténèbres. Le jaune a été une couleur galvaudée.

Pour Claire, le violet : Souvenir de sa jeunesse baba cool avec ses écharpes violettes et son échantillon de Chanel N°5 qui lui a duré très longtemps. C’était sa couleur.

Marie-Claude, le rose : Cette couleur lui évoque les fleurs et plus particulièrement les roses. Mais aussi un souvenir personnel plus douloureux. C’est la couleur de son pull ce soir.

Rose-Marie, le sépia : Un peu ennuyée par cette couleur elle nous a quand même transmis que celle-ci pouvait représenter pour elle son goût d’avoir toujours envie de vieillir les objets (sauf Guy).

Patrick, l’orange : Orange transgressif : passé à l’orange. Couleur utilisée dans les entreprises pour mettre en valeur un problème. C’est un couleur dynamisante, c’est la couleur choisie pour son agenda professionnel.

Marie-Christine, le Turquoise : Elle affectionne cette couleur et la plus part des bleus côté dressing et conserve même abimé un bracelet en Turquoises souvenir de voyage en Crète.

 Fabienne B, le marron : Couleur passe partout qui lui convient assez et fait partie de sa garde robe d’automne, plus discrète que d’autres couleurs. Elle n’aime pas le fruit un peu trop farineux à son goût.

 

Marie-Christine, notre académicien, nous propose : Humer du vent 

Expression française assez ancienne puisqu’elle remonte au XVème siècle. Elle semblerait évidente dans  sa compréhension mais plus complexe quant à ses origines. En effet, le « vent » serait une sorte de sémantisme qui rappelle à la fois le souffle d’air et la respiration ou l’odeur. De plus, le vent fait référence au vide et à l’absence.

Quant au verbe humer, il est synonyme de respirer et serait associé à une sorte de frustration alimentaire en rapport avec la fumée d’un rôti plat suscitant la gourmandise à l’époque et qui est révélateur de la richesse d’une table.

En assemblant le vent et la respiration, il s’avère que le fait d’absorber du vent est un reflexe inutile et impossible puisque le vent ne nourrit pas.

 

Pour les virelangues, Patrick nous a surpris :

Tu t’entêtes à tout tenter, tu t’uses et tu te tues à tant t’entêter.

Un généreux déjeuner régénérerait des généraux dégénérés

L’Arabe Ali est mort au lit ; moralité : Maure Ali, t’es mort alité

Ces Basques se passent ce casque et ce masque jusqu’à ce que ce masque et ce casque ce cassent

C’est pas beau mais tentant de tenter de téter les tétons de tata quand tonton n’est pas là

Douze couches douves

Que c’est crevant de voir crever une crevette sur la cravate d’un homme crevé dans une crevasse

Le mur murant Paris rend Paris murmurant

Un dragon gradé dégrade un gradé dragon

 

Nous avions trois orateurs : Claire, Jean-Pierre et Patrick


Claire, évaluée par Rose-Marie, pour un discours de 10 minutes.

Claire nous a parlé de ces vacances d’été dans les Pouilles et plus particulièrement de la mosaïque de la Cathédrale d'Otranto.

Le chef d'œuvre par excellence est la décoration du sol qui recouvre toute la superficie de l'Eglise sur 1000m2.

Commandée par l’archevêque d’Otranto en 1164, cette mosaïque fut réalisée par un moine , recteur de l’Université de  peinture de Casole (Appelée aussi la Cluny de l’Italie du 10ème siècle) . L’intention était de représenter le moment où coexistent les deux religions: la juive et la catholique  en liant les éléments orientaux et occidentaux. Elle est l'œuvre du moine Pantaleone en 1166.

Le style est roman avec des éléments byzantins.

L’arbre de la vie y domine au milieu de la Cathédrale.

Le Bien et le Mal s’y confrontent mais l’arbre est aussi le symbole de l’immortalité de Dieu. 

On y trouve, confondus  des personnages de toute provenance, biblique, mythologique, historique, des animaux, des anges ,des diables, des créatures monstrueuses, ainsi le roi Arthur, Caïn et Abel, la tour de Babel, Diane et le cerf blessé , les signes du Zodiaque, Adam et Eve…

Son seul regret est la présence des sièges sur la mosaïque, mais elle a très bien restitué l’ampleur de cette œuvre.

Claire toujours enthousiaste pour nous parler d’art et nous captiver par son discours plus que par la présentation sur l’écran, revit devant nos yeux la rencontre avec ce chef d’œuvre inscrit au patrimoine de UNESCO. Nous avons tous été conquis.

Jean-Pierre, évaluée par Fabienne L, a répondu devant tous à la question qui lui a été posée lors du voyage à Albi au bord de la centrale de Golfech.

Sommes-nous bien en sécurité avec le nucléaire ,

Jean-Pierre nous a alors exposé avec son vécu d’ingénieur sécurité ce qui se passe réellement en France.

En France, les autorités chargées du contrôle de la sécurité nucléaire sont le département de la sécurité nucléaire (DSN) du service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) du ministère chargé de l'énergieainsi que la direction de la protection des installations, moyens et activités de la Défense (DPID) du ministère de la Défense.

Pour s'assurer du respect des exigences de la réglementation, l'État a chargé l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) du contrôle de cette sûreté nucléaire. Elle est la seule habilitée à autoriser la mise en service ou la poursuite de l'exploitation d'une centrale nucléaire en France.

Les pouvoirs publics ont un pouvoir de sanction sur les équipements nucléaires Les accidents tel qu’en Ukraine à Tchernobyl ou encore Fukushima au Japon démontre bien la non influence des pouvoirs publics.

A la fin de son discours Jean-Pierre a répondu à nos dernières questions ce qui nous a permis de mieux comprendre l’impact et la volonté des pouvoirs publics Français en matière de sureté nucléaire.

 

Patrick, évalué par Jean-Pierre, nous a présenté une partie importante de sa carrière professionnelle soit 36 ans de missions en tant que consultant.

Un consultant ça sert à quoi ?

Voir ce que l’encadrement ne voit pas ou plus faire des propositions qui sortent de la routine et permettent à tous de prendre un peu de hauteur.

Son portrait robot : Patrick l’a vu dans un aéroport Londonien, costume gris, chemise blanche, chaussures vernies, imper, chapeau melon et parapluie noir. Le look qui inspire confiance.

Patrick nous propose une anecdote qu’il a vécu dans une grande entreprise en difficulté ou il devait analyser l’ensemble des fonctions jusqu’à la sécurité. Rendez-vous avec les gardiens pour le fonctionnement des accès à l’entreprise des véhicules ; à l’entrée, enregistrement des immatriculations sur registre idem sur le talon et le badge, et à la sortie, rien car multiples issues. Afin d’avoir des statistiques qui tiennent la route, leur responsable leur a demandé d’additionner simplement les plaques d’immatriculation en fin de page du registre !!!

Seconde aventure analyse des postes de nuit soit 38 personnes, vérifier ce qu’elles font exactement.

Sur les 38, 8 faisait ce qu’elles devaient faire, 9 autres faisait à peu près ce qu’elles devaient faire, 4 se sont mises au travail, et les 17 autres … n’ont jamais été trouvées.

Patrick lui aussi a gentiment répondu à nos questions sur ce métier qui n’est pas toujours bien accueilli dans les entreprises.

Gérard était notre gardien du temps et nous a fait remarquer que les trois discours étaient sur la même durée.

Une fois de plus, nous avons tous constaté que le discours est plus facile, le public très attentif quand il s’agit de vécu.

Notre prochain rendez-vous aura lieu le 14 novembre. L’animateur en sera Michaël.